Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département de la Gironde (33)

Published on August 24, 2023

Voyage 33 : « Les ITPE au coeur ! »

Désiré et Nicole nous l’ont dit pratiquement en choeur : Son coeur est avec les ITPE ! Chapeau bas !

La vie nous fait quelquefois le plaisir de bien belles rencontres !
En posant son vaisseau sur la planète FR 33 - Gironde, le commandant de bord de l’ISS ENTerPrisE et patron de la mission StarITPEtrek savait que cette étape revêtirait à coup sûr un caractère à nul autre pareil.
En effet, la colonie des Ingénieurs des TPE de Gironde abrite un spécimen fort rare car d’une longévité exceptionnelle, d’une humanité tranquille et discrète qui force le respect, et d’une activité au bénéfice du collectif associatif et syndical qui ne s’est jamais démentie. Pour le corps des ITPE et pour notre histoire, cet homme représente plus que tous les monuments girondins.

Désiré ESTAY, appartient à la 5ème promotion de l’ENTPE (1959) qu’il a rejoint après une prépa au lycée Montaigne à Bordeaux (l’élite, toujours l’élite !) Doté d’un ADN purement Bordelais il est dans sa 88ème année, et si le physique ne lui permet plus de courir les chantiers, il n’a rien perdu de sa verve et de sa clairvoyance.
Désiré nous a reçu avec son épouse et nous avions, pour l’occasion, renforcé notre équipage grâce à la présence de Christophe CURRIT. Il nous a confié les circonstances dans lesquelles il a rejoint les rangs du ministère de l’Equipement. « Pendant mon service militaire en Algérie, je circulais avec la Jeep et j’ai aperçu une plaque dans la rue qui mentionnait “Ponts et Chaussées“.
J’ai été curieux d’en savoir plus et je suis allé jusqu’à Constantine pour rencontrer un ingénieur en chef qui, malgré mon uniforme et ma mitraillette en bandoulière, m’a reçu à bras ouverts pour me fournir des renseignements sur ses postes en subdivision…
J’ai appris un peu plus tard que personne ne voulait y venir ! Il n’empêche, quelques semaines après, je devenais subdivisionnaire de Collo et mon épouse Nicole m’y a rejoint car l’amour est plus fort que tout ! J’y suis devenu un véritable fabricant de ponts, j’en ai construit 18 en 5 ans.»
De retour dans l’hexagone, Désiré rejoint la DDE de Charente-Maritime (FR17) comme subdivisionnaire de l’Ile de Ré puis responsable d’une unité “Etudes et Travaux Neufs (ETN)“. « Ma motivation a toujours été d’être avant tout un Ingénieur des TPE et dès cette époque, je lisais toute la prose syndicale et associative ! » Désiré est président d’honneur du Syndicat des ITPE (SNITPECT-FO) et de l’Association des ITPE (AITPE). Tout au long de sa carrière et de sa retraite, il n’a jamais cessé d’animer le débat et la vie de notre corps.
Promu ingénieur divisionnaire en 1972, il rejoint la DDE de la Creuse (FR23) puis celle de la Gironde (FR33). En 1981, il est appelé comme conseiller “Aménagement et économie“ au cabinet du ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire, Michel Rocard. « Passionnant mais compliqué parce que nous n’étions pas du tout copains avec le président Mitterand…! »
En 1983, Désiré devient conseiller de Chambre Régionale des Comptes et exerce comme magistrat rapporteur de la CRC Midi-Pyrénées. En 1993, il y est promu Président de Section, puis devient en 1996 président de la Première Section de la CRC d'Aquitaine en mars 1996, jusqu'à sa retraite en novembre 2000.
Et comme si cela ne suffisait pas, Désiré a été professeur à l'ENTPE depuis 1969 en gestion, management, et finances locales, et puis aussi adjoint au maire de la ville de Mérignac en Gironde, délégué aux finances pendant 13 ans !

 


« Ensemble, on est toujours plus forts ! »

Vivien LAPEYRE

Vivien LAPEYRE est responsable du Centre d’Ingénierie et de Gestion du Trafic (CIGT) au sein des services de la Direction Interdépartementale des Routes (DIR) Atlantique à Bordeaux.

