
Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département du Nord (59)
Published on August 28, 2026
Voyage 59 : Nord, berceau de l’écologie . . . ? !
« L’enfer n’existe pas pour les animaux … ils y sont déjà ! » (Victor Hugo)
Si l’enfer pour les hommes devait être identifié et situé sur terre, nous pourrions le localiser à coup sûr dans le nord et l’est de l’hexagone entre 1914 et 1918. Depuis qu’il est apaisé, il n’existe pas une colonie, sur une planète, dans la galaxie France qui n’ait, à juste titre rendu hommage aux morts de la “Grande Guerre“ par un monument au centre du village.
Mais si on en croit la citation de notre grand Victor, cet enfer des hommes a du l’être doublement pour nos amis les bêtes ! mais dans leur cas, les hommages n’existent pas … en fait pas tout-à-fait !
Sur FR59 - Nord, dans la colonie principale de Lille, la mission StarITPEtrek s’est laissée aller comme à son habitude à des pérégrinations piétonnes aléatoires mais attentives à l’environnement, au contexte, bref à l’air du temps et des lieux !
Et comme bien souvent lors de ces flâneries, la magie d’une découverte surprenante a opéré. Au détour d’ouvrages de fortifications “vaubanesques“ (existe-t-il dans un coin de France des fortifications qui n’aient pas été réalisées en étoile par Sébastien Le Pestre de Vauban , marquis de Vauban, ingénieur, architecte, etc.,?! »), la mission a découvert le Monument au Pigeon Voyageur.
Même s’il se limite à une infime partie de la gent animale et honorée pour les services rendus à la patrie dans l’acheminement des informations, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un des rares monuments de France, dressé en hommage à des animaux pour services rendus à la Patrie.
Certains esprits chagrins et sans doute un tantinet “colombophobes“ feront observer que, par référence à la mention portée sur l’une des faces du monument, il rend hommage également “ aux colombophiles morts pour la France, fusillés par l’ennemi pour avoir détenu des pigeons voyageurs “.
Dans ces conditions, la mission StarITPEtrek affirme haut et fort qu’il s’agissait là d’une tout-juste minuscule manifestation de la reconnaissance que les humanoïdes devraient manifester aux animaux, aux végétaux et à toute notre mère Nature, pour les immenses services rendus !
Pour vérifier l’hypothèse, déjà brandie haut et fort par certains, d’une société qui courre à sa perte et d’une population condamnée à l’extinction, la mission StarITPEtrek envisage un saut spatio-temporel pour aller à la rencontre d’un monde sans occupation humaine ! Y trouvera-t-elle, érigé par les animaux, un seul monument aux humains pour services rendus à la Nature? Rien n’est moins sûr…
Il faut dire que la prise en compte des enjeux environnementaux et écologiques a tardé considérablement à se faire sentir. Elle doit beaucoup à un enfant du Nord apparu sur les écrans de télévision en 1974 lors de la campagne pour l’élection présidentielle avec un tonitruant pull-over rouge et un verre d’au à la main, monsieur René DUMONT, premier candidat écologiste de tous les temps !
Né en 1904 sur FR59 au sein de la colonie de Cambrai, René est en fait le rejeton d’une véritable dynastie du monde agricole à tel point que les connaisseurs évoquent fréquemment “les 3 DUMONT“ Le grand-père, Jean-Baptiste, était agriculteur sur FR08 - Ardennes. Le père Rémy était ingénieur agricole, professeur spécial d’agriculture, fonctionnaire au ministère de l’agriculture, et directeur du journal “Agriculture du Cambraisis“
De son côté, René suit les classes préparatoires du lycée Henri IV à Paris avant d’intégrer en 1922 l’institut National d’Agronomie (INA) et obtient le diplôme d’ingénieur agronome. Après en avoir été l'un de ses plus ardents partisans, il est l'un des premiers à dénoncer les dégâts de l'agriculture productiviste ainsi que les méfaits du colonialisme en Asie.
Certes, durant la seconde guerre mondiale, ses publications d’articles techniques sur l’agriculture dans la revue du régime de Vichy “La Terre française“, dans lesquels il défend ardemment l'idéologie pétainiste du "retour à la terre“ entachent son parcours.
Malgré tout, celui qui se qualifiait d’“agronome de la faim“, fut jusqu’à sa mort en 2001 un inlassable pourfendeur de l’agriculture productiviste. Agronome de renommée internationale, il soutenait notamment l’agro-écologie, l’émancipation des femmes, le contrôle des naissances, les économies d’énergie et la coopération internationale avec les pays en développement. Sa contribution fut déterminante à un véritable éveil des consciences vis-à-vis des enjeux environnementaux et écologiques.
René DUMONT fut un grand “parcoureur“ du monde du Vietnam au Canada en passant par nombre de pays d’Afrique Noire. La mission StarITPEtrek voit en lui, avec le plus grand respect, le pigeon voyageur de l’écologie !
Mais si on en croit la citation de notre grand Victor, cet enfer des hommes a du l’être doublement pour nos amis les bêtes ! mais dans leur cas, les hommages n’existent pas … en fait pas tout-à-fait !
Sur FR59 - Nord, dans la colonie principale de Lille, la mission StarITPEtrek s’est laissée aller comme à son habitude à des pérégrinations piétonnes aléatoires mais attentives à l’environnement, au contexte, bref à l’air du temps et des lieux !
