
Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département du Gard (30)
Voyage 30 : « Sur les traces de l’ingénieur inconnu ! »
La mission StarITPEtrek, plongée lors de son dernier voyage dans le bain de la potion magique des irréductibles gaulois de la planète FR29 - Finistère, reprend ses pérégrinations interstellaires par la planète FR30 - Gard dont les historiens s’accordent à penser qu’elle fut la colonie galactique la plus gallo-romaine de l’Empire Romain !
A l’inverse de leurs homologues bretons, dès le IIème siècle avant JC, les Gaulois de la région de Nîmes ont considéré les Romains comme des partenaires commerciaux et des alliés. Au Ier siècle avant JC, Nemausus, la Nîmes romaine, connaît une croissance rapide et devient, avec le soutien de l’empereur Auguste, la seconde agglomération de la Gaule Narbonnaise.
Mais, comme chacun sait, l’histoire est un perpétuel recommencement ! Un des principaux problème des cités de l’Empire Romain, c’est l’accès à l’eau en quantité suffisante. Bien sûr les historiens n’ont trouvé aucune trace d’un éventuel « Calefactio globalis », 1 mais dans des régions relativement arides, l’augmentation de la population et des activités manufacturières a donné jour à des projets pharaoniques (plutôt « impératoriques »dans ce cas !) comme celui de construction d’un aqueduc gravitaire de 50 kilomètres de long entre la source d’Eure à Uzès et Nîmes !
Dans les conditions de l’époque, c’est incontestablement une prouesse technique car, à certains endroits, la pente de l’ouvrage n’est que de 8 centimètres par kilomètre ! Qui plus est, il a fallu contourner des collines, franchir des vallons et la vallée du Gardon, et construire notamment un ouvrage emblématique et magnifique, qui nous est parvenu quasi-intact à travers les siècles et qui est aujourd’hui connu comme le Pont du Gard.
Long de 275 mètres, avec ses trois niveaux d’arcades, l’ouvrage domine le Gardon de 50 mètres avec une élégance toute majestueuse. Sa construction représentait un chantier de plus de 1.000 ouvriers (à l’époque « esclaves »…) sur une durée de 5 ans, 25 années pour l’ensemble de l'aqueduc. Mais il est un mystère que les archéologues et les historiens n’ont pu percer : Qui en a dirigé la construction ? D’après Jean-Luc FIBES, archéologue de référence sur l’ouvrage, il pourrait s’agir d’un légionnaire car un architecte-ingénieur aurait dû avoir sa statue à Nîmes, voire à Rome. Mais il conclut avec humour et malice que les honneurs ne lui ont pas été réservés car il n’avait pas dû faire Polytechnique …
La mission StarITPEtrek, prête à relever tous les défis, a posé son vaisseau amiral à proximité pour en étudier les contours et en ressentir les énergies. Sans toutefois d’identification précise, il n’y a pas de doute pour l’équipage de la mission : le constructeur de l’ouvrage ne pouvait être issu que des bancs de l’ENTPE, l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Empire… décentralisée dans les faubourgs de Lugdunum autour de l'année 50 avant Christ…ophus Béchus !
1 Pour les jeunes lycéens qui n’ont pas eu à se farcir dès leur plus jeune âge la lecture et l’utilisation du fameux dictionnaire Français-Latin, le Gaffiot, il s’agit de la traduction latine de « réchauffement climatique »…
« Avec un père cantonnier… ! »
Sylvain MERELLE est chef de l’unité “Hydraulique et Loi sur l’Eau“ au sein de la DDTM du Gard à Nîmes.
C’est bien peu de dire que Sylvain est le régional de l’étape ! Il est non seulement Gardois mais surtout et avant tout Cévenol !
Sylvain est natif de Sumène (FR30 - Gard), une commune des Cévennes qui culmine à 933m et il tient à enfoncer un tout petit peu le clou en précisant, avec un sourire un tantinet narquois : « Ici {à Nîmes}, pour nous, c’est la plaine !! »
Les premières affinités de Sylvain le portent vers la Physique-Chimie. « Mon grand père était prof de Maths-Physique. Je m’inscrivais donc dans la tradition familiale.»