Vivien est sagelacois ; ce qui, plus précisément situe sa colonie d’origine à Sagelat sur la planète FR24 - Dordogne, dans les parages de la sous-préfecture de Sarlat-la-Canéda. Fils d’agriculteur, il rêvait de devenir cosmonaute mais, comme notre commandant de bord, doit y renoncer assez tôt et reporte son dévolu sur l’ingénierie de l’énergie. « Après le bac scientifique, je ne voulais pas aller en prépa et entrer plus directement dans le concret. Mais, sur insistance de mon professeur d’électrotechnique, j’ai rencontré le professeur principal de la prépa “Techniques et Sciences de l’Industrie (TSI) de Brive et il m’a convaincu… »
Un peu par hasard, Vivien va rejoindre la 57ème promotion de l’ENTPE (2012) à l’issue d’un concours commun alors qu’il visait l’École nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications. « L’ENSEEIHT ne proposait qu’une seule place et je n’étais pas placé. Un copain de chambrée avait intégré l’ENTPE un an avant moi et m’en a vanté les mérites ! Je me suis pris d’intérêt pour la chose publique, et puis, je ne pouvais pas faire d’école payante. L’ENTPE s’est donc imposée à moi comme le choix numéro 1. »
Le tronc commun très général et théorique du 1er semestre de l’école met Vivien, qui aspirait à la technique, au bord de l’abandon. « Sincèrement, je me demandais ce que je foutais là ! Et puis, en décembre, le premier cours de résistance des matériaux est arrivé ! ». Soulagé, Vivien choisit une voie d’approfondissement “Transports“ « parce qu’il y avait trop de maths en “Génie Civil “! Au cours de mon stage de 1ère année, J’ai fait le boulot d’agent d’exploitation à la Direction Interdépartementale des Routes Centre Ouest (DIR CO) à Périgueux, et j’ai tout de suite accroché. Un travail très concret, sans cesse renouvelé avec beaucoup de contacts humains. L’exploitation routière est devenu mon fil conducteur, et cela s’est confirmé à l’issue d’un second stage au Centre d’Ingénierie et de Gestion du Trafic de Jonas (FR69)»
En sortie d’école, Vivien prospecte lui-même à la DIR CO pour se trouver un poste. « J’avais appris que le chef de district de Périgueux était promu divisionnaire donc que son poste pouvait se libérer. J’ai rencontré le directeur et ça a fonctionné ! Pour mes débuts j’ai vécu un poste exceptionnel. J’ai fait de tout ! J’étais associé à toutes les phases d’aménagement du territoire, au contact de 70 communes, par exemple pour l’élaboration des PLU, et puis les aménagements et l’exploitation de la RN21 m’ont bien formé aux relations humaines et au management de 70 personnes, avec une réelle autonomie ! J’ai beaucoup appris sur ce premier poste et notamment les 4 règles de base de travail : Règle 1 : “Tu fais quelque chose, tu en parles à ton chef“ ; Règle 2 : “Ne pas hésiter“ ; Règle 3 : “Apprendre à fermer sa gueule“ ; Règle 4 : “Ensemble on est toujours plus forts“ ! »
Poursuivant sa route sur son fil conducteur, Vivien rejoint en 2016 les rangs de la DIR Atlantique à Bordeaux comme chef de l’unité “Exploitation et Sécurité Routière“. « Avec 5 techniciens, nous assurions la maîtrise d’oeuvre des aménagements et équipements de sécurité routière sur les RN de l’agglomération Bordelaise, et le pilotage de la démarche d’amélioration de la Sécurité Routière. »
En 2019, à 31 ans, Vivien reboucle avec son stage de l’ENTPE, en prenant son poste actuel de chef du CIGT de la DIR Atlantique. « C’est un poste avec une forte dominante de management. Tu diriges des experts dans leur domaine à tous les niveaux et, bien sûr, tu dois tout réapprendre ! Heureusement, j’y ai eu la meilleure des formations… avec les manifestations des gilets jaunes. Au cours du conflit, nous avons dû organiser tout le service en 3x8 et assurer les permanences ! »

Le commandant de bord de l’ISS ENTerPrisE et chef de la mission StarITPEtrek est particulièrement reconnaissant à Vivien pour
l’énoncé des fameuses 4 règles qui seront prochainement affichées en lettres majuscules dans notre vaisseau…Au cours des
voyages interplanétaires, le respect de la troisième s’avère particulièrement crucial, mais en l’état actuel, très relatif !

Depuis 2021, avec le Chef de district de Gironde, on a mis au point une demi-journée d’échanges avec le lycée Jean
Albert Grégoire de Soyaux (16), lycée professionnel qui forme aux métiers de la logistique et les futurs chauffeurs PL.
L’idée était de profiter de la venue sur Bordeaux des lycéens (conduites des PL en milieu urbain dense) pour leur
présenter nos métiers, échanger avec nos agents, leur présenter nos matériels (qu’ils vont rencontrer sur la route) et pour finir
leur présenter la salle de contrôle du CIGT et quelques vidéos pour échanger sur le comportement des usagers et
notamment des PL. C’est un vrai moment de partage entre les professeurs, nos agents et les lycéens. On reçoit donc environ
30 lycéens par ans et le projet et de développer ce projet aux autres lycées professionnels de notre secteur proposant le
même type de formation
Vivien LAPEYRE


« Tenter une nouvelle aventure ! »

Pierre-Paul GABRIELLI est chef du service “Risques naturels et hydrauliques (SRNH)“ de la DREAL Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux.