Et comme bien souvent lors de ces flâneries, la magie d’une découverte surprenante a opéré. Au détour d’ouvrages de fortifications “vaubanesques“ (existe-t-il dans un coin de France des fortifications qui n’aient pas été réalisées en étoile par Sébastien Le Pestre de Vauban , marquis de Vauban, ingénieur, architecte, etc.,?! »), la mission a découvert le Monument au Pigeon Voyageur.Même s’il se limite à une infime partie de la gent animale et honorée pour les services rendus à la patrie dans l’acheminement des informations, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un des rares monuments de France, dressé en hommage à des animaux pour services rendus à la Patrie.
Certains esprits chagrins et sans doute un tantinet “colombophobes“ feront observer que, par référence à la mention portée sur l’une des faces du monument, il rend hommage également “ aux colombophiles morts pour la France, fusillés par l’ennemi pour avoir détenu des pigeons voyageurs “.
Dans ces conditions, la mission StarITPEtrek affirme haut et fort qu’il s’agissait là d’une tout-juste minuscule manifestation de la reconnaissance que les humanoïdes devraient manifester aux animaux, aux végétaux et à toute notre mère Nature, pour les immenses services rendus !
Pour vérifier l’hypothèse, déjà brandie haut et fort par certains, d’une société qui courre à sa perte et d’une population condamnée à l’extinction, la mission StarITPEtrek envisage un saut spatio-temporel pour aller à la rencontre d’un monde sans occupation humaine ! Y trouvera-t-elle, érigé par les animaux, un seul monument aux humains pour services rendus à la Nature? Rien n’est moins sûr…
Il faut dire que la prise en compte des enjeux environnementaux et écologiques a tardé considérablement à se faire sentir. Elle doit beaucoup à un enfant du Nord apparu sur les écrans de télévision en 1974 lors de la campagne pour l’élection présidentielle avec un tonitruant pull-over rouge et un verre d’au à la main, monsieur René DUMONT, premier candidat écologiste de tous les temps !
Né en 1904 sur FR59 au sein de la colonie de Cambrai, René est en fait le rejeton d’une véritable dynastie du monde agricole à tel point que les connaisseurs évoquent fréquemment “les 3 DUMONT“ Le grand-père, Jean-Baptiste, était agriculteur sur FR08 - Ardennes. Le père Rémy était ingénieur agricole, professeur spécial d’agriculture, fonctionnaire au ministère de l’agriculture, et directeur du journal “Agriculture du Cambraisis“De son côté, René suit les classes préparatoires du lycée Henri IV à Paris avant d’intégrer en 1922 l’institut National d’Agronomie (INA) et obtient le diplôme d’ingénieur agronome. Après en avoir été l'un de ses plus ardents partisans, il est l'un des premiers à dénoncer les dégâts de l'agriculture productiviste ainsi que les méfaits du colonialisme en Asie.
Certes, durant la seconde guerre mondiale, ses publications d’articles techniques sur l’agriculture dans la revue du régime de Vichy “La Terre française“, dans lesquels il défend ardemment l'idéologie pétainiste du "retour à la terre“ entachent son parcours.
Malgré tout, celui qui se qualifiait d’“agronome de la faim“, fut jusqu’à sa mort en 2001 un inlassable pourfendeur de l’agriculture productiviste. Agronome de renommée internationale, il soutenait notamment l’agro-écologie, l’émancipation des femmes, le contrôle des naissances, les économies d’énergie et la coopération internationale avec les pays en développement. Sa contribution fut déterminante à un véritable éveil des consciences vis-à-vis des enjeux environnementaux et écologiques.
René DUMONT fut un grand “parcoureur“ du monde du Vietnam au Canada en passant par nombre de pays d’Afrique Noire. La mission StarITPEtrek voit en lui, avec le plus grand respect, le pigeon voyageur de l’écologie !
« Je me pique pour des postes atypiques et, en plus, qui piquent ! »
Juliette HUGUES, ING 2003, est secrétaire nationale permanente au sein du Syndicat National des Ingénieurs des TPE et des Collectivités Territoriales - Force Ouvrière “ SNITPECT - FO “.
Ceux qui rencontrent Juliette pour la première fois n’ont absolument aucun doute. Point n’est besoin de chercher plus loin l’exemple parfait d’une Ch’ti d’appellation d’origine contrôlée… C’est ce qu’on appelle se fourrer le doigt dans l’oeil ! Juliette est une pure créole, au sens étymologique du terme qui caractérise d’après le Larousse de la langue française, « une personne de descendance européenne née dans une ancienne colonie tropicale, notamment aux Antilles. »
Effectivement Juliette est native de l’île de Guadeloupe où son père pilotait pour l’Armée de l’Air, avant de rejoindre la métropole et l’aviation civile. Son ancrage le plus déterminant se situe sur FR33 - Gironde, dans la colonie de Gujan-Mestras où elle déroule une scolarité plutôt réussie, ce qui lui vaut d’intégrer les classes préparatoires scientifiques du Lycée Michel Montaigne à Bordeaux (comme chacun sait, notamment notre commandant de bord, La fabrique des élites !). « Je ne savais pas exactement ce que je voulais faire, mais je me souviens très bien que la lecture de la plaquette de l’ENTPE a été pour moi une illumination : direction Bâtiment ! »
De fait, Juliette appartient à la 48e promotion de l’ENTPE (2003) avec voie d’approfondissement (VA) “Bâtiment“. « Lorsque j’étais enfant, je faisais sans arrêt des dessins de maisons avec la règle et l’équerre… La formation dispensée par l’ENTPE a été excellente avec des enseignants de qualité, une diversité des thèmes abordés en VA et de nombreux stages et voyages. Les ingénieurs des TPE sont devenus ma deuxième famille ! »
Après un léger détour outre-atlantique pour un service de volontaire internationale au sein de la “Mission Economique“ de Washington DC, Juliette rejoint sa première affectation d’ITPE à la direction régionale de l’Equipement Ile-de-France (DREIF) comme chargée de mission territoriale pour la Seine-Saint-Denis (FR93). A ce titre, elle participe notamment à l’élaboration du Schéma Directeur de la Région Ile de France et du Document Stratégique de Référence de la Plaine de France (DSR). « Mais ma direction m’a aussi demandé d’assurer la création et le lancement d’une cellule exploratoire destinée à assurer la promotion immobilière des 20 hectares de délaissés de l’autoroute A86, et c’est ainsi que je suis devenue dès mes débuts une spécialiste du “2 postes en 1“ ! ». Avec succès semble-t-il, puisqu’en 2005, elle devient cheffe de projet “Montages d’opérations“.
