Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département du Finistère (29)

Published on December 9, 2022

Voyage 29 : « StarITPEtrix … chez les irréductibles ! »

L’approche d’une planète nouvelle est toujours, pour l’équipage de la mission StarITPEtrek, synonyme d’une ambiance émoustillée, mêlée de curiosité scientifique et d’un brin d’inquiétude d’autant plus aigüe que le territoire est chargé d’histoire et de légendes ! Le voyage est donc l’occasion d’un grand recueil d’informations prises à des sources historiquement incontestables…
C’est pourquoi, pour ce qui concerne la planète (FR 29 - Finistère), l’équipage s’est plongé, avec tous les délices d’un retour en enfance inespéré, dans les ouvrages des deux grands historiens de la Gaule antique : René Goscinny et Albert Urderzo.
S’il est difficile d’affirmer l’existence d’un corps des Ingénieurs des TPE autour des années 50 avant Jésus Christ, il est parfaitement vérifié que les traditions relatées par nos historiens sont toujours d’actualité… avec toutefois une légère distorsion temporelle.
Toutes les aventures d’Astérix le Gaulois en témoignent, le banquet de ripaille avec consommation importante de cervoise et de sangliers cuits à la broche, c’est à la fin de l’histoire qu’il est organisé. Or notre vaisseau amiral a eu à peine le temps de se poser sur l’aéroport brestois que l’équipage s’est retrouvé autour d’une table de banquet, avec verre à la main et sanglier à venir.
La mission StarITPEtrek a pu, à cette occasion, percer le secret de la fameuse potion magique.
Rien n’est plus simple : une grande marmite de convivialité, un bouquet d’amitié  et de reconnaissance mutuelle, un zeste de préoccupations professionnelles communes, et quelques ingrédients personnels que chacun porte en soi. Notre potion magique c’est le réseau, le groupe, le village, etc. et les Romains n’ont qu’à bien se tenir !

Merci à tous les irréductibles bretons de souche ou d’adoption de faire la preuve que le territoire vaut aussi et surtout par les individus qu’il supporte (au sens propre bien sûr !) 
Merci de tout coeur Cédric, Michel, Aurélie, Denis, Céline, Amélie, Yves, Jean-Michel, Anne-Laure, Yannick, Vincent, Fabien, Eric et Pierre


« Toujours envie de faire un pas de plus ! »

Céline PERHERIN

Céline PERHERIN est directrice de projets Risques Naturels et Territoires au sein de la Direction Technique Risques, Eau, Mer (DTec REM) du Cerema à Brest.

L’immersion de la mission StarITPEtrek dans la galaxie bretonne ne pouvait mieux commencer… En effet Céline est une pure “Capiste “.
Entendez par là qu’elle est native du pays du Cap Sizun, et plus précisément de la commune d’Audierne. Avec de telles racines ancrées dans le granit armoricain, il n’est pas surprenant que Céline ait réalisé jusqu’alors un parcours professionnel quasi-exclusivement breton !
Etudes secondaires à Douarnenez, classe préparatoire scientifique à Brest, puis Céline rejoint la 52e promotion de l’ENTPE (2007) pour les 3 seules années de son cursus professionnel hors de la Bretagne. « J’avais fait le choix de l’ENTPE avant d’engager ma prépa. Je voulais inscrire mon parcours professionnel dans les thématiques du territoire et de son aménagement et l’école permet d’en étudier tous les domaines. » Rien d’étonnant non plus à ce qu’elle opte pour une voie d’approfondissement Gestion des cours d’eau et du littoral.
« Le fil conducteur de toute ma carrière, c’est la mer avec une orientation assez précoce vers les  risques. »
Dès son premier poste, Céline plonge dans un océan de connaissances et cet environnement lui convient si bien qu’elle ne le quittera plus pour d’autres rivages. Elle intègre en 2007 le Centre d’Études Techniques Maritimes et Fluviales (CETMEF) à Plouzané (29) comme Ingénieure chargée d’études en hydraulique et sédimentologie maritimes. En 2011, elle “change de ligne d’eau“ et devient ingénieure chargée d’études en aménagement et risques naturels puis responsable d’études du même domaine en 2014 dans un service désormais intégré au Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema). « Ces étapes sont essentielles pour moi. La tempête Xynthia de mars 2010 a déclenché une grande réflexion sur les risques littoraux avec l’engagement des plans de prévention (PPR littoraux). »
Céline a ainsi participé activement dès 2010 aux travaux sur le guide d’élaboration de ces PPR. « J’ai aussi réalisé que je devais élargir mes compétences en géographie et en sciences humaines pour comprendre et maîtriser le processus de représentation des aléas sur le littoral. »
De fait, Céline obtient en 2017 un doctorat en Géographie de l’Université de Bretagne Occidentale au terme d’une thèse sur la concertation lors de la cartographie des aléas littoraux dans les Plans de Prévention des Risques : enjeu majeur de prévention.
« J’ai toujours eu envie de faire un pas de plus ! »
En 2019, elle est reconnue comme experte par le comité de domaine Géotechnique et Risques Naturels. Promue ingénieur divisionnaire des TPE, elle est depuis 2020 directrice de projets Risques Naturels et Territoires. « Notre compétence est thématique et nationale. Nous intervenons pour le compte de l’Etat ou des Collectivités Territoriales. Actuellement, par exemple, je pilote pour le Cerema un projet de recherche franco-britannique sur la résilience aux inondations qui mobilise 20 personnes de notre structure. La formation de l’ENTPE au travail en équipe-projet m’est particulièrement utile ! »
En 2021, Céline a reçu la qualification de chercheur par le comité d'évaluation scientifique des agent-es de catégorie A ayant une activité de recherche (CESAAR).