Après deux années de classe préparatoire scientifique, Sylvain préfère s’orienter vers la Fac de Sciences et obtient en 2006 une licence puis une maîtrise de Chimie et PhysicoChimie des Matériaux. En 2008, il rejoint les rangs de l’IUFM de Montpellier et décroche le CAPES de Physique-Chimie… mais aussi le concours de Technicien Supérieur de l’Equipement. « Mes intentions d’enseigner ont été légèrement refroidies par les stages en collèges… et puis, avec un père cantonnier à la DDE puis au Conseil Général de l'Hérault, j’ai choisi à nouveau la voix tracée par la famille. »
En 2009, Sylvain intègre donc l’ENTE d’Aix-en-Provence. « C’est le large panel des activités proposées qui a fait penché la balance… mais aussi la localisation géographique de l’école. »
Pour son premier poste de technicien, Sylvain rejoint en 2010 la Direction Interdépartementale des Routes Méditerranée comme chargé d’études au sein du pôle “ Pathologie des ouvrages d’art “ à Marseille. « Je crois que j’ai eu de la chance, car les candidats étaient nombreux et avec de solides CV. C’est probablement mes deux années de prépa qui ont emporté la décision. »
On peut dire sans trop se tromper que ce premier poste à définitivement inoculé à Sylvain le virus de l’ingénierie. « Nous pratiquions l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) pour la réparation des ponts en mauvais état, ainsi que l’IQOA Liste 2 (traduire Image Qualité des Ouvrages d’Art) avec surveillance visuelle triennale des ouvrages identifiés comme fragiles ou à risque dans le patrimoine DIRMED. Heureusement, j’ai bénéficié de formation à l’arrivée et en continu sur le poste. »
Et le virus provoque chez Sylvain une brusque crise de suractivité… « J’ai décidé de tenter le concours interne d’ITPE mais le temps manquait et les mathématiques ne sont pas vraiment ma tasse de thé. J’ai révisé les exercices essentiellement dans le bus entre Aix-en-Provence et Marseille ! Je dois sans doute ma carrière à ce bus ! ». De fait, Sylvain intègre l’ENTPE en 2013 au sein de la 62ème promotion de l’école. Il choisit évidemment une voie d’approfondissement “Génie Civil - Ouvrages d’art“.
Mais le fil conducteur majeur de Sylvain est son territoire, le Gard. « En sortie d’école, j’ai obtenu mon premier poste d’ITPE alors que 8 élèves en avaient fait comme moi la demande. Une fois de plus, la chance m’a souri car ils se sont tous désistés par amitié et sympathie pour certains que je remercie encore, ou pour aller vers d’autres choix ». En 2017, Sylvain retrouve donc le Gard dès sa première affectation comme chargé de mission planification et politique de l’eau au sein de la DDTM 30. Dès son arrivée, il est redéployé sur un poste dans le domaine de la police de l’eau avant qu’en 2018 puis en 2022, deux projets de service ne le portent à son poste actuel.
« Les gros dossiers de l’unité “Hydraulique et loi sur l’Eau“, ce sont les ouvrages et aménagements en zone inondable et les liens sont étroits avec le service “Urbanisme“ et l’unité “Risques“. La position est quelquefois délicate à tenir lorsqu’il s’agit de protection des milieux, de non aggravation du risque d’inondation chez les Tiers et de mesures compensatoires dans le cadre “Eviter, Réduire, Compenser“… mais c’est un boulot passionnant ! »
La mission StarITPEtrek a rencontré bien peu d’ITPE qui, dès leur première affectation, se sont retrouvés sur leur territoire de prédilection. Interrogé sur son avenir dans de telles conditions, Sylvain n’exclut pas une incursion en territoire moins connu en poursuivant l’aventure vers la planète FR 34 - Hérault par exemple…
Décidément, sans égaler le Limousin bien sûr, le Cévenol est bien de la trempe de ces peuplades primitives et valeureuses de notre Massif-Central. Et chacun sait que la trempe des épisodes Cévenols est une référence quasi inégalée en matière d’humidité !
« Je me sens encore Ingénieur des TPE ! »
Jean-Emmanuel BOUCHUT est directeur adjoint de la DDTM du Gard à Nîmes.
Natif de Saint-Etienne ( FR 42 - Loire), Jean-Emmanuel présente donc la particularité d’un ADN spécifique d’une très jolie couleur verte ! Dans son élément, il déroule une scolarité stéphanoise jusqu’aux classes préparatoires scientifiques puis opte pour l’ENTPE, non sans une certaine appréhension de devoir entrer sur les terres de l’ennemi footballistique héréditaire lyonnais …
Jean-Emmanuel intègre donc la 42e promotion de l’ENTPE (1997) et choisit une voie d’approfondissement “ Ingénierie Maritime et Fluviale “. « Un domaine très intéressant mais que je n’ai jamais re-croisé depuis ! Avec le recul, l’ENTPE était, pour moi, le meilleur choix possible. »
Après un service militaire en Corse en subdivision “Bases Aériennes“ (« avec un subdivisionnaire formateur »), le ministère annonce fièrement à Jean-Emmanuel et sa compagne, aussi ITPE, pour une double affectation : « On vous a trouvé deux postes à Nevers… »
Donc, en 1997, pour son premier poste, Jean-Emmanuel devient chef de la Subdivision Navigation de Corbigny au sein de la DDE 58. Un morceau de taille puisqu’elle compte 131 agents et recrute chaque année 400 vacataires pour la gestion, l’entretien et l’exploitation du canal du Nivernais. « Le plus fréquenté en France après le canal du Midi.»