Pierre-Paul GABRIELLI

Natif de la planète FR38 - Isère et plus précisément de la colonie de Vienne, Pierre-Paul manifeste tôt une « appétence prononcée pour les mathématiques » ( Personne n’est parfait !). Au terme d’une prépa scientifique sur la planète voisine FR69 - Rhône, à Lyon, il choisit l’ENTPE car « elle cumule nombre d’avantages considérables : le service public, une notoriété  certaine, une diversité des domaines et des métiers, notamment dans les transports, et aussi la proximité géographique avec mes bases arrières… »
Pierre-Paul appartient donc à la 35e promotion de l’ENTPE (1990) avec une voie d’approfondissement “Bâtiment“ et un diplôme d’études approfondies (DEA) de génie civil à l’INSA de Lyon.« J’étais aussi passionné par le domaine de l’aviation militaire et donc intéressé par le volet “Bases Aériennes“, car mon daltonisme avait fermé la porte au nez de mes ambitions de pilote ! »
C’est pourquoi, en 1991, Pierre-Paul satisfait aux obligations du service militaire au sein de la subdivision équipement de la base aérienne d’Istres (FR13) avec comme sujet principal la maîtrise d’oeuvre du hall de test des boosters de la fusée Ariane sur le site du centre d’essais en vols. « Une réelle mise en situation qui pourrait être considérée, dans les faits, comme mon premier poste. »
Pierre-Paul poursuit son vol et fait escale en 1992 à la DDE du Cher (FR - 18) comme chef de la subdivision Base Aérienne d’Avord. « Un excellent premier poste avec un solide contexte de management de 38 personnes dont 16 ouvriers des parcs et ateliers, 12 ouvriers défense et 10 agents administratifs. 
Pour l’aménagement de la base nous avons assuré des missions de maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’oeuvre pour la construction de projets très variés, par exemple, d’un hôtel de 160 chambres ainsi que d'un embranchement ferroviaire pour l’approvisionnement en carburant. Je me suis réellement fait plaisir, mais, comme cela s’est produit quelquefois au long de mon parcours, j’ai ressenti le besoin de tenter une nouvelle aventure ! »
Pour « découvrir d’autres missions d’une DDE », mais pas que…, car son épouse est angoumoisine, Pierre-Paul prend la direction de la planète FR16-Charente et d’Angoulême en 1996. Il y atterrit comme chef de la subdivision études et travaux neufs (SETN) n°2 au sein du service des routes de la DDE 16. « Pas le temps de musarder… nous avions un plan de charge très copieux avec les mises à 2x2 voies des RN 10 et 141 et les déviations de Ruelle-Est, Taponnat et Les Rassats-Favrauds notamment. »
En 2000, Pierre-Paul prend la tête de la subdivision territoriale d’Angoulême Nord-Est, forte d’une soixantaine de personnes. « J’y ai découvert l’urbanisme et le contact direct avec les élus, notamment dans le rôle de conseil et d’accompagnement pour la réalisation des projets des collectivités locales. » Seulement, le gouvernement décide l’abandon par les services de l’Etat de l’ingénierie publique. L’aide technique à la gestion communale (ATGC) devient assistance technique fournie par les services de l’Etat pour des raisons d’aménagement du territoire (ATESAT) ; ce qui préfigure la disparition des subdivisions territoriales …
Promu ingénieur divisionnaire, Pierre-Paul rejoint les services de la Direction Régionale de l’Équipement (DRE) Aquitaine à Bordeaux, comme responsable de la mission “Infrastructures ferroviaires“ en 2004, puis chef de la division “Transports ferroviaires, intermodalité, économie“ en 2006. « Pour rester à proximité de mon épouse commerçante à Angoulême. Une nouvelle aventure donc, marquée par la montée en puissance du niveau régional et la réalisation de la liaison LGV entre Tours et Bordeaux. »
Dans le cadre de la création des Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), Pierre-Paul devient en 2010 chef du service “Mobilité, transports et infrastructures (MTI)“ de la DREAL Aquitaine. « La création de la DREAL a été un big bang par la rencontre de 3 cultures bien différentes ! De mon point de vue, un travail passionnant pour faire travailler ensemble et créer une culture commune aux 73 agents de mon service positionnés sur les infrastructures routières, ferroviaires ou sur le contrôle du transport terrestre ! »
En 2015 et 2016, la fusion des Régions offre à Pierre-Paul l’opportunité d’une nième nouvelle aventure. « Cette fois, l’enjeu principal était l’harmonisation des pratiques de trois services régionaux regroupés au sein d’une même DREAL Nouvelle-Aquitaine. J’ai choisi de m’y investir en prenant mon poste actuel même si les sujets “Risques naturels“ comme la prévision des crues m’étaient complètement inconnus ! Je n’ai vraiment aucun regret car je travaille avec des gens passionnés ! »

Il est clair que la mission StarITPEtrek, avec ses déplacements extra-terrestres permanents, n’en est pas à sa première “nouvelle
aventure“ venue ! « Si tu crois que l’aventure est dangereuse, essaie la routine, elle est mortelle » (Paulo Coelho)


« Un manager doit toujours progresser et avec un haut niveau d’exigence ! »

Benoit GANDON

Benoit GANDON est directeur du Cerema Sud Ouest à Saint-Médard-en-Jalles.