Poursuivant son exploration du domaine immobilier, Juliette devient en 2007 cheffe de projets au sein du service immobilier du Palais de Justice de Paris. Responsable du montage, du suivi financier et de la conduite de plusieurs opérations simultanées tous corps d’état, elle réalise notamment le projet global de mise en sécurité incendie du Palais ainsi que les travaux de mise en accessibilité aux personnes à mobilité réduite. « Un super poste très atypique surtout lorsqu’au beau milieu de nos essais de sécurité incendie, à 4h du matin, arrivent devant nous dans le hall du Harlay une armée de gendarmes de la garde républicaine prêts à intervenir : ils n’avaient pas été prévenus de nos essais...ni nous de l’arrivée à la Souricière la veille d’Antonio Ferrara, dit « le roi de la belle » , pour l’un de ses nombreux procès. Pour situer, sa spécialité c’est les attaques de fourgons blindés et les évasions au lance-roquettes... Ambiance explosive ! Une autre fois ce seront les couvreurs chargés de réviser les toitures du palais qui seront mis en joue par des snipers prêts à intervenir. »
En 2011, Juliette intègre les effectifs de l’établissement public universitaire de la Région Ile-de-France (EPAURIF) comme directrice de projets. « En fait du projet de reconversion de la caserne LOURCINE à Paris qu’Il fallait transformer en quelques mois en l’un des pôles d’excellence voulus par la président Sarkozy alors que évidemment le bâtiment ne respectait aucune des normes en vigueur ! Un poste passionnant et très intense, on dirait aujourd’hui un poste qui pique un peu ! » Promue en 2014 ingénieur divisionnaire, elle devient responsable de l’encadrement du pôle « expertise et conseils » et adjointe au directeur du développement et de l’immobilier de l’EPAURIF. « Encore un poste double, particulièrement copieux ! et une petite indigestion sur la fin, passagère heureusement, pour les travaux ! »
En 2015, Juliette devient directrice de programme au centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) à Marne-la-Vallée. « Jusqu’à maintenant, la meilleure expérience de ma vie professionnelle ! En autonomie quasi-totale à toutes les phases, j’étais responsable opérationnelle du “ Plan Recherche et Développement Amiante ( PRDA). Point d’opération immobilière cette fois mais une ambitieuse conduite de projet...de politique publique, pour fédérer la filière bâtiment autour d’un programme d’innovation sur cet épineux sujet.»
La famille HUGUES émigre vers Lille en 2019 et Juliette intègre les services de la DDTM59 comme adjointe au chef de service “Construction“ et cheffe de projet de la nouvelle cité administrative, puis en 2020, responsable de la mission “Transition écologique et solidaire et immobilier de l’État (MTESIE), mission expérimentale, à vocation transversale, créée dans le cadre de la réorganisation de la DDTM. « Je dois dire qu’au terme de mes missions au CSTB je souhaitais définitivement passer de l’exécution à la conception de projet, qu’il soit immobilier ou autre : pouvoir monter une équipe, proposer la constitution d’un copil, écrire une feuille de route, et devoir convaincre sur le chemin, je trouve cela aussi stimulant que passionnant.»
En 2025, Juliette a rejoint la permanence du syndicat national des ingénieurs des travaux publics de l’Etat et des collectivités territoriales à son poste actuel.
La mission StarITPEtrek mesure parfaitement l’énergie considérable et les compétences multiples indispensables pour mener à bien des missions sensibles ainsi que pour réaliser des projets complexes et pimentés de contraintes d’objectifs particulièrement aiguës.
Juliette mérite à coup sûr son grade d’ITPE HC : Ingénieur des Travaux Piquants Exécutés sous Hautes Contraintes !