« Un boulot particulièrement consistant mais certainement mon poste le plus passionnant ! Comme je ne savais rien faire, les techniciens m’ont formé, notamment un adjoint qui à plus de 50 ans était toujours sur son premier poste ! »
En 2002, Jean-Emmanuel intègre la DDE de l’Hérault comme chef de la subdivision territoriale de Montpellier, avec, pendant 2 ans et demi également l’intérim de la subdivision territoriale de Sète. « Des années extrêmement formatrices au contact des élus. Nous avons mené notamment une importante conduite de projet d’aménagement du fleuve côtier le Lez, en relation directe avec le Préfet de région. Et puis, le chantier suivant fut celui de l’accompagnement des services et des agents à la suppression des subdivisions ! »
En 2007, Jean-Emmanuel se repositionne à la tête de l’unité “Risques“ de la DDE 34 puis, promu ingénieur divisionnaire, il rejoint la DDTM du Gard ( 30) comme chef de service “Urbanisme et Prévention des Risques“. « Les deux fils conducteurs de mon parcours sont incontestablement l’aménagement du Territoire et les Risques. Alors que mon intention initiale était de travailler dans un bureau d’études privé comme SOGREAH, j’ai évolué progressivement vers un rôle moins ingénieur que manageur avec un caractère beaucoup plus polyvalent notamment sur la relation humaine et le management. »
En 2014, Jean-Emmanuel décide « d’abandonner les Risques pour voir autre chose » et devient directeur de l’Aménagement au sein de la DREAL Occitanie créée à l’issue de la fusion des Régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. « Il n’a pas été très simple de fusionner des services qui pratiquaient les politiques publiques souvent bien différemment… »
A son poste actuel depuis 2021, Jean-Emmanuel dit y connaître « une réelle satisfaction professionnelle. Je me régale dans la position de direction où il faut faire des choix en synthétisant les analyses et en hiérarchisant les enjeux. En plus, la DDTM 30 fonctionne comme une famille qui, sans être à l’abri de quelques dissensions comme toutes les familles, développe de parfaites complémentarités sur l’analyse des enjeux dans un excellent esprit de service public. Ce poste de directeur m’offre l’opportunité d’être à la synthèse d’approches techniques et de réalités politiques et économiques à une échelle (le département) qui me plaît avec une composante humaine qui me motive au quotidien. Avec ce sentiment, après un quart de siècle au service des territoires, tout en ayant eu l’honneur d’être promu IPEF par liste d’aptitude en 2017, de continuer de me sentir encore et toujours ITPE ! »
Comme Jean-Emmanuel, la mission StarITPEtrek regrette amèrement « que la parole scientifique ne soit plus écoutée et que le temps long s’efface devant des seaux de dossiers instantanés ». Mais ce fut une incitation supplémentaire à faire le plein des réservoirs de l’ISS ENTPrisE avec les composants humains indiqués par Jean-Emmanuel et elle est désormais fin prête à affronter les voyages inter-stellaires les plus lointains et les plus périlleux.
« Cévenole avec passion ! »
Emma JAUVERT est cheffe de projet “Petites Villes de Demain“ au sein des services de l’agglomération d’Alès.
Non ! Il n’y a pas que les Cévennes dans le Gard… mais, à l’évidence, comme Sylvain, Emma dispose de profondes et solides racines en Pays Cévenol qu’elle continue à cultiver avec passion. Native de Florac, siège du parc National des Cévennes, sur la planète FR48 - Lozère, elle déroule une brillante scolarité qui la mène naturellement en classe préparatoire scientifique à Nîmes. « Je voulais suivre la voix la plus large possible avec un intérêt marqué pour les sciences humaines. L’ENTPE était mon premier choix dès le départ ! »
Sans coup férir, Emma rejoint la 63e promotion de l’école (2018) et opte pour une voie d’approfondissement “Aménagement et Politiques Urbaines“. « Ce choix était largement pré-déterminé… ». Elle place la cerise sur le gâteau de sa formation par un double cursus master 2 “Urbanisme et Aménagement” de l’Institut d’Urbanisme de Lyon (69), spécialité “Politiques et stratégies urbaines et territoriales”.