Il semble bien que la vocation de Benoit pour les travaux publics soit apparue très tôt … Originaire de la planète FR53 - Mayenne et plus particulièrement de sa colonie principale et préfectorale de Laval, Il se souvient « qu’il jouait beaucoup avec des modèles réduits d’engins de chantier ».
Au terme d’une scolarité primaire et secondaire lavalloise, Benoit intègre une classe préparatoire scientifique à Rennes (FR35 - Ille-et-Vilaine) puis file vers la 42e promotion de l’ENTPE (1997) et opte pour une voie d’approfondissement “Informatique“, tout en lui adjoignant quelques compléments dans le domaine de l’hydraulique.
« J’ai choisi l’ENTPE à cause de la variété des domaines proposés (et je suis particulièrement curieux de nature !), du service public et du statut de fonctionnaire. L’informatique , c’est dû à mon intérêt pour l’innovation et la technique, mais aussi à ma passion pour la cartographie. Mon travail de fin d’études (TFE) a porté sur les systèmes d’information géographique (SIG). »
Marié à une ingénieure chimiste en emploi à Lille, Benoit y rejoint sa première affectation en 1998 comme responsable du pôle régional de diffusion des applications techniques et scientifiques au Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement (CETE) Nord Picardie. « Avec une équipe de trois  techniciens, nous avons équipé et formé les DDE aux nouvelles applications comme MapInfo et Autocad. Une bonne première expérience de management qui m’a permis aussi d’apprendre le fonctionnement interne des DDE. »
Benoit ressent cependant très vite « le besoin de se confronter au terrain ». En 2002, il “passe à l’ouest“ et intègre la DDE de la Vendée (FR85) comme chef de la subdivision territoriale de Montaigu. « C’était un peu le grand saut. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé à piloter l’ingénierie, l’urbanisme, l’aménagement et les routes… Il m’a fallu apprendre l’urbanisme et son code, tout en acquérant les capacités managériales… Et comme si cela ne suffisait pas, j’ai dû assurer pendant 6 mois l’intérim de la subdivision des Herbiers ! »
En 2005, Benoit se recentre légèrement en devenant chef de la subdivision territoriale d’Angers (FR 49 - Maine-et-Loire). « Une assez grosse unité essentiellement urbaine issue du regroupement de 2 subdivisions territoriales ».
Promu ingénieur divisionnaire des TPE (ce qui, à 34 ans, est une belle performance ! ) il concrétise en 2008 en rejoignant le comité de direction de la DDE (puis DDT) des Hautes-Pyrénées (FR 65) comme chef du service “Énergies, risques et conseil en aménagement durable“. Une affectation immédiatement placée au Très-Haut niveau puisque les 5 premiers mois ont été presque exclusivement consacrés à l’accueil du Pape à Lourdes ! Quelques années plus tard c’est en gestion de crise que Benoit doit se montrer efficace. « De juin à décembre 2013, je suis devenu par nécessité, chargé de mission “Crues exceptionnelles“ pour faire face aux conséquences dramatiques des crues qui ont frappé le département les 18 et 19 juin faisant 2 morts et des dégâts matériels colossaux ! Il est particulièrement saisissant de se remémorer comment pendant ces 6 mois, plein de gens ont bossé ensemble pour remettre en état le territoire. »
En 2014, Benoit prend le poste de chef du service “Environnement, ressource en eau et forêt“ de la DDT 65. « Je me suis passionné pour ce poste essentiellement régalien mais aussi politique et technique notamment dans le domaine de l’eau. On peut dire que mon travail aurait pu s’intituler : extincteur de conflits, essentiellement avec les agriculteurs, les élus et les professionnels ! Il n’était pas question de faire des miracles mais de progresser ensemble. Nous avons même réussi à faire signer par tous les acteurs une charte pour l’entretien des cours d’eau ! »
Benoit devient, en 2018, directeur adjoint du Cerema Sud-Ouest avec responsabilité d’encadrement sur une structure de 140 agents repartis sur deux sites. « Comme prévu, une semaine après mon arrivée, le directeur a quitté le service et je me suis retrouvé directeur par intérim pendant quelques mois, fort heureusement, avec l’appui efficace des cadres du service. L’entente s’est parfaitement installée avec le nouveau directeur à tel point qu’à son départ en 2022, c’est lui qui m’a proposé pour lui succéder compte-tenu de l’expérience acquise. »
De fait, Benoit prend son poste actuel en mai 2022 et son parcours lui vaut de devenir en janvier 2023 ingénieur des ponts, des eaux et des forêts (IPEF).

La mission StarITPEtrek mesure tout le chemin parcouru par Benoit depuis sa boîte de jouets et ses modèles réduits d’engins de chantier ! Elle s’est étendue à maintes reprises sur l’incidence déterminante des rêves d’enfant tout au long de la vie personnelle et professionnelle et tout le bienfait qu’il y a à les vivre. Et, dans le cas de Benoit, en plus, c’est avec la bénédiction papale !


« Les ITPE apprennent à apprendre (et à s’adapter) ! »

Florian PERRON

Florian PERRON est chef du service “Eau et nature“ de la DDTM 33 à Bordeaux.