– 273°, la bonne température !273e sur la liste des interviewés, un chiffre qui ne doit rien au hasard. – 273°C est très exactement la température du zéro absolu, celle ou toute agitation cesse. Et c’est ce que l’on ressent lorsque l’on passe un déj. avec Serge : on est à l’aise, on partage : un repas, des rigolades, des anecdotes. Je t’invite vivement à accepter sa proposition d’interview lorsqu’il te la fera !Deux précautions cependant :- connaître, et encore mieux, partager son attachante tendance à trouver un bon mot avant de trouver la sortie. Amateur ou amatrice de digression toi aussi ? Prévoir 2h30 pour un entretien de 20 minutes. Mais si tu préfères aller droit au but je te rassure : en bon ingénieur, Serge est paré et le cadre proposé est aussi clair et rassurant que notre commandant de bord.- Serge apprécie beaucoup les breuvages originaux... et originalement titrés. Il ne m’a pas proposé de partager d’élixir à 273° fort heureusement, mais s’il te propose une liqueur de cèpes (oui ça existe)….je te conseille vivement de refuser ! Son souvenir hante encore la permanence du syndicat...Un immense merci à Serge, pour son engagement auprès des ITPE et les 273 parcours retracés depuis le départ de la base !!Juliette HUGUES
« Mes fils conducteurs : l’Urbanisme et l’Habitat ! »
Sylvain GUERRINI, ING 1994, est chargé de mission “Infrastructures de transport et logement“ au sein du Secrétariat Général pour les Affaires Régionales (SGAR) en Préfecture de Région Hauts de France » à Lille.
« Mes racines sont parisiennes dans le Val-de-Marne avec le léger parfum méditerranéen légué, comme mon nom, par un grand père corse chez qui je passais les vacances évidemment ! » Plutôt bon élève, Sylvain déroule une scolarité réussie et intègre les classes préparatoires du lycée Saint-Louis à Paris. « A l’origine, je voulais être architecte. Seulement, la prépa m’a un peu dégouté des mathématiques - physique - chimie auxquelles je préférais de loin les sciences “molles“ ! La plaquette de présentation de l’ENTPE m’a fait entrevoir les domaines de l’urbanisme et de l’habitat, tout en me permettant une ouverture vers l’architecture et même pour le béton. »
Sylvain appartient donc à la 39e promotion de l’ENTPE (1994) avec, en 3e année, une voie d’approfondissement “Urbanisme“. « La formation dispensée par l’école était plutôt bonne avec une grande variété de sujets et de nombreuses études de projets parmi lesquels j’ai notamment apprécié les ouvrages d’art. Cette VA m’a passionné et je l’ai complété par un DESS à l’Institut d’Urbanisme de Lyon. »
Au terme d’un service militaire passé dans le service immobilier de l’ambassade de France à Tachkent (Ouzbékistan), c’est par le volet “logement“ que Sylvain entame son parcours professionnel. Il rejoint en 1995 les services du ministère de l’Intérieur à la Préfecture de Paris comme responsable du financement du logement. « Un début de carrière enthousiasmant avec une unité d’une dizaine d’agents consacrée notamment à la mise en oeuvre du plan “Périssol“ d’aide d’urgence pour le logement des plus démunis. Paris représentait 10% de la dotation du plan national soit 2000 logements. En outre, je gérais près de 75 millions d’euros par an d’aide à la pierre. »
Sans quitter Paris, Sylvain s’approche du boulevard périphérique en 2018 en intégrant les effectifs du centre inter-régional de formation professionnelle (CIFP) comme responsable du pôle “Vie des services et modernisation“. « Un poste très riche d’enseignement pour moi car le rôle de chef de projet des cycles de séminaires de management destinés aux sous-directeurs et chefs de bureau d'administration centrale ainsi que de la formation management de l'informatisation des directeurs de services déconcentrés, m’a fait découvrir toute l’organisation du ministère de l’Équipement de l’époque. »
Fort de ces acquis, Sylvain franchit la Porte d’Italie et fonce vers le Sud en 2004 pour rejoindre sur FR34 - Hérault les services de la DDE au poste de chargé de mission “SCoT et grands projets“. « Un choix tout à fait en accord avec ma spécialisation et mes affinités pour l’urbanisme. Avec, qui plus est, le chantier d’un très gros Schéma de Cohérence Territoriale à forts enjeux, à la pointe de la discipline et doté de budgets conséquents. »
Malheureusement, Sylvain constate assez vite que les perspectives d’avenir sur FR34-Hérault sont restreintes d’autant que son objectif est d’ajouter l’opérationnel à son parcours et de diriger une unité territoriale. Retour au nord donc et atterrissage à Lille, cette fois pour ne plus quitter la planète. En 2006, il devient, au sein de la DDE du Nord, subdivisionnaire d’aménagement territorial “Flandre Lys“ également en charge de la planification de l’arrondissement de Dunkerque. « Je ne m’éloignais pas de mes domaines de prédilection avec pour mission la réalisation des documents interministériels d'association de l’Etat aux SCOT de Flandre Intérieure et de Dunkerque. »
Promu ingénieur divisionnaire Sylvain concrétise en intégrant, pour un bail de 17 années, les effectifs du Cerema Hauts-de-France à Lille. Il y devient successivement :
- (2008) Directeur d’études, chargé de mission responsable du pôle de compétence et d’innovation “Marchés locaux de l’habitat“.« Un
moment clé de ma carrière avec la responsabilité de créer un pôle d’expertise national avec comme objectif de stabiliser l’organisation de l’ensemble des représentations régionales du Cerema sur la thématique du pôle. »
- (2011) Directeur d’études, responsable du groupe “ Développement urbain–habitat–logement“ et du pôle de compétences “Marchés
locaux de l’habitat“ « Avec un volet management de 9 chargés d’études de haut niveau. »
- (2017) Directeur de projet, expert habitat urbanisme et correspondant “Expertise territoriale intégrée“ et animateur des programmes ANCT (agence nationale de cohésion des territoires) à partir de 2020. « Un programme copieux dont la supervision des études “Habitat’, la prospection de nouveaux clients, le développement de partenariats, la définition de sujets et le co-encadrement de thèses, ainsi que la participation à des groupes de travail nationaux. »
En 2025, Sylvain rejoint son poste actuel au sein de la Préfecture de Région à Lille. « Auprès du Préfet de Région, mon travail est essentiellement axé sur les infrastructures ferroviaires, routières et fluviales. Pour le rail, il s’agit notamment du projet de barreau LGV “Roissy-Picardie“, du service express régional métropolitain (SERM) Hauts-de-France comprenant le projet de créer d’une gare souterraine à Lille. Autant de sujets sensibles qui requièrent une attention et une rapidité d’action et de réaction de tous les instants ! »
Depuis son orbite géostationnaire, la mission StarITPEtrek constate à nouveau le développement induit par la construction européenne à laquelle Sylvain participe activement à son niveau. L’intensité des projets et des activités dans les Hauts-de-France exige de lui sur le plan professionnel, ce qui s’apparente au rythme d’un sportif de haut niveau.