« La formation à l’ENTPE est excellente aussi bien sur le plan professionnel que pour l’épanouissement personnel ».
Il faut effectivement retenir cette appréciation d’Emma à la lumière d’un évènement d’un impact considérable qui a marqué sa scolarité à l’ENTPE : « Pendant 6 longs mois, le foyer a été fermé pour cause de travaux ! » Chacun est en capacité de mesurer le risque très important de déshydratation encouru par les élèves au cours d’une telle crise !
Il n’est d’ailleurs pas exclu que ce dramatique épisode ait influé sur les conditions un peu originales de la primo-affectation d’Emma. « Le nombre de postes offerts sur ma voie d’approfondissement (VA) était nettement inférieur à notre effectif. Je me suis donc trouvée face à la moitié de l’effectif de ma VA sur mon premier choix. » Oui, mais, sans doute sous les effets de la déshydratation, un élève a prétendu que le poste en question lui était réservé et a provoqué le désistement de tous… sauf Emma ! Et le soit-disant pistonné a vite compris qu’il est illusoire et désespéré de vouloir s’opposer à la volonté d’une Cévenole !
Emma rejoint donc en 2018 sa première affectation à la DDT de l’Isère (38) comme responsable de l’unité “Projets et Programmes“ au sein du service “Aménagement Nord-Ouest“ basé à Vienne. « Une très bonne entrée en matière avec 7 personnes à encadrer dont 4 disposant d’une longue expérience professionnelle. A leur contact, j’ai pu mieux comprendre le contexte du service et son histoire et m’intégrer facilement. J’ai beaucoup apprécié les contacts avec les collectivités sur l’élaboration des plans “Climat“. »
« Après trois ans sur ce poste, j’ai senti un peu la routine s’installer et puis aussi le besoin de travailler sur plus concret. » En 2022, Emma rejoint donc son poste actuel après avoir relevé l’avis de sa vacance sur la Place de l’Emploi Public. « Je dois dire que je me suis un peu lancée à l’aveugle car je connaissais très peu de choses sur les collectivités territoriales et leur gestion des RH … »
Emma semble avoir visé juste. « Ce poste est bien sur mon fil conducteur professionnel : travailler sur le long terme à l’aménagement et l’urbanisme de mon territoire. 4 communes de l’agglomération d’Ales ont adhéré au programme “Petites Villes de Demain“ avec comme complémentaire l’opération “Bourg Centre“ de la Région Occitanie.
Nous venons en appui des collectivités pour le pilotage des projets sur chacune des 3 phases, le diagnostic, l’élaboration de la stratégie et le programme d’actions. » Il semble bien que le problème essentiel rencontré tient au fait que l’État crée des programmes, promet des financements … mais qu’ils n’arrivent pas toujours…
« Je tiens à m’épanouir sur le plan professionnel tout en préservant l’équilibre de ma vie personnelle. »
La mission StarITPEtrek a été pleinement convaincue et émue par les propos d’Emma, d’autant que son équilibre personnel était parfaitement visible et présent tout au long de l’entretien… Emma a visiblement choisi le programme “Petites Filles de Demain“ et l’équipage au grand complet leur souhaite à toutes les deux (et au papa bien sûr!) tout le bonheur du monde et de l’espace !!
« Avec toujours l’envie d’avoir plusieurs métiers dans ma vie ! »
Claire BOULET-DESBAREAU est chef de service administratif et de soutien du Groupement des Moyens Aériens de la Sécurité Civile à la Base de la sécurité civile de Garons. Ces missions sont proches de celles d’un Secrétaire Général mais dans un environnement hors norme.
Native de la planète FR95 - Val d’Oise, Claire s’est constituée un capital formation assez exceptionnel. Ingénieur des TPE de la 47e promotion de l'ENTPE (2002 - VA Environnement), elle est également Ingénieur du Génie Sanitaire, de l’école des Hautes Études de la Santé Publique.
Mais ce n’est pas tout ! Au fil de son parcours professionnel, Claire décroche en 2020 un Master “Droit et gestion Publique“ de l’ENA et de l’université Paris Dauphine.