Il est une question à laquelle la mission se gardera bien de répondre… les origines Bordelaises  sont-elles réellement un handicap ? Florian, lui, n’a pas eu vraiment à se la poser puisque qu’il est né à Paris, et même si il a rejoint la colonie Bordelaise dès l’âge de 6 ans pour y dérouler scolarité et classe préparatoire “Maths et technologie“ au lycée “Gustave Eiffel“.
Florian choisit d’intégrer l’ENTPE au sein de la 47e promotion essentiellement parce qu’il n’avait « pas envie d’avoir à vendre quelque chose ou quelqu’un » (notamment lui bien sûr !). Il choisit donc le service public et une voie d’approfondissement (VA) “Aménagement et gestion urbaine“. « J’ai suivi également pendant 2 ans les enseignements de l’école d’architecture. L’architecture est enseignée comme un métier artistique et il a bien fallu me rendre à l’évidence que je suis plus technique et logique que créatif. . »
Pour sa première affectation, en 2002 et dans le prolongement de sa VA, Florian rejoint les rangs de la Direction Départementale de l’Equipement et de l’Agriculture (DDEA - préfiguration de la DDT) de l’Oise (FR 60) comme responsable d’une unité “Aménagement urbain et ingénierie publique“ à Beauvais.
« J’ai connu une bonne entrée en matière dans un département essentiellement rural mais aussi très tourné vers Paris, et donc avec des projets en nombre… mais sans oublier la nature ! A Beauvais, préfecture du département, un des panneaux marquant la limite communale donne directement sur les champs ! » 
Sans quitter l’Oise, Florian devient en 2005 adjoint à la cheffe de Service “Aménagement, urbanisme et énergie“. « J’y ai appris beaucoup, car avec 5 unités (urbanisme, application du droit des sols (ADS), contentieux, risques, et études) et au total 35 agents, notre service était un peu le “couteau suisse“ de la structure alors que nous traversions successivement les réformes consécutives à l’abandon progressif de l’ingénierie publique… »
Dans ces conditions, Florian prend goût pour la gestion budgétaire et les chiffres plus généralement. Il choisit donc de s’orienter vers les activités support et retrouve Bordeaux en 2010, au sein de la Direction Interdépartementale des Routes (DIR) “Atlantique“ comme conseiller de gestion et de modernisation auprès de la direction. « Un poste que j’ai beaucoup apprécié par son positionnement, son travail de prospective et sa réelle autonomie avec le sentiment d’oeuvrer globalement pour le bon fonctionnement de la structure. J’ai beaucoup travaillé aussi sur le déploiement d’un management par la qualité pragmatique sans la certification qui conduit souvent à placer le respect de la méthode au-dessus du résultat réel »
Mais Florian ne néglige pas pour autant la technique. En 2013, toujours au sein de la DIR Atlantique, il devient chargé de maîtrise d’ouvrage et prend en charge des projets d’aménagements des infrastructures nationales, sur la Route Nationale 10 et dans les Pyrénées-Atlantiques (FR 64). « Passionnant ! J’y découvre notamment les procédures environnementales et plus généralement le rôle régalien du service. L’occasion également de belles empoignades avec la SNCF à cause de ses projets d’aménagements… » 
Promu ingénieur divisionnaire, Florian retrouve les rangs de la DDTM de la Gironde comme adjoint à la cheffe de service “Maritime et Littoral“ et chef de l’unité “Gestion de l’espace maritime et littoral“. Et ce faisant, il réalise le rêve professionnel de tout bordelais qui se respecte… car les bureaux de son service sont situés à Arcachon (sur le Bassin donc ! ). « Il m’a fallu 1 apprendre de nouvelles réglementations relatives à la sécurité alimentaire ainsi que le Code rural et de la pêche maritime. J’aime à penser que j’étais le “gardien des huîtres“ ! En plus, les locaux disent que le Bassin, “c’est comme la Corse… mais avec l’eau au milieu.“ Il y a une très forte concentration d’égos et d’enjeux politiques ! Toute activité est prise dans un conflit d’usage, très enrichissant car la recherche de l’intérêt général devient alors une vraie boussole!»
Sur son poste actuel depuis 2021, Florian a regagné Bordeaux et encadre un effectif d’une trentaine de personnes. « Le service est bien organisé et les agents sont très compétents; et c’est heureux car la pression est forte et les dossiers nombreux et lourds en matière de gestion quantitative et qualitative de l’eau mais aussi de protection de la nature et de la biodiversité. »

Le parcours de Florian témoigne à nouveau de la diversité des domaines de travail ouverts par l’ENTPE et offerts aux ITPE sous
réserve évidemment que leur mobilité soit facilitée et reconnue par l’enrichissement personnel et professionnel qu’elle procure.
Par contre, le commandant de bord de l’ISS ENTerPrisE n’avait pas capté qu’il aurait pu devenir un jour « gardien des huitres »… un
vrai problème de conscience car il en serait plutôt prédateur !

Des concepts novateurs : l’Ostréiculture de montagne et le Pêcheur-cueilleur
Souvent, trouver des images qui marquent ses interlocuteurs permettent de poser les enjeux. Au-delà du jeu d’esprit si chers
au commandant de bord de l’ISS ENTerPrisE, quand ces images parlent aux interlocuteurs, on a la satisfaction d’avoir bien
compris et synthétisé les enjeux autour de la politique que l’on porte.
Je vous propose donc l’ostréiculture de montagne.
Définition : une ostréiculture qui se fait sur un parcellaire issu d’une histoire ancienne et donc fragmenté comme celui que l’on
retrouve dans les zones de montagne par opposition aux autres bassins de production ostréicole avec des grands carreaux
de plusieurs hectares créés il y a moins de 30 ans.
ou encore pêcheur-cueilleur.
Définition : se dit d’un pêcheur qui souvent ne possède qu’une petite embarcation et qui s’adapte en permanence entre les
produits de la pêche disponibles en fonction de la saison mais aussi des attentes des terriens. Un métier difficile mais un
atout pour se réinventer en ces temps changeants
Florian PERRON

1 Le rédacteur tient à préciser que son correcteur orthographique lui refuse obstinément l’orthographe “Bassaim“qui correspond pourtant au
prononcé local… Le développeur de cette application n’est certainement pas girondin !