Attention, il faut à tout prix éviter la catégorie ’Ingénieur de Totale Performance Exposé à la Hantise du Claquage !
« Le Service de Prévision des Crues… jamais assez ! »
Nathalie GAFFET, ING 2009, est adjointe au chef de pôle et responsable de l’unité “Prévisions des crues - Bassin du Nord“ au sein des services de la DREAL Hauts-de-France à Lille.
Globalement, le parcours de Nathalie s’inscrit dans un axe Sud - Nord. Native de Nîmes sur FR30 - Gard où elle passe sa jeunesse et sa scolarité, elle opte pour les classes préparatoires scientifiques du lycée du Parc à Lyon (FR69 - Rhône) « mieux cotées » que leurs équivalentes nîmoises.
A ce stade, l’ingénieur pointe déjà chez Nathalie car son choix de l’ENTPE est multicritère. Sans ordre de classement elle cite son attrait pour la filière environnement, l’acquisition de l’autonomie financière, les études à Lyon et « un fort pourcentage de filles en comparaison avec les autres écoles d’ingénieurs ».
Nathalie appartient donc à la 54e promotion de l’ENTPE (2009) avec voie d’approfondissement “Gestion des cours d’eau et du littoral“. « En fait, si je m’intéressais aussi à la météorologie, j’ai trouvé le fil conducteur de mon parcours professionnel dans la gestion de l’eau, plutôt sur le versant quantitatif. La formation de l’école est de très bonne qualité sur les aspects techniques, notamment dans mon domaine. En plus, elle m’a bien préparé à ma première prise de poste, notamment par les enseignements sur les marchés publics et le code de l’environnement »
Nathalie rejoint donc en 2009 sa première affectation. Poursuivant sa remontée vers le Nord et sans quitter le domaine aquatique, elle prend le poste de responsable de la cellule “Dragage“ au sein de la direction territoriale “Nord - Pas-de-Calais“ de Voies Navigables de France (VNF) à Lille (FR59). « J’encadrais 3 techniciens sur les missions de gestion des opérations de dragage d’entretien du réseau fluvial, incluant les aspects réglementaires, environnementaux et financiers mais aussi sur la coordination de projets innovants de valorisation des sédiments. Un poste créé par le service à la suite du classement par l’Europe des sédiments en déchets et pour l’application de la Loi sur l’eau. Une entrée en matière intéressante car assez équilibrée entre la technique, l’administratif et le management. »
Pour autant, Nathalie n’est pas tout à fait sur le “canal“ qu’elle préfère. En 2012, elle intègre les effectifs de la DREAL Nord - Pas-de-Calais à Lille comme responsable de l’unité “Prévision des crues (SPC) Artois-Picardie“. « Une équipe de 5 techniciens chargée de l’organisation et la participation à l’astreinte pour produire les bulletins de vigilance crues, 7 jours sur 7, sur le site “Vigicrues“ (www.vigicrues.gouv.fr), ainsi que du développement d’outils de prévision et de la réalisation d’études hydrologiques complexes, le tout en coordination avec les partenaires externes tels que Météo-France, les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) et les collectivités locales. »
« Je ne m’en cache pas, c’est exactement le métier que j’avais toujours voulu faire ! Un poste très concret, en perfectionnement technique permanent et avec un effet direct au service de l’intérêt général ! Ce n’est sans doute pas étranger au fait qu’avec ma famille, en 2002, j’ai vécu les inondations dans le Gard. »
Promue ingénieure divisionnaire en 2021, Nathalie voit le périmètre de ses activités et de ses responsabilités, considérablement étendu. Elle devient adjointe au chef de pôle “Prévisions des crues“ et responsable de l’unité “SPC Bassins du Nord“, son poste actuel. Elle encadre un effectif de 10 agents dont 3 ingénieurs pour la surveillance des risques de crues sur le territoire élargi des bassins du Nord. Elle pilote également la fusion des SPC Artois-Picardie et Oise-Aisne et ainsi que la gestion de crises hydrologiques, comme lors des crues de novembre 2023 et janvier 2024.