« J’ai toujours aimé aller voir ailleurs comment ça fonctionne ! »
Claire débute sa carrière au ministère de l’écologie et du développement durable (MEDD) comme chargée de mission “Prévention des Risques Naturels et Réduction de la Vulnérabilité“. « Mon fil conducteur était incontestablement la connaissance et la gestion des risques naturels. L’éventail des enseignements de l’ENTPE est large et permet de les aborder sous des angles différents et complémentaires. »
Effectivement, Claire ne s’est pas privée d’explorer les différents aspects de ce vaste domaine avec une tendance évidente pour le domaine de l’Eau. En 2006, elle intègre Voie navigable de France et le Service navigation Rhône Saône à la tête de la subdivision d’Arles (FR13). « Sur les volets “ navigation, eau et environnement“, notre mission était d’assurer la gestion de plus de 280 km de digues sur le Rhône Aval et le Petit Rhône ainsi que la police de la pêche et la chasse au gibier d’eau, et, bien sûr la police de la navigation. Une première expérience de management fort enrichissante avec 22 agents, ingénieur, techniciens, contrôleurs et agents d’exploitation ! »
En 2008, elle rejoint la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt du Gard comme chargée de mission “Animation de la politique de l’eau“. Dans ce département très sujet à des inondations ravageuses provoquées par les épisodes Cévenols ou à la sécheresse, Claire se frotte justement aux Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) ainsi qu’aux Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE). À la création des DDI en 2010, elle poursuit logiquement comme responsable de l’unité Hydraulique et Prévention des Inondations au sein de la DDTM 30.
Promue ingénieur divisionnaire, Claire enchaîne sur son domaine et devient en 2013 cheffe de pôle adjointe “Hydrométrie et prévision des crues Grand Delta“ au sein de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes. « Sur ce poste, je me suis confrontée, au-delà de l’expertise technique attendue dans la prévision des crues, aux gestions budgétaire, comptable et sociale avec un important volet de gestion des ressources humaines. J’y ai pris goût et, après un bilan de compétences, j’ai décidé de suivre la formation Master “Droit et Gestion Publique“ de l’ENA et Paris Dauphine. »
Il va sans dire qu’un tel complément de bagage confère une solide légitimité; ce qui permet à Claire, retenue à Nîmes par ses contingences familiales, de rejoindre en détachement le ministère de l’Intérieur et d’intégrer en 2020 le Groupement des Moyens Aériens (GMA) comme conseillère budgétaire et adjointe au chef du service administratif et de soutien puis comme chef de service sur la base de la Sécurité Civile de Nîmes-Garons.
« J’ai toujours été guidée par la thématique plus que par la structure. En l’occurrence le groupement des Moyens Aériens a pour missions principales, le secours à la personne grâce aux 34 hélicoptères d’intervention et d’hélitreuillage et la lutte contre les feux de forêt avec une flotte d’avions (8 dash, 2 Beech et 12 canadairs – surnommé « Pelican »). Le Service administratif et de soutien travaille, souvent dans l’ombre, pour des personnels atypiques sur la planète fonction publique (pilotes, ingénieurs et techniciens aéronautiques) toujours avec le souci de leur offrir un environnement de travail le plus efficient et serein possible. À ce titre, il doit concilier exigences opérationnelles avec respect des procédures et des textes, un jeu d’équilibriste et parfois de magicien qui donne tout son intérêt au poste. »
Grâce à Claire, la mission StarITPEtrek a eu la chance de bénéficier d'une visite guidée “VIP“ de toutes les installations de la base, et l’équipage, pourtant habitué aux astroports interplanétaires, a été proprement estomaqué par la qualité et l’importance des installations.
A l’unanimité, il décerne à Claire le titre de « TOP Girl » !
« Carnet argenté à la DDT 30 ! »
La Confrérie Interplanétaire des Joyeux Ingénieurs des TPE Retraités est heureuse de vous faire part de l’admission au titre du département du Gard, d’un tout jeune membre : Jean-François ROUSSEL. On le voit ici pris en charge immédiatement par le Commandant de Bord de l’ISS ENTerPrisE, et bien accompagné par ses jeunes collègues Laurine BARTHES et Sylvain MERELLE. Gageons que, sous de tels auspices, les vents galactiques ne manqueront de lui être porteurs. C’est en tout cas ce que nous lui souhaitons tous !
Le plan de vol prévisionnel 2023 de la mission StarITPEtrek
Du 26 juin au 2 juillet : Montpellier et l’Hérault
Du 17 au 23 juillet : Rennes et l’Ile et Vilaine
Du 7 au 13 août : Châteauroux et l’Indre
Du 21 au 27 août : Tours et l’Indre et Loire
Du 18 au 24 septembre : Papeete et la Polynésie Française (à confirmer)
Le commandant de bord du StarITPETrek
Serge Echantillac
Contact : [email protected] - 06 03 86 16 64