Impressionnée par la progression et le niveau atteint par Céline qui n’est pas encore quarantenaire, la mission StarITPEtrek n’a pas manqué de lui demander, un tantinet narquoise, où elle comptait faire désormais un pas de plus.
Eh bien on peut dire que Céline en fait déjà de nombreux en animant “à ses moments perdus“ des balades Nature sur sa commune natale d’Audierne. Et visiblement « une implication plus forte dans la vie locale » est une hypothèse qui semble bien commencer à faire son chemin…
Décidément, elles ne sont pas folles ces bretonnes !


« Créer de l’intelligence collective ! »

Amélie ROCHE est directrice de projets Gestion des Territoires Littoraux au sein de la Direction Technique Risques, Eau, Mer (DTec REM) du Cerema à Brest.

Amélie ROCHE

Amélie n’est pas à proprement parler la régionale de l’étape. Originaire d’Avignon (84), après un bac scientifique en 2000, elle migre vers Marseille (13) pour une classe préparatoire scientifique. « Je n’avais pas d’intention sur une orientation particulière si ce n’est une certaine affinité pour le domaine de l’eau. Si j’ai choisi l’ENTPE c’est par le plus grand des hasards, un jour d’oral, en discutant sur le stand de l’école !
L’éventail des disciplines, la possibilité dchanger et surtout le service public m’ont immédiatement séduite : je voulais être ingénieure fonctionnaire. »
Amélie rejoint la 51e promotion de l’ENTPE (2006) et choisit une voie d’approfondissement Ingénierie Maritime et Fluviale. En 2007, elle complète son cursus de formation par un Master en Sciences marines appliquées de l’Université de Plymouth (UK). « J’ai donc tout naturellement postulé sur les offres d’emploi du Centre d’Études Techniques Maritimes et Fluviales (CETMEF) et, en plus, j’ai pu avoir le poste que je souhaitais. »
En 2007, Amélie devient donc ingénieure chargée d’études au CETMEF de Plouzané (29) en  Hydraulique et Sédimentologie Maritime, puis en 2010 en Aménagements et Risques Naturels. « J’aurais pu choisir de revenir dans le Sud Est à Aix-en-Provence (13) mais la compétence nationale du service a fait pencher la balance. C’est un choix parfaitement assumé Finalement, je suis ici comme un poisson dans l’eau ! »
Amélie participe à l’élaboration de la Stratégie Nationale sur la gestion intégrée du trait de côte. Elle initie et anime, à l’échelle nationale, un « Club Littoral », destiné aux services de l’État pour la gestion des risques littoraux.
« Pour moi, cette étape est fondatrice. Si le travail d’ingénieur est déjà très motivant, j’ai trouvé dans l’animation de réseau et le développement d’une intelligence collective, un enthousiasme complémentaire particulièrement salutaire. »
En 2012, Amélie devient ingénieure responsable d’études au sein de la division Aménagement et risques naturels, puis Risques hydrauliques et aménagements », devenue en 2014, la Direction technique Eau mer et fleuves du Cerema. Elle est cheffe du projet Actualisation du Catalogue Sédimentologique et responsable d’une équipe de 12 personnes.
Promue ingénieure divisionnaire en 2016, Amélie s’est positionnée sur son poste actuel. Il est orienté principalement vers l’aménagement du territoire, au sein d’une structure qui se doit désormais de développer aussi une offre de service vis-à-vis des collectivités territoriales.
En 2019, au terme d’un appel à partenaires perturbé par l’épidémie de COVID, mais aussi, pour elle, par une fracture d’un os du pied et 4 mois de plâtre et rééducation (« j’ai appris la patience ! »), Amélie dispose d’un copieux plan de charge. En effet, 17 collectivités (dont 4 outre-mer) pour 10 attendues initialement, ont répondu avec des projets divers et variés.
« Cette année, on entre dans le dur des études avec chaque collectivité. Je m’assure que tout le monde avance, tout en animant également l’évaluation des enseignements de l’appel à partenaires avec des ateliers tous les 2 mois. C’est une grosse pression ! »

L’espace d’un petit temps, en examinant les parcours de Céline et d’Amélie, la mission StarITPEtrek s’est sérieusement demandé si un jumelage existait entre Avignon et Audierne. Ce n’est évidemment pas le cas mais par contre il est parfaitement clair que l’intelligence collective est une force bien supérieure aux attractions planétaires !
Plus généralement, la mission estime urgent d’inventer rapidement la téléportation car avec les ersatz actuels que sont la visioconférence et les hologrammes, nous ne développons en fait que des collectifs de pixels !