« La crise des crues de novembre 2023, sous vigilance rouge, c’était pour mon service des semaines de 60 à 80 heures avec vacations 12 heures sur 12 en binôme pour alimenter les décisions des comités opérationnels départementaux (COD) et le centre opérationnel zonal (COZ) et même directement le centre de gestion des crises (COGIC) piloté par le ministère de l’Intérieur. Et s’y ajoute le “branle-bas-de-combat“ provoqué par les déplacements ministériels sur le terrain… Heureusement cette crise n’a pas fait de victime et c’est là l’essentiel ! »
« Désormais, je commence à envisager de me consacrer à d’autres domaines quitte à sortir de ma zone de confort. »
La modestie de Nathalie dut-elle en souffrir, la mission StarITPEtrek tient à préciser qu’elle a été décorée en 2026 de la médaille de la sécurité intérieure, échelon bronze. Il est parfaitement revigorant de constater que nombre d’ingénieurs des TPE concrétisent au service de l’intérêt général et dans des domaines très variés, ce qui s’apparente furieusement à une vocation.
Notre société commettrait une énorme c…… si elle s’avisait de couper les ailes d’un tel Service Public porté par des Ingénieurs Totalement Passionnés et Enthousiastes !
« Faire un métier d’ingénieur du service public avec impact immédiat et concret ! »
Charlotte RAYNAL, ING 2023, est cheffe de projet “Prévision des inondations“ en DREAL Haut-de-France à Lille.
Les séries télévisées ont décidément un impact considérable sur les jeunes ! Charlotte, elle, voulait devenir expert de police scientifique tout comme la célèbre Abby SCIUTO de la fameuse série “NCIS:Enquêtes spéciales“. Sa seule alternative envisageable était de devenir journaliste.
Charlotte est originaire de la colonie de Coutances sur la planète FR50 - Manche. Seulement voilà, il n’est pas question de la qualifier de manchote ! [NDLR : la mission StarITPEtrek ne recule décidément devant aucun calembour même approximatif]
Elle déroule une scolarité des plus stratosphériques conclue par un baccalauréat S avec mention “Très bien“ et intègre les classes préparatoires aux grandes écoles du Lycée Malherbe de Caen sur FR14 - Calvados.
« En fait, mon intention n’était pas d’atteindre les très grandes écoles. Mes affinités me poussaient vers les métiers de l’environnement ou vers une carrière de professeur de maths. Dans tous les cas, avec des parents professeurs d’EPS, j’étais particulièrement sensible au service public. J’ai choisi l’ENTPE après avoir parcouru les couloirs d’un forum des écoles et échangé avec une de mes copines qui avait intégré l’école et me l’a recommandée. »
Charlotte est une toute jeune ITPE qui appartient à la 68e promotion de l’ENTPE (2023) avec une spécialisation en voie d’approfondissement “Risques, pollutions et nuisances“ en parfait accord avec ses convictions environnementales.
« J’ai bien aimé le tronc commun de formation de l’école sur les deux premières années. Il m’a permis d’avoir une vision d’ensemble du vaste catalogue des domaines professionnels qui s’ouvraient potentiellement. Et puis, il est aussi très satisfaisant d’acquérir l’autonomie financière et le statut de fonctionnaire. »
Au cours de sa 3e année d’école, en 2023, Charlotte réalise un stage de fin d’étude au sein des services de la DREAL Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux sur le sujet : “Développement d’un outil-opération de recherche automatique d’analogues d’évènements de crues“. « Ce stage très intéressant, alliant identification et définition des paramètres techniques et programmation informatique, m’a clairement influencé dans le choix de ma première affectation. »
De fait, en septembre 2023, Charlotte rejoint sa première affectation dans les rangs de la DREAL Hauts-de-France à Lille. Elle occupe au poste de chargée de projet “Prévisions des inondations“. Son rôle est évidemment central dans la gestion de crise, la production de la vigilance crues et le relai de l'information aux services préfectoraux et acteurs du territoire (VNF, EPTB). Sur ce plan, elle a connu immédiatement un rude “baptême du feu“ lors des crues exceptionnelles du Pas-de-Calais, début 2024.
« J’ai choisi ce poste délibérément parce que le sujet me passionne mais aussi parce que notre travail a un impact immédiat et concret sur la vie du territoire et qu’il accroit notre appréhension anticipée des phénomènes qui le frappent. Nous participons donc activement à la sécurité civile dans le cadre du service public. Je le ressens comme une excellente entrée en matière pour mon parcours professionnel que je souhaite diversifier en restant autant que possible dans le concret. »
Charlotte n’a pas l’intention de s’en tenir là ! En septembre 2026, toujours au sein de la DREAL Hauts-de-France, elle est appelée à rejoindre l’unité “Equipements sous pression et canalisations“ comme inspectrice du pôle de compétence ESP.
« J’ai saisi cette opportunité lorsque j’ai eu le sentiment d’avoir un peu fait le tour de mon premier poste ainsi que le besoin de changer nettement de thème d’activité. »
Il va sans dire que la mission StarITPEtrek lorsqu’elle rencontre des jeunes ITPE comme Charlotte se prend systématiquement un sérieux “coup de vieux“, mais elle compense aisément par une confiance totale dans leur énergie et leurs convictions.
Elle exhorte l’Etat français à leurs offrir des conditions de réalisation professionnelle équivalentes aux siennes pour en faire, au service de la collectivité, des Ingénieurs Tous Professionnellement Epanouis.
« La totale en trois postes : chantier, maîtrise d’oeuvre et maîtrise d’ouvrage ! »
Mary TRANG, ING 2020, est cheffe de projet dans le département “Immobilier“ de la Délégation Inter-régionale “Grand Nord - Lille“ du Secrétariat Général du Ministère de la Justice.
« Au collège, je voulais être architecte mais aussi approfondir davantage les mathématiques ! » Mary est originaire de la galaxie parisienne, plus particulièrement de la colonie de Torcy sur FR77 - Seine-et-Marne où sa famille cambodgienne avait trouvé refuge pour échapper à la guerre dans son pays.