« Je m’adapte parce que j’aime apprendre ! »

Christophe CURRIT

Christophe CURRIT est adjoint au chef du service “ Ingénierie routière“ au sein de la DIR Atlantique à Bordeaux.
S’il n’est pas exactement bordelais puisque né à Poitiers sur la planète FR 86 - Vienne, Christophe le clame haut et fort : « Bordeaux est la plus belle ville du monde ! » Il faut reconnaître qu’il y a atterri dès l’âge de six ans pour ne plus la quitter jusqu’à la fin de ses études universitaires sanctionnées par un DEA (1994) puis un doctorat en Mécanique (1997).
Si sa thèse sur “La mesure de la ténacité de matériaux composites Céram/Céram“ ne pourra être menée à son terme, la faute à une réduction conjoncturelle de postes de maîtres de thèse, on ne peut pas qualifier Christophe d’inactif… Pendant 7 années il exerce comme pion dans les lycées de la Gironde et des Landes, puis, pendant 2 années, comme vacataire à l’IUT de Talence (FR 33). « En examinant l’état d’avancement des recherches des différents laboratoires, je me suis construit une séreuse compétence en matière d’identification des problèmes ! »
Dans le même temps, Christophe mène une carrière de sportif de haut niveau en bowling qui le mènera aux portes du championnat du monde en 1999 !
« Mais dans les 2 cas, je manquais de perspectives. Je me suis alors tourné vers les concours techniques de l’administration. »
En 2000, Christophe devient contrôleur des TPE et connait sa première affectation sur la planète FR28 - Eure-et-Loire, à la subdivision territoriale de Chartres Sud-Est de la DDE 28. « Un début très formateur où j’ai appris le management des équipes d’exploitation de la route ainsi que la gestion des entreprises pendant les travaux de voirie. »
Mais l’attraction de la planète FR33-Gironde se fait sentir jusqu’au nord de la Loire ! En 2002, Christophe rejoint son épouse à Bordeaux ainsi que les rangs du Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement (CETE) du Sud-Ouest comme chargé de contrôles au Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées. « J’auscultais des ouvrages métalliques et des ponts à câbles pour en évaluer l’état de corrosion. Je me suis très bien adapté aux ouvrages d’art car j’aime apprendre ! »
Challenge réussi puisque Christophe est recruté sur titre comme ingénieur des TPE en 2005 (50e promotion) et devient responsable de l’unité “Ouvrages d'art métalliques “ du CETE du Sud-Ouest. Il est qualifié 5 ans plus tard de spécialiste du domaine “Ouvrages d’art“.
En 2010, lors de la création des DREAL, Christophe prend l’option de basculer vers la DREAL Aquitaine et devient responsable du service de contrôle de la sécurité des ouvrages hydrauliques. « Un service neuf à organiser par recentrage régional des activités et effectifs locaux auquel a été confié en 2013 une activité supplémentaire de prévision des crues. »
Les réformes s’enchaînent et, en 2016, à l’issue du regroupement des Régions, la DREAL devient Nouvelle-Aquitaine et Christophe chef de sa division “Ouvrages hydrauliques (site de Bordeaux)“. « Le périmètre du service s’est étendu aux digues essentiellement sur le littoral atlantique et son activité à l’appui aux collectivités pour la mise en oeuvre de la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI). Une mobilisation des moyens humains et financiers plutôt bienvenue.»
2018 et concrétise sa promotion sur un poste de chargé de mission en évaluation environnementale et référent pour l’inspection des installations classées pour l’environnement toujours en DREAL Nouvelle-Aquitaine. « Les échanges préalables avec les porteurs de projet ainsi qu’avec les représentants de l’Autorité Environnementale étaient particulièrement intéressants. »
Avec l’intention de retrouver un domaine de travail plus concret, depuis janvier 2023, Christophe a rejoint les rangs de la direction Interdépartementale des Routes Atlantique (DIR A) et de son service “Ingénierie routière“. « Nous avons 30 personnes sur 3 sites sur
des missipns d’assistance à maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’oeuvre et trois chantiers principaux de modernisation du réseau routiers la RN134 (site de Pau), la RN10 (site d’Angoulême) et la rocade de Bordeaux la mise à 2 fois 3 voies vient de se terminer. »
« J’ai pris beaucoup de plaisir sur chacun de mes postes, mais le meilleur a été le premier de contrôleur car en parfaite autonomie !
Je souhaite m’améliorer au fil de l’eau… mais plutôt comme le bon vin… de Bordeaux évidemment ! »

La mission StarITPEtrek a bien expliqué à Christophe que, après avoir rencontré près de 170 ITPE, elle avait identifié une bonne
centaine de « plus belle ville du monde »… Rien n’y fait !… Ceci dit, nous pouvons lui concéder sans compromission que Bordeaux
est incontestablement « la plus gironde » !