« L’Etat ne doit pas être purement règlementaire et administratif ! »

Denis GATEAU

Denis GATEAU est responsable d’études Risques et Ouvrages Hydrauliques au sein de la Direction Technique Risques, Eau, Mer (DTec REM) du Cerema à Brest.

Denis est-il breton ? La question risque de ne pas trouver réponse rapidement, ni dans le calme… En effet, Denis est natif de Savenay sur la planète FR44 - Loire Atlantique à quelques dizaines de kilomètres au Nord de Nantes. Les historiens de la mission StarITPEtrek ne sont bien sûr pas d’accord et il aura fallu passer à autre chose pour qu’ils n’en viennent aux mains… à grands coups de poissons morts sur la tête pour respecter les coutumes locales…
Par contre, ce qui ne prête à aucune polémique, c’est, pour Denis, après une scolarité à Savenay, une classe préparatoire scientifique à Angers sur la planète FR 49 - Maine-et-Loire entre 2005 et 2008. Il rejoint la 56e promotion de l’ENTPE (2011) et opte pour une voie d’approfondissement Urbanisme et Aménagement Urbain. « Je n’avais pas d’orientation précise a priori mais un attrait pour les métiers de l’Aménagement et aussi plus généralement pour le service public. L’ENTPE correspondait au signalement avec une palette de disciplines très large. »
Pour sa première affectation, Denis choisit le travail sur le terrain et rejoint les cadres de la DDTM du Calvados (FR 14)  comme responsable de la délégation territoriale du Bessin à Bayeux. « Je voulais aussi ne pas trop m’éloigner de mes racines. Je pense que j’ai fait un bon choix car le poste était particulièrement formateur sur le volet management notamment, mais aussi assez exposé vis-à-vis des élus. Et certains avaient une sérieuse dent contre l’Etat auquel ils reprochaient un abandon des territoires. »
En 2014, se déroulent sur les côtes normandes les cérémonies internationales du 70e anniversaire du Débarquement allié de la Seconde Guerre Mondiale. « Sur les quatre sites, trois se trouvaient sur le territoire de mon unité. Ce fut en quelque sorte mon “Jour le plus long“ à moi ! »
En 2015, Denis change radicalement de cap et jette l’ancre sur la côte atlantique. Il devient responsable de l’unité gestion intégrée du domaine public maritime (DPM) au service Littoral de la DDTM de Charente-Maritime (FR17) à La Rochelle. Son territoire, c’est désormais le DPM des 400 kms de côte de la Charente-Maritime ainsi que le domaine public fluvial de l’estuaire de la Charente. « Outre l’administration d’environ un millier de titres d’occupation du domaine public, mon unité, au total une douzaine d’agents, intervenait en appui sur le domaine de la submersion marine notamment pour l’élaboration des Programmes d'Actions de Prévention des Inondations (P.A.P.I.). La tempête Xynthia de février 2010 avait été vécue comme particulièrement traumatisante et le sujet demeurait très sensible ! »
Une sensibilité particulière qui pousse certainement Denis à vouloir approfondir le sujet sur le plan technique. En 2020, il rejoint son poste actuel. « Si j’opte pour la métaphore culinaire, je dis que les ingrédients principaux sont des études sur les digues, avec un brin de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations (GEMAPI), un soupçon de cordon dunaire et un zeste d’intégration des ouvrages dans leur environnement; le tout assaisonné avec une pincée de gestion du DPM. »
« Ma conviction c’est que l’Etat se doit d’avoir un rôle d’accompagnement et d’éclairage technique auprès des élus et de leurs collectivités. Je n’imagine pas un Etat purement administratif et régalien ! »

Il va sans dire que l’opinion de la mission StarITPEtrek est parfaitement en phase avec le point de vue de Denis. A quoi servirait-il de former des ingénieurs d’Etat si l’ingénierie qui les motive et les mobilise doit s’exercer ailleurs, alors que sur les territoires, et pas seulement urbains, le besoin d’un ingénierie du développement durable existe plus que jamais ?
Visiblement, ils ne sont pas fous non plus ces Loirains !


« Le meilleur équilibre vie professionnelle / vie personnelle ! »

Nathalie METZLER est directrice adjointe de l’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) à Brest.