Les mathématiques sont incontestablement le domaine de prédilection de Mary. Une scolarité exemplaire la mène à un baccalauréat scientifique, version “Maths“ bien sûr, obtenu “haut-la-main“ avec mention “Très Bien“ ! Un résultat qui lui permet d’intégrer les classes préparatoires scientifiques du lycée Condorcet à Paris.
« En prépa, je voulais me laisser le temps de la réflexion et j’ai consulté les plaquettes des écoles d’ingénieurs ainsi que leurs vidéos sur internet. L’ENTPE pour ses formations sur l’aménagement du territoire a attiré rapidement mon attention. »
Après 3 ans de classes préparatoires maths, Mary intègre la 64e promotion de l’ENTPE (2019). Elle saisit l’opportunité d’une césure avant la dernière année d’école pour effectuer un stage supplémentaire en entreprise qui lui permet de confirmer son intérêt pour la conduite de travaux.
« J’ai choisi la filière civile à l’école pour m’ouvrir largement le champ des entreprises et j’ai opté pour une voie d’approfondissement “Génie civil“ parce que mon premier objectif était de faire du chantier notamment sur des ouvrages d’art. »
« Je juge plutôt favorablement la formation reçue à l’ENTPE surtout au cours de la 3e année de spécialisation. Mon seul regret est que nous n’ayons pas eu de visites de chantier que je juge maintenant indispensables . »
En 2020, en sortie d’école, Mary est recrutée temporairement par la société SOGEA CARONI à Lille où elle officie comme assistante de travaux tout d’abord en stage d’études sur la réhabilitation et la construction de l’hôpital cardio-vasculaire pulmonaire (Institut Coeur Poumon), puis en contrat d’intérim sur la construction de quatre bâtiments à usage tertiaire à Lille (Campus WENOV).
« La pandémie de COVID est venue perturber mes débuts professionnels… J’envisageais de faire carrière chez SOGEA et plus largement au sein du groupe VINCI mais je n’ai pas eu de proposition d’embauche satisfaisante à l’issue de mon contrat en raison du contexte économique. »
C’est le chef de projet du bureau d’études MANING à La Chapelle d’Armentières (FR59), croisé lors des premiers chantiers, qui lui offre ce recrutement en 2021 comme ingénieur d’études et travaux.
« Il s’agissait cette fois de faire la maîtrise d’oeuvre de projets certes très intéressants mais l’organisation interne était insuffisante et la charge de travail devenait excessive. Au bout de 2 ans de contrat, je ne me retrouvais plus dans les valeurs portées par la société alors que je ressentais le besoin de faire un métier utile ! »
L’opportunité s’offre à Mary en 2023 d’intégrer son poste actuel au service “Immobilier“ du ministère de la Justice.
« Mon réseau de connaissances a fonctionné et le ministère m’a recruté comme cheffe de projet initialement en CCD de 3 ans avec offre acceptée de CDI en 2026. Cette fois je contribue à la maîtrise d’ouvrage d’opérations d’investissement comme la réfection des façades et de la cour d’honneur du palais de Justice de Saint-Omer, la réfection des menuiseries bois de celui de Roubaix, ou le relogement du tribunal de commerce de Dunkerque. Nous en établissons la programmation en relation directe avec les services judiciaires, puis nous suivons les études de conception et les travaux. »
« Pour l’instant, au final, j’ai effectivement l’étrange impression d’avoir abordé toutes les étapes des projets mais “à rebours“ de leur déroulement chronologique : chantier puis maîtrise d’oeuvre puis maîtrise d’ouvrage. Pour l’avenir, je n’exclus pas un retour vers le secteur privé où les procédures sont moins nombreuses et moins lourdes. Par contre je sais que je ne passerai pas toute ma vie à gérer des opérations de travaux mais j’aimerais rester dans l’immobilier plutôt dans la stratégie patrimoniale des bâtiments de l’Etat. »
Le commandant de bord de notre ISS ENTerPrisE qui a lui même entrecoupé son parcours dans l’administration d’un bail d’une douzaine d’années en entreprise souhaite à Mary un épanouissement professionnel complet sur un parcours qu’elle a entamé “pied au plancher“ en étant également référente territoriale de l’Association des ITPE pour les Hauts-de-France !
La mixité d’un cursus, même si les aller-et-retours ne sont pas forcément aisés à négocier, est une incontestable source d’enrichissement pour celui ou celle qui a l’occasion de la mettre en pratique. La mission StarITPEtrek se prend à rêver de check-points moins filtrants entre secteur privé et service public et l’avènement d’un corps technique d’Ingénieurs Tout à la fois Publics et Entrepreneurs !
« Assurer la représentation territoriale de l’État ! »
Luc FERET, ING 1995, est directeur départemental des territoires et de la mer (DDTM) du Nord à Lille.
Il est bien rare qu’à l’une de ses étapes, la mission StarITPEtrek n’ait à rencontrer un (ou une) spécimen d’ITPE issu en ligne directe du microcosme local. Eh bien, sur FR59 - Nord, notre Ch’ti c’est Luc ! En effet, ses racines sont ancrées dans la colonie de Valenciennes où il est né, où il a passé sa jeunesse et sa scolarité, et comme si ce n’était pas suffisant, le baccalauréat scientifique en poche, où il a suivi les classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs.