« Je suis curieuse de tout ! »

Charlotte GACHON

Charlotte GACHON est cheffe de projets immobiliers au département “Immobilier“ du ministère de la Justice à Bordeaux.

Charlotte a revêtu très tôt une superbe couleur verte puisqu’elle est originaire de Roanne, pas très loin de Saint-Etienne (FR 42 - Loire). Elle y fait toute sa scolarité avec Bac S puis classe préparatoire scientifique. « Je savais que je voulais être ingénieur mais je ne savais pas de quoi ! »
En 2012, Charlotte choisit d’intégrer la 60e promotion de l’ENTPE (2015), opte pour une voie d’approfondissement “Bâtiment“ et, pour “bétonner“ un peu plus ses fondations, suit un cursus parallèle de formation d’un an aux sciences politiques à l’institut d’étude politique (IEP) de Lyon.
« L’ENTPE réunissait des critères déterminants pour moi : une école généraliste avec un panel très ouvert de domaines d’activité, la plus proche géographiquement et une école attractive pour la diversité de ses activités extra-scolaires également. »
L’immobilier de l’Etat est incontestablement le fil conducteur de la jeune carrière de Charlotte. A la suite d’un stage de fin d’études en administration centrale comme chargée de mission “Gestion du patrimoine immobilier de l’Etat“, Charlotte rejoint, en 2015, une première affectation de chargée de mission “Performance énergétique des bâtiments“ au sein du bureau des “Economies d'énergie et de la chaleur renouvelable“ de la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC).
« Un poste en administration centrale me permettait d’avoir une vision globale des textes réglementaires et de leurs mises en application par les acteurs. J’ai ainsi participé à l’élaboration de la directive européenne “Performance Energétique des Bâtiments“ à Bruxelles avec mes interlocuteurs européens. Les sujets en administration centrale restent très administratifs mais intéressants dans la mesure où ils permettent de comprendre les processus décisionnels et l’articulation des différents textes règlementaires. »
En 2018, Charlotte décide d’intégrer les services de la Métropole de Bordeaux en qualité de chargée de mission “Rénovation énergétique, habitat et tertiaire“. « Je souhaitais trouver un poste à Bordeaux pour des raisons personnelles, et ce poste me permettait de mettre en pratique les sujets règlementaires que j’avais traité en administration centrale, concentrée autour de la rénovation énergétique. Après quelques mois sur ce poste, celui-ci ne répondait pas pleinement à mes attentes. J’ai donc recherché assez vite quelque chose de plus opérationnel et concret.»
Depuis 2020, Charlotte semble avoir “trouvé l’ouverture“ sur son poste actuel de chef de projet immobilier au sein du Département Immobilier de Bordeaux (Ministère de la justice). « C’est un poste de conduite d’opération très complet avec le management des équipes projet (maîtrise d’oeuvre, entreprises, prestataires externes, concessionnaires, etc) de la phase programmation à la phase travaux, la représentation de la maîtrise d’ouvrage auprès des juridictions pendant le déroulement des opérations, le pilotage des études de programmation, la rédaction des cahiers des charges en vue de la passation des différents marchés, et également la gestion budgétaire et calendaire des projets. »
« Je suis assez curieuse. Je ne sais pas encore si je resterais dans le domaine du bâtiment toute ma vie, mais pour l’instant ce sujet me plaît beaucoup. J’ai bien l’intention de diversifier mes expériences professionnelles mais ce sera en fonction des opportunités. Il y a tellement de possibilités que je ne sais pas ce que je ferai dans quelques années !»

Charlotte est animatrice du club Nouvelle-Aquitaine de l’Association des ITPE avec Mélanie, Christian, Francis et Chaimae 


La mission StarITPEtrek a eu la chance d’être conviée à la visite d’un chantier urbain, le pôle d’échange multimodal SAINTE-GERMAINE avec présentation de l’opération par des ITPE du bureau d’études SETEC suivie d’un “afterwork“ très convivial.
Salut fraternel et inter-galactique à tous : Aurélie, Béatrice, Benoît, Cécile, Cédric, Charlotte, Christophe, Danielle, Francis, François, Gabrielle, Geoffroy, Guilhem, Jean-Michel (fois 2), Joël, Laurent, Léa, Leila, Léo Paul, Martin, Maxime, Mélanie, Michel, Philippe, Stéphane et Thierry.
Un bien bel équipage !

“Afterwork“ peut se traduire indifféremment par “après-travail“…“apéritif dinatoire“, … voire pour certains “retraite bien méritée“ !