Nathalie METZLER

Savoyarde d’origine, Nathalie n’est évidemment pas tombée immédiatement dans la marmite de potion magique bretonne. De formation universitaire, elle décroche successivement une licence (1988 - génie civil et hydrogéologie), une maîtrise (1990 - sciences appliquée aux milieux de la montagne) et un DESS ( 1991 - relations publiques de l’environnement). « Le dernier me sert toujours dans les phases de médiation sur les sujets environnementaux ! »
En 1991, Nathalie rejoint la 36e promotion de l’ENTPE par la voie du concours exceptionnel de recrutement de 128 ITPE. Sa carrière commence naturellement sur ses terres au sein de la DDE 74 à Annecy comme chargée de mission Aménagement et Urbanisme. « Paradoxalement, c’est sur ce premier poste que j’ai fait mes premières armes sur les thématiques du Littoral. Il s’agissait de mettre en application, sur les cantons riverains du Lac Léman, la loi du 3 janvier 1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. »
C’est en 1997 que le plateau “vie personnelle“ fait pencher la balance de Nathalie dont le conjoint, jeune instituteur, est affecté dans le Finistère. Elle tombe donc à Brest dans la marmite du Service Technique de la Navigation Maritime et des Transmissions de l’Équipement (STNMTE, futur CETMEF puis Direction Technique du Cerema) comme responsable de la Subdivision Océanographie Appliquée. « Un poste passionnant en charge notamment du réseau national de houle qui recueille les données maritimes de base pour la réalisation des ouvrages mais aussi pour les prévisions des conséquences du réchauffement climatique et celles de Météo France sur la Vigilance Vague submersion. »
Dès lors le Finistère est devenu le port d’attache de Nathalie. Elle enchaîne au CETMEF en 1998 par un poste de cheffe de la cellule Aménagement Littoral en charge des problématiques d’érosions côtières, plan Polmar et de la géomatique littorale. « C’était la création du CETMEF et le développement de la gestion intégrée des zones côtières (GIZC). »
C’est bien connu, les bretons même d’adoption sont de grands voyageurs. En 2002, Nathalie jette l’ancre en Polynésie Française au poste de cheffe du Bureau Environnement et Services Publics du Haut-Commissariat de la République. « Il s’agissait d’un projet de vie et d’un projet familial. En ce qui me concerne, je suis un caméléon, j’adore sortir de ma zone de confort ! »
Nathalie regagne son port d’attache en 2004. Elle rejoint cette fois la DDE du Finistère comme responsable de la Subdivision des Phares et Balises. « C’est incontestablement le poste le plus difficile et le plus beau de ma carrière ! Pour une première expérience de management, j’ai dirigé pas moins de 137 agents de corps différents et mené notamment la reconversion des gardiens de phare. Une véritable claque professionnelle… mais les phares en mer, c’est absolument magique ! »
Promue en 2007 ingénieur divisionnaire, Nathalie file de nouveau en Polynésie et devient cette fois cheffe de l'arrondissement Maritime et Aéroports de la direction de l’Équipement du gouvernement. « Une nouvelle aventure ! Mon arrondissement comportait une centaine d’agents répartis sur 4 subdivisions bien distinctes : Études et travaux maritimes, Phares et balises, Aérodromes territoriaux et subdi. territoriale des Tuamotu-Gambier. »
A son retour, en 2011, Nathalie reconnaît avoir eu la chance de pouvoir regagner exactement son port d’attache brestois en rejoignant l’Agence des Aires Marines Protégées (aujourd’hui intégrée à l’Office Français de la Biodiversité) comme responsable de la zone Atlantique de la baie du Mont Saint-Michel à la frontière espagnole. « Une période un peu difficile sur le plan personnel et un management un peu compliqué m’ont incitée à me replier sur des positions plus familières, dans la marmite du Cerema…»
Nathalie y occupe successivement les postes de cheffe de la division Ingénierie Hydraulique et Sédimentaire (2013), de responsable du comité de programmation thématique ≪ Eau ≫ et de la division Modélisation et Mesures Hydrauliques (2016) puis de responsable du secteur d’activité « Gestion du littoral et de la mer (2019).
« Nous faisons des métiers merveilleux qui nous permettent de ne pas voir nos journées de travail passer et de nous sentir utile à toute la collectivité ! »

En juillet 2022, Nathalie est devenue directrice adjointe de l’IPEV. Elle a permis à la mission StarITPEtrek de découvrir des horizons inter-galactiques jusqu’alors inconnus mais qui font rêver tous les ingénieurs de notre galaxie !
L’institut Polaire Français Paul-Émile Victor est un organisme public chargé de la mise en oeuvre de la recherche française dans les régions polaires. Son siège est à Brest et ses missions :
➡ sélectionner des projets scientifiques, les financer et organiser les expéditions,
➡ assurer l’entretien de stations de recherche,
➡ acheminer fret et personnel depuis la métropole,
➡ assurer la formation et la sécurité de tous,
➡ fournir le matériel adéquat pour la vie en milieux polaires,
➡ recruter le personnel nécessaire au maintien des stations et à la continuité des études,
➡ organiser et planifier les chantiers techniques et les projets scientifiques,
➡ développer de nouvelles technologies pour la logistique et les infrastructures polaires,
➡ diffuser l’information scientifique relative aux milieux polaires.

L’IPEV, c’est :
➡ En Antarctique : les stations scientifiques Dumont d’Urville (jusqu’à120 personnes l’été et une vingtaine l’hiver sur 5.000m2
de surface couverte), Concordia (franco-italienne, en plein coeur du contient Antarctique, avec 70 personnes l’été et 13
l’hiver et l’installation annexe Robert Guillard (côté continent de Dumont d’Urville, 15 personnes pour la préparation et la
conduite des convois terrestres d’approvisionnement de Concordia : le Raid)
➡ Au sud de l’Océan Indien : sur les îles subantarctiques (Crozet, Kerguelen, Amsterdam et Saint-Paul) quarante refuges mis
à disposition des chercheurs. Les 3 districts sont administrés par les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF)
qui gèrent les bases vie.
➡ En Arctique : la station AWIPEV au Svalbard (Norvège) opérée en partenariat avec l’Institut allemand Alfred Wegener
(accueil d’une trentaine de personnes sur 2 sites Ny-Alensun et Corbel).