« Au final, j’ai décidé d’intégrer l’ENTPE, « l’école des choix ! » au regard de la diversité des domaines enseignés, de l’acquisition de l’autonomie financière, mais aussi de sa localisation à Lyon où ma future épouse suivait, elle, des études de vétérinaire… »
Luc appartient donc à la 40e promotion de l’école (1995) avec voie d’approfondissement “Bâtiment“. « J’ai fait ce choix par intérêt pour le domaine technique du bruit dans l’environnement. Avec le laboratoire acoustique des sciences de l’habitat et le centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), j’ai réalisé un travail de fin d’études sur “La prise en compte des effets météorologiques dans la propagation du bruit routier à longue distance“. Une expérience qui s’est avérée passionnante car très concrète. »
Dans le droit fil de sa spécialisation, Luc rejoint en 1996 le service technique des bases aériennes (STBA) de la direction générale de l’aviation civile (DGAC) comme chef de la subdivision “Bruit“ au sein du département “Etudes générales et aménagement“ à Bonneuil-sur-Marne sur FR94 - Val-de-Marne. « Je pilotais une petite équipe de 4 techniciens attachés notamment à l’élaboration des plans d'exposition au bruit autour des aéroports nationaux et des bases aériennes. J’ai eu également l’occasion de participer aux travaux de la commission européenne et de l'organisation de l'aviation civile internationale sur les indicateurs de bruit et les outils de prévision et de cartographie. Une bonne entrée en matière au cours de laquelle j’ai aussi assuré, avec beaucoup d’intérêt, l’intérim du service “Informatique“. »
Pour « faire plus d’opérationnel sur le terrain », Luc intègre, en 2000, les effectifs de la DDE de Seine-et-Marne (FR77) à Melun comme responsable d’une subdivision “Etudes et travaux neufs (ETN)“ au sein du service “Aménagement des grandes infrastructures“. « J’avais à encadrer cette fois une quinzaine d’agents chargée de la réalisation des études et des travaux d'investissement routier de l'Etat dans le cadre du contrat de plan Etat/Région avec comme “morceau“ principal, le contournement de l'aéroport de Roissy par la Francilienne. Pour moi, un poste très formateur, exposé vis-à-vis des élus notamment, avec la gestion de gros marchés mais avec aussi des procédures réglementaires jusqu’à la présentation du dossier de DUP au Conseil d’Etat »
Séduit par le contact avec les élus, Luc rejoint en 2004 les services de la DDE du Maine-et-Loire (FR49) au poste de chef de la subdivision de Saumur. « A l’époque la subdivision, c’était encore une trentaine de personnes sur des missions d’urbanisme, d’Application du Droit des Sols (ADS), d’ingénierie publique sur un territoire comportant également sept Appellations d’Origines Contrôlées (AOC) viticoles et une problématique “Inondations“. Nous avions une certaine autonomie de gestion et de fonctionnement. »
Promu ingénieur divisionnaire, Luc rejoint en 2007 les territoires du Nord pour ne plus les quitter à ce jour. Il intègre la DDE 59 comme chef de l’arrondissement territorial de Lille. « Mon service, c’était une l’équivalent d’une “mini“ DDE de 90 personnes reparties sur les missions d’aménagement du territoire, d’environnement, de renouvellement urbain (projets ANRU), d’habitat et logement, d’ADS et des gestion des risques. Ce poste que j’ai vraiment aimé m’a beaucoup appris ! »
Les réformes successives de services de l’Etat vont repositionner Luc sur les fonctions de responsable de la délégation territoriale de Valenciennes en 2012 auxquelles viendra s’ajouter en 2014 celles de directeur de projet “Transition énergétique“ pour l’ensemble de la DDTM du Nord. « Un territoire qui “poussait fort“ avec des élus de carrure nationale comme Martine AUBRY et Jean-Louis BORLOO. J’y ai acquis la conviction de l’importance du rôle et de la présence de l’État dans les territoires et de ma motivation à y prendre part au côté des collectivités locales ».
En 2018, Luc rejoint les troupes de Voies navigables de France (VNF) comme directeur adjoint de la direction territoriale “Nord - Pas-de-Calais“. « En charge de près de 800 km de canaux, la direction regroupe environ 500 agents dont 350 dans les unités territoriales d’itinéraires (UTI) directement sous ma responsabilité pour entretenir, développer la voie d’eau et gérer la navigation. »
Poursuivant sa progression, Luc devient en 2021 directeur départemental adjoint de la DDTM du Pas-de-Calais (FR62) puis en 2024 directeur départemental de la DDTM du Nord (FR59), la plus importante DDT de France avec 380 agents, son poste actuel. « Je me sens parfaitement à l’aise dans ces fonctions et j’ai toujours entretenu d’étroites et bonnes relations avec le corps préfectoral et les élus. Mon fil rouge est incontestablement le territoire et je n’envisage pas de mobilité actuellement, à moins d’une opportunité ici car le Nord …. d’accord ! »
Ce n’est pas dévoiler un secret de dire que Luc aurait eu une carrière un peu différente si à la sortie de l’école il avait pu poursuivre une thèse de doctorat sur la propagation du bruit comme il le souhaitait … mais la vie en a été autrement et il ne regrette pas cette voie tant les expériences et les rencontres ont été enrichissantes.
La mission starITPEtrek sans hésiter une seconde le nomme Ingénieur des Très Puissants Echos Hauts et Colorés !
Le commandant de bord du StarITPETrek
Serge Echantillac
Contact : [email protected] - 06 03 86 16 64