« Nous compliquer le travail, c’est aussi nous aider ! »

Maëlle UGUEN

Maëlle UGUEN est directrice de projets “Prospective et aménagement économique“ au sein de la société publique locale (SPL) “La Fabrique“ de la Métropole de Bordeaux.Quoi de plus solide (car bien arrosé prétendent certains …) qu’un ADN mêlé de Bretagne et de Normandie ? Les scientifiques de la mission StarITPEtrek sont formels, la seule vraie concurrence revient aux chromosomes purement limousins !
Née à Brest (FR 29 - Finistère), Maëlle a grandi à Rouen (FR 76 - Seine Maritime) où elle enchaîne un bac et des classes préparatoires scientifiques. « C’était Médecine ou Prépa, et je ne voulais pas être médecin ! »
A l’issue des concours, Maëlle choisit d’intégrer la 46e promotion de l’ENTPE (2001) et opte pour une voie d’approfondissement “Urbanisme“. « A cette époque, mon père subissait le chômage et j’ai choisi le service public et la sécurité de l’emploi. Mais aussi, pour avoir côtoyé des amis en cours d’études d’architecture, je me suis intéressée à la possibilité de double cursus offerte par l’école d’autant que je souhaitais plus de concret que de théorie. »
Challenge réussi puisque Maëlle est ITPE depuis 2001 et architecte DPLG depuis 2004 (école d’architecture de Paris-La Villette). En 2001, elle a déjà rejoint sa première affectation d’ITPE au Service Technique des Bases Aériennes (STBA) comme chargée d’étude, et chef de l’unité “Plans directeurs d’aménagement du département Bâtiments“ à Bonneuil-sur-Marne (FR 94 - Val-de-Marne).
« Je serais bien restée à Lyon, mais il n’est pas aisé de trouver un 1er poste permettant la poursuite du double cursus. Je ne regrette pas car le STBA est un des rares services où se pratique la maîtrise d’oeuvre avec une vrai culture TPE + Archi. J’ai travaillé avec deux ITPE architectes plus anciens, sur la planification et la programmation des constructions sur les bases aériennes.» 
Avec la « ferme volonté de quitter Paris », Maëlle émigre en 2007 et pose son sac « un peu par hasard » à la DDE (puis DDTM) de la Gironde comme chargée de mission “Rénovation urbaine“, au sein du service “Habitat“. « Je suis très satisfaite de presque tous mes postes. La gestion des opérations et des budgets de l’Agence Nationale pour la rénovation Urbaine avec l’écoute des élus, des bailleurs sociaux et des autres acteurs économiques et sociaux, était passionnante. A Bordeaux spécifiquement car nous devions assurer une parfaite coordination avec les réalisations du tramway. »
En 2012, Maëlle choisit de rejoindre les rangs de l’Université comme chargée d’aménagement opérationnel, au sein de la mission “Opération Campus“.
« La tache était vaste avec l’aménagement des espaces publics (terrains de sports, bibliothèques, etc.) et la rénovation énergétique du plus grand campus de France sur Talence, Pessac et Gradignan. L’occasion de rencontrer tous les utilisateurs principalement les profs et les élèves. Ceci dit, pour être entendue, il faut être docteur en quelque chose ! »
« Un peu par défaut » Maëlle se replie en 2014 sur la DREAL Aquitaine sur un poste de chargée de mission “Bois construction“ au sein du service “Climat énergie“. « Sur le principe, le développement d’une filière économique est très motivant … mais sans moyen ni budget, c’est un peu de la pure animation et cela manque de concret. J’ai recherché assez rapidement un emploi plus opérationnel d’autant que le regroupement des Régions et donc des DREAL, provoquait le déplacement de mon poste à Limoges ! »
En 2016, Maëlle choisit d’intégrer en détachement “La Fabrique“ de Bordeaux Métropole sur son poste actuel. « C’est une Société Publique Locale détenue à 50% par Bordeaux Métropole et à 50% par les autres communes de la métropole. Elle regroupe 35 agents . Sa vocation, sur la base des programmes “Habiter, s’épanouir“ et “Entreprendre, travailler“, est d’aménager les espaces et les équipements publics (voiries et réseaux) de quartiers des communes métropolitaines, choisis en cohérence avec les axes de transport afin de créer du logement et de l’immobilier d’entreprise de qualité et accessible. La Fabrique accompagne également les promoteurs publics et privés choisis pour la réalisation des logements et des zones commerciales et d’activités. »
« Les élus peuvent s’estimer entravés dans leurs projets par les enjeux environnementaux. Mais ils se rendent compte aussi qu’il est quelquefois plus raisonnable d’éviter de réaliser une opération que de mobiliser des budgets importants pour réduire les impacts et/ou compenser les effets négatifs sur l’environnement. En ce sens, compliquer la vie des services, c’est aussi nous aider ! »

Le commandant de bord de l’ISS ENTerPrisE fut en des temps immémoriaux un spécialiste de la séquence Eviter/Réduire/Compenser (ERC) et il apprécie tout particulièrement à sa très juste valeur la conclusion de Maëlle. La Fabrique serait-elle également une fabrique d’élus raisonnables ?

Refuser un poste à Limoges… sans doute le seul manque de clairvoyance de Maëlle !


 

Le plan de vol prévisionnel 2023 de la mission StarITPEtrek


Du 18 au 24 septembre : Papeete et la Polynésie Française (à confirmer)

Le commandant de bord du StarITPETrek
Serge Echantillac
Contact : [email protected] - 06 03 86 16 64