Et l’IPEV, c’est aussi :
➡ environ 40 permanents et 360 scientifiques chaque année sur le terrain,
➡ 30 corps de métier et 170 techniciens et logisticiens pour 40.000 jours de mission sur le terrain,
➡ 5 stations scientifiques et plus de 40 refuges ravitaillés et entretenus,
➡ 100 projets de recherche soutenus par an,
➡ 450 tonnes de matériel acheminé par an.

La mission StarITPEtrek, toute aussi fascinée que lors de sa découverte des TAAF sur la planète FR 974 - Réunion, est infiniment reconnaissante à Nathalie pour sa disponibilité, son accueil et son illustration poétique du collectif par cette pensée du philosophe chinois Lao-Tseu : 
“Chaque vague sait qu’elle est la mer. Ce qui la défait ne la dérange pas car ce qui la brise la recrée.“
Décidément, ils n’étaient pas fous ces chinois là !


« Le poste tu te le fais ! »

Eric VASSOR

Eric VASSOR est directeur Inter-régional de la Mer Nord Atlantique Manche Ouest (DIRM NAMO) adjoint, chargé de la Sécurité Maritime. Son poste est basé à Brest.

Bien que né en région parisienne ( Lutèce pour les purs produits de l’AOC Breizh ! ) le jeune Éric rêve d’une carrière dans le transport maritime « Après la classe préparatoire scientifique, j’ai choisi l’ENTPE car c’est une des rares écoles à former des ingénieurs dans les domaines maritimes et portuaires. »
Éric intègre donc la 33e promotion de l’ENTPE (1988) et choisit tout naturellement la voie d’approfondissement Ports Maritimes et Voies Navigables (PMVN). « Ceci dit, j’en suis sorti légèrement frustré. Si j’ai bien appris la conception  technique des ouvrages, je me suis aussi aperçu que ce qui m’intéressait avant tout c’est pourquoi on les construit… » Pas étonnant dans ces conditions qu’Éric ait décidé de compléter son cursus de formation par un DESS Transport et distribution : transport international, maritime et aérien (1988) puis un DESS Commerce extérieur (1989).
En mars 1990, Éric s’envole pour l’Indonésie dans le cadre du service national en coopération. Il est adjoint à l'expert français placé auprès du ministre des travaux publics. « C’est un étape importante dans mon parcours professionnel. Pour travailler avec les partenaires indonésiens, à la langue et à la culture totalement différentes, nous avons dû nous construire un référentiel commun pour bien nous comprendre. Un guide et une méthode de travail qui m’ont servi tout au long de ma carrière. »
A son retour, Éric opte pour un poste dans son domaine de spécialisation. En 1991, il devient chef de la cellule Promotion commerciale, gestion du domaine et affaires générales au Service de navigation du Nord Pas de Calais (FR 62). « Une affectation le jour de la création de Voies Navigables de France (VNF) et un poste passionnant très ouvert sur l’extérieur. Tout était à inventer. Il s’agissait de mettre en place les “recettes“ de VNF et de nouer des partenariats avec les industriels, mais aussi d’organiser au plan régional la mise en valeur du domaine public fluvial et sa promotion notamment touristique. »
Mais Éric n’a pas renoncé à son attrait pour l’international. En 1996, il rejoint à Paris le ministère de l’Industrie comme chargé de mission Asie-Amérique au sein de la direction générale de l'industrie, des technologies de l'information et des postes" (DiGITIP).
« Initialement très limité à l’élaboration de notes de contexte, il a été possible de faire évoluer le poste vers des actions concrètes : par exemple, pour le Japon ou le Canada, organiser, par domaine, le dialogue entre industriels et chercheurs avec leurs homologues étrangers. Ou encore, avec un panel de domaines très large, nous avions à identifier des problématiques communes susceptibles de déboucher sur des coopérations internationales. Au final, le poste, tu te le fais en grande partie ! »
C’est en 1999 qu’Éric tombe dans le chaudron breton et, la potion magique faisant son effet, ce sera pour ne plus le quitter, même si pour lui, au début, le critère premier n’est pas la situation géographique mais la nature du travail et les relations avec son équipe et sa hiérarchie. « Faire un peu de technique avec les pieds sur terre ! » Et sur mer aussi, car il est tout d’abord chef du groupe Projets de balisage au CETMEF, avant d’enchaîner, en 2003, à la Direction Régionale du Service des Infrastructures
de la Défense (DRSID) comme chef de la division Spécialistes, Prospective, Etudes. « Un travail avec les militaires sur le schéma directeur de la base de Brest mais aussi sur de très beaux projets brestois (port du Château et plateau des Capucins). »
En 2007, Éric est de retour au CETMEF comme chef de la division Aides à la Navigation Maritime et Fluviale (effectif 25 agents) et adjoint au chef du département, puis, au sein du tout nouveau Cerema (dont la Direction Technique Mer et Fleuves est l’ex-CETMEF), comme chef du département Sécurité maritime et fluviale et adjoint au directeur technique.
Dès lors, il semble bien qu’Éric a embouqué son canal de prédilection car en 2014, il rejoint la DIRM NAMO au poste de chef de la division Infrastructures et Équipements de sécurité maritime. « Bref, le service des Phares et Balises… les “pharbals“ : dans le concret après la théorie avec une excellente équipe de 160 agents répartis en 4 unités opérationnelles et 1 d’appui. » Depuis 2018, à son poste actuel, les responsabilités d’Éric se sont étendues aux 2 CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance
et de sauvetage) et aux 5 Centre de sécurité des navires (CSN).
« J’ai eu beaucoup de chance car j’en suis à mon sixième poste à Brest tout en n’ayant comme premier critère de choix que la possibilité de m’éclater sur le poste proposé… et ça continue. Je reconnais aussi que la qualité de vie ici est exceptionnelle. »

Une chance qui ne doit, à l’évidence, rien au hasard mais bien plus à des compétences et à un véritable attachement aux activités maritimes… le tout, bien sûr, propulsé par la fameuse potion magique bretonne. Ils ne sont pas tous fous ces Lutéciens !


« L’aménagement du territoire du plus petit “a“ jusqu’au plus grand “A“ ! »

Yves LE MARÉCHAL est directeur adjoint et responsable Sécurité Défense de la DDTM 29.

Yves LE MARÉCHAL

La potion magique bretonne… Yves fait partie de ceux qui sont tombés dans le chaudron dès leur plus tendre enfance. Originaire de Saint-Brieuc (FR 22 -Côtes d’Armor), Il obtient le bac C avec mention Très Bien et intègre les classes préparatoires du lycée Louis-Le-Grand à Lutèce Paris. « A l’issue de ma prépa, j’ai opté pour l’ENTPE car elle accumule les avantages : une formation très ouverte, une grand diversité de domaines, une dynamique de gestion de projet dans l’intérêt général et la garantie d’un emploi sous statut de la fonction publique d’État. »
Yves rejoint donc la 34e promotion de l’ENTPE (1989) et choisit une voie d’approfondissement Ouvrages d’Art. Il complète sa formation par un DESS de Commerce International de l’université de Panthéon-Assas. En 1990, Yves voit ses ambitions de grand voyageur breton contrariées par le déclenchement de la guerre du Golfe. Son service national se déroule à  l’Ambassade de France en Tunisie.« Je voulais faire de la coopération mais les circonstances en ont décidé autrement… »
De retour dans l’hexagone en 1992, Astérix Yves connait sa première affectation chez les Normands ! Au sein de la DDE de Seine Maritime (FR 76), il devient chargé de mission pour le dossier de la Voirie d’Agglomération de Rouen, puis ne tarde pas à prendre, en 1993, la tête de la cellule Constructions Publiques. « Un poste passionnant et très formateur avec un plan de charge bien consistant de conduites d’opérations dans tous les domaines des bâtiments publics. »
En 1996, Yves prend la responsabilité de la subdivision territoriale de Rouen-Est dont le périmètre, mixant secteur urbain et territoires ruraux, recouvre 55 communes pour 70.000 habitants. « Le job de Subdi était exceptionnel ! « Directement en  prise avec le territoire et les élus locaux, nous gérions les projets de l’élaboration du programme jusqu’à la mise en service. La qualité du résultat dépend beaucoup de l’intensité de la réflexion préalable à la réalisation des plans. »
Seulement voilà, quand on naît Breton, on est Breton…d’autant qu’Yves, à titre personnel, occupe son temps libre comme moniteur de croisière au sein de la fameuse école de voile des Glénan ; ce qui s’avère particulièrement utile pour éviter les pirates qui rôdent le long des côtes bretonnes… En 2000, Yves rejoint les rangs de la DDE du Morbihan (FR 56) comme responsable de la subdivision des Phares et Balises de Lorient. Une unité d’une soixantaine de personnes chargée de la maintenance et de la gestion de la signalisation maritime sur les côtes morbihannaises. « Une vraie expérience de management avec notamment des équipes stationnées dans les îles et avec des missions de sécurité en 24h/24. La reconstruction de tourelles isolées en mer, avec la seule solution de l’hélicoptère est une expérience que je recommande à tous ! »
Promu ingénieur divisionnaire, Yves fait, en 2003, un détour en Administration Centrale comme chef du bureau de gestion des personnels de catégories B et C, avant de rallier à nouveau la Bretagne pour ne plus la quitter… En 2006, il rejoint la DDE d’Ile-et-Vilaine (FR 35) comme chef de la Division de Rennes. « Une mini-DDE de 80 agents, sur un territoire couvrant 92 communes dont l’agglomération de Rennes et une population de 500.000 habitants (près des 2/3 du département) avec 4 domaines principaux d’activité: Ingénierie, Application du droit des sols, Financement politique de la ville et Etudes opérationnelles en Aménagement Urbanisme Habitat Déplacement. »
Yves, co-animateur du groupe de travail Stratégie dans le cadre de la création de la DDTM 35, accède en 2010, dans la nouvelle structure, aux responsabilités de chef du service Energie Climat Transport Aire Métropolitaine. Il dirige un groupe de 85 agents répartis sur des missions à fort enjeu: la transition énergétique, la lutte contre le changement climatique (bâtiments, transports, éducation routière, énergies renouvelables), la promotion d’un développement durable de l’Aire Urbaine et la cohésion sociale.
« Mon ressort essentiel est l’aménagement du territoire sous tous ses aspects et dans toutes ses dimensions ! »
Les deux derniers poste occupés par Yves en sont la matérialisation… mais attention toujours bretonne. En 2011, Yves devient directeur adjoint et responsable Sécurité Défense de la DDTM du Morbihan (FR 56) avant d’accéder en 2017 aux mêmes responsabilités en DDTM du Finistère (FR 29), son poste actuel.

La mission StarITPEtrek, toujours à l’affut, a cru déceler dans les moustaches d’Yves une légère ressemblance avec un personnage de bande dessinée bien connu, Astérix le Gaulois, aux racines (et au caractère !) férocement armoricaines.
Elle tient à préciser qu’il s’agit d’une pure hypothèse et que, dans tous les cas, ce sont les romains qui sont fous !


« Un lien très fort avec la terre, avec le terroir ! »

Chloé MONFORT

Chloé MONFORT est inspectrice des installations classées pour la protection de l’environnement à l’unité départemental 29 de la DREAL Bretagne.

Bien que native de Concarneau (FR 29), Chloé situe également ses racines du côté de Toulouse (FR 31). Même si la correspondance n’est pas évidente, la mission StarITPEtrek rappelle au lecteur peu féru d’histoire ancienne que le  peuplement de la plaine toulousaine est attesté pour la période qui s’étend de 2300 aux années 50 avant notre ère. et que la fin de cet « âge des métaux » y est marquée par l’essor de la culture des peuples celtes comme en Bretagne. Au final donc, tous de teigneux et querelleurs Gaulois, même si, dans la région de Tolosa, le cassoulet a eu tendance à se substituer au sanglier à la broche !
L’orientation initiale de Chloé ne la destinait pas forcément aux disciplines exercées par les ITPE. Après une prépa agro, elle obtient en 2004 le diplôme d’Ingénieur en Agronomie délivré par l’École Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT) auquel vient s’ajouter le diplôme national d’oenologue par l’École Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier (ENSAM). «J’ai toujours ressenti un lien très fort avec le territoire, la terre et précisément le terroir. »
Tout naturellement, Chloé rejoint en 2005 l’Institut National des Appellations d’Origines (INAO) comme ingénieur Terroir et Délimitation. « Cela me correspondait parfaitement. Sur le terrain pour le plus clair de mon temps, j’ai réalisé des  sondages à la tarière dans tout le vignoble nantais ! J’ai même passé 5 mois en Afrique du Sud ! »
Malheureusement, employée par l’INAO en Contrat à Durée Déterminée sans opportunité de recrutement définitif, Chloé est touchée par un licenciement économique. Elle reprend les études et obtient en 2010 un mastère spécialisé en Évaluation Environnementale et Conduite de Projet par l’École Supérieure d’Agriculture (ESA) d’Angers (FR 49).
« Les enjeux environnementaux et le développement durable sont devenus progressivement mes centres d’intérêt. »
De fait, Chloé devient Ingénieur des TPE par la voie du recrutement exceptionnel déclenché par le Grenelle de l’Environnement. 
Elle appartient à la 55e promotion (2010) du corps des ITPE et rejoint la même année la DREAL Pays-de-Loire comme chargé de mission Biodiversité au sein du service Ressources Naturelles et Paysages. « J’étais notamment en charge du suivi technique et financier de la réserve naturelle nationale de Grand-Lieu, ainsi que de la mise en oeuvre et du pilotage de la stratégie de création des aires protégées sur la région. Un travail très intéressant par sa relation étroite avec le terrain; je retrouvais des conditions de travail analogues à mon premier emploi. »
La protection de l’environnement et le goût pour les activités de terrain incitent Chloé à changer radicalement de nature de poste en 2020 où elle devient, au sein de la DREAL Bretagne, une des rares ITPE inspectrice des installations classées pour la protection de ‘environnement, son poste actuel. « Le contrôle technique des ICPE oblige à aborder tous les sujets avec les industriels (eau, biodiversité, technologie, bâtiment, pollution, etc.). On peut dire que j’ai eu le “baptême du feu“ car mon premier contrôle a concerné une poudrerie classée SEVESO ! C’est un métier passionnant que j’aimerais poursuivre encore quelques années. »

La mission StarITPEtrek tient à préciser à cette occasion que les ITPE sont parfaitement légitimes à postuler sur des emplois du domaine de l’inspection des ICPE au sein des DREAL.
« Les inspecteurs des installations classées ont en charge la surveillance des établissements qui présentent un risque d’agression chronique ou d’accident pour l’environnement. Tout site qui peut être source de nuisances ou de danger est classé sur une nomenclature fixée par décret en Conseil d’Etat… Ce peut être une usine à gaz, une décharge municipale, une poudrière mais aussi une simple blanchisserie. Les installations classées sont donc très nombreuses, mais la plupart sont de petite taille, seulement tenues de fournir une déclaration en préfecture. » 
Une voie ouverte par des ITPE comme Chloé prouvant si nécessaire qu’ils ne sont pas fous ces Celtes !


« Toujours s’attendre à l’inattendu, ou il ne surviendra jamais ! »

Aurélie CHARLOU est responsable Développement Foncier au sein de l’Office Public d’Aménagement et de Construction (OPAC) de Quimper-Cornouaille.

Aurélie CHARLOU

Aurélie avoue être originaire « du Nord Finistère » et, sans plus de précision, la mission StarITPEtrek s’est plu à déceler enfin les précieux gênes de ces fameux habitants d’un petit village qui résiste encore et toujours à l’envahisseur romain ! Et la détermination d’Aurélie ne fait que confirmer cette hypothèse : « Je voulais être professeur de maths parce que j’aime aussi transmettre ! Mais je n’étais pas emballée par la fac et je pensais bien aller plus loin. »
De fait, après des études secondaires à Landivisiau (FR 29), un bac scientifique et une classe préparatoire Maths et Physique à Rennes (FR 35 - Ile-et-Vilaine), Aurélie intègre la 62e promo de l’ENTPE (2017). Elle choisit une voie d’approfondissement Aménagement et Politiques Urbaines et étaye le tout par un master 2 en Urbanisme et Aménagement. « L’ingénierie de la fonction publique, qui, soit dit en passant, est un domaine plutôt (trop?) masculin, offrait de belles perspectives dans mes domaines de prédilection l’aménagement et l’environnement, mais aussi avec la garantie d’emploi encadrée par le statut. »
Progressivement, Aurélie développe un intérêt particulier pour le domaine de l’urbanisme et des documents de planification. Elle réalise son stage de fin de formation comme chargée d’études en planification territoriale à la Communauté de  Communes du Pays des Abers (FR 29). « C’est une étape importante pour moi; je me suis confrontée au versant des élus et des collectivités territoriales sur l’application de la Loi Littoral dans le Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi). Si je me destinais aux services de l’Etat, il me semblait important de connaître le fonctionnement d’une collectivité depuis l’intérieur. J’estime que, pour travailler correctement, il faut connaître les deux côtés de la barrière !»
En septembre 2017, Aurélie rejoint sa première affectation à la DDE de l’Essone (FR 91) comme adjointe au chef de bureau planification territoriale Nord, puis rapidement en 2018 comme responsable de la mission Rénovation Urbaine. « En Ile-de-France, les Collectivités Territoriales manifestent une profonde défiance à l’égard de l’État. Ce second poste m’a permis de retrouver l’autorité de l’État et de vrais leviers de négociation auprès des collectivités au travers de grands projets financés par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) comme la réhabilitation de la Cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. Un poste très enrichissant fait aussi de contact nombreux et divers, mais le pilotage de projet me manquait un peu. »
Aurélie ne peut toutefois pas résister longtemps à la très puissante attraction du système planétaire breton ! Depuis 2021, elle est de retour dans le Finistère à Quimper sur son poste actuel. Sous contrat de droit privé, elle pilote des projets de construction et de rénovation de logements pour le compte de l’OPAC. « Ce n’était pas tout à fait ce que j’aurais souhaité mais les postes ne sont pas légion en Bretagne, et puis je me suis dit : Pourquoi ne pas mettre en pratique le vieil adage : Attendez vous à l’inattendu ! Après avoir travaillé aux côtés des bailleurs sociaux en Essonne, il me paraissait intéressant de découvrir le fonctionnement de ces structures depuis l’intérieur et de continuer d’oeuvrer à l’amélioration des conditions d’habitat des populations. Je ne regrette pas mon choix sur le plan technique et pour le volet social de mes missions quotidiennes, mais je reste en veille…»

Quelque semaines après son décollage de FR 29 - Finistère, la mission StarITPEtrek a reçu un message d’Aurélie lui annonçant son recrutement prochain par la Région Bretagne pour assurer la conduite d’opérations de rénovation et d’extension des lycées bretons. Qui plus est, ce recrutement “inattendu“ ne serait pas complètement étranger à l’action du réseau local des Ingénieurs des TPE…
Décidément, ils ne sont pas fous ces ITPE !!


Le plan de vol prévisionnel 2023 de la mission StarITPEtrek


Du 3 au 9 avril : Nîmes et le Gard
Du 17 au 23 avril : Toulouse et la Haute Garonne
Du 15 au 21 mai : Auch et le Gers
Du 29 mai au 4 juin : Bordeaux et la Gironde
Du 26 juin au 2 juillet : Montpellier et l’Hérault
Du 17 au 23 juillet : Rennes et l’Ile et Vilaine
Du 7 au 13 août : Châteauroux et l’Indre
Du 21 au 27 août : Tours et l’Indre et Loire
Du 18 au 24 septembre : Papeete et la Polynésie Française (à confirmer)

Le commandant de bord du StarITPETrek
Serge Echantillac
Contact : [email protected] - 06 03 86 16 64