
Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département de la Polynésie française (987)
Voyage 987 : Gémir n’y est pas de mise !
« Veux-tu que je te dise, gémir n’est pas de mise aux Marquises ! »
Bercée par le chant lumineux et profond de monsieur Jacques BREL, la mission StarITPEtrek s’est engagée, en cet automne 2023 de l’hémisphère Nord, dans ce qui demeurera certainement son plus lointain voyage interplanétaire aux extrêmes confins de la Galaxie Terre vers le printemps éblouissant de l’Hémisphère Sud en Polynésie !
Au terme d’un voyage intersidéral dont il nous est difficile de préciser la durée car notre compteur, pourtant gradué en année-lumière, ne comportait pas un affichage de capacité suffisante…, la mission s’est posée successivement sur les astroports de 3 des 5 satellites- archipels de Polynésie Française : les Marquises (Nuku Hiva et Hiva Oa), les Tuamotu (Tikehau) et l’archipel de la Société (Moorea et Tahiti).
« Et passent des cocotiers qui écrivent des chants d’amour ! … »
Des escarpements battus par l’océan aux îles Marquises, en passant par les étroites langues de corail désertes aux lagons cristallins des atolls des Touamotou, jusqu’aux majestueuses baies de l’île de Moorea dominées par le mont Rotui et les reliefs dentelés des caldeiras des volcans éteints, avec les cocotiers comme trait d’union, c’est le mot enchantement qui vient immédiatement à l’esprit.
L’isolement de la plupart des 118 îles ainsi que l’absence d’infrastructure pour près de la moitié ont préservé tout à la fois leurs natures propres, leurs cultures très ancrées et revendiquées et, au final, leurs qualités de vie si diverses et attachantes !
« Le rire est dans le cœur, le mot dans le regard, le cœur est voyageur, l'avenir est au hasard ! »
L’enchantement nait aussi du contact amical et convivial avec les habitants. L’exemple de l’archipel des Marquises est particulièrement révélateur. Il en compte à peine 9.300 répartis sur un chapelet d’une douzaine d’iles aux reliefs vertigineux, toutes d’origines volcaniques et très isolées à proximité de l’équateur, au beau milieu de l’océan Pacifique.
Inutile de préciser que même sur les îles les plus peuplées (Nuku Hiva environ 3.000 habitants et Hiva Oa près de 2.000), la vie s’est organisée de tout temps dans une proximité de villages blottis au fond des vallées.
A l’origine, la survie s’est faite d’échanges de proximité immédiate quasi-familiaux, et à ce point naturels qu’en langue marquisienne originelle, le mot “merci“ n’existe pas ! Cette anecdote illustre à merveille l’accueil réservé à l’équipage par les îles de Polynésie, gravé dans la roche volcanique de l’île d’Hiva Oa sous la forme du “Tiki souriant“ !
« …Et par manque de brise le temps s’immobilise ! »
Quittant l’espace d’un voyage les sentiers battus de l’exploration purement scientifique, la mission StarITPEtrek a parfaitement ressenti à plusieurs reprises cette sensation, et pas seulement par manque de brise.
Le temps s’est immobilisé lorsque, sur l’île de Nuku Hiva, l’équipage est allé à la rencontre d’un des derniers spécimens identifiés de la race de “Subdivisionnarius Territorialis“ plus communément appelé “Ingénieur Subdivisionnaire“ que l’on croyait disparu brutalement autour de l’an 2010 de notre ère, balayés par la chute en métropole du météore “RéATE“ (réorganisation de l’administration territoriale de l’Etat).
Le temps s’est suspendu lorsque deux tortues marines sont venues saluer l’équipage en (longue !) pause sur une plage quasi-déserte de l’atoll de Tikehau.
Le temps s’est arrêté comme par magie lorsque la mission a posé son véhicule d’exploration sur la rive de la baie d’Opunohu à Moorea et qu’une colonie de baleines à bosse est venue émerger et s’ébrouer à proximité du rivage !
Tout au long de ce voyage lointain, la mission StarITPEtrek a ressenti un véritable bien-être, au point d’espérer trouver un jour le moyen d’immobiliser définitivement le temps sans avoir à attendre un hypothétique « manque de brise » !
« La polyvalence est un véritable atout ! »
Jérôme PEYRUS est chef de la Subdivision des Iles Marquises au sein de la Direction de l’Equipement (DEQ) du Ministère des Grands Travaux et de l’Equipement de Polynésie Française à Taiohae (île de Nuku Hiva).
Certains terroirs sont-ils plus propices à la pousse des ITPE ? Nous sommes en droit de nous poser la question en constatant que Jérôme est originaire de la petite colonie de Sagelat, proche de Sarlat, sur la planète FR 24 - Dordogne. Or, cette commune à peine forte de 305 habitants au dernier recensement, a vu naître une deuxième ITPE, en la personne de Vivien LAPEYRE rencontré cette année sur la planète FR33 - Gironde. La réputation de la Dordogne et de ses excellents produits n’est pas usurpée !
Rien ne semblait prédisposer notre Sagelacois à un quelconque isolement exotique ! Après un cursus scolaire à Sarlat puis une classe préparatoire Techno à Bordeaux (FR33), il intègre en 1994 le cycle de formation des techniciens des TPE et l’ENTE d’Aix-en-Provence (FR13). « J’ai eu assez tôt des affinités pour le Génie Civil avec un oncle agent d’exploitation et au contact des services techniques de Sagelat car mon père en était le maire ! »
Pas vraiment de cocotier non plus dans un début de carrière plutôt urbain… Jérôme intègre en 1996 la DDE de l’Essone (FR91) comme technicien à la cellule « Informatique et bureautique ». « La liste des postes proposés était restreinte et la proximité de Paris facilitait mes déplacements vers le sud ! Un premier poste intéressant mais je n’avais pas l’intention de faire carrière dans l’informatique »
De fait, Jérôme entame dès 2000 une migration vers des cieux plus océaniques, et devient adjoint au chef et responsable du bureau d’études de la subdivision territoriale et maritime de Saujon (FR17). « La féroce tempête de 1999 avait fait de gros dégâts sur la voirie départementale et sur les digues du littoral. La remise en état occupait l’essentiel de notre plan de charge comme sur le site de Talmont avec l’Architecte des Bâtiments de France. Un poste formateur et techniquement très utile pour mes chantiers routiers actuels !»
Mais le « rêve d’Outre-Mer » chatouille désormais Jérôme… En 2003 il franchit le pas et devient adjoint au chef de la subdivision territoriale et maritime de Saint-Pierre sur FR 972 - Martinique. « Le même poste qu’à Saujon. Je cochais toutes les cases ! »
En 2006, Jérôme est lauréat du concours professionnel d’ITPE et intègre la 51e promotion du corps. Seulement c’est une réussite qui signifie un retour dans l’hexagone ! Après 6 mois à l’ENTPE, il inaugure son parcours d’ingénieur par un poste en centrale à la sous- direction des systèmes d'information maritimes comme chef de projet “assistance à maîtrise d’ouvrage“. « En quelque sorte un retour à mes débuts avec notamment comme mission la construction de logiciels pour répondre aux besoins des services. »
Quelques années plus tard, la “grande histoire“ croise et détermine le parcours de notre ingénieur ! Le Président Chirac promet la construction d’une piste d’aviation pour desservir l’île de Futuna et, en bon limousin, il tient sa promesse ! En 2008, Jérôme est détaché auprès du territoire de Wallis et Futuna et il “atterrit“ dans le pacifique comme adjoint au chef du service des travaux publics. « La construction de la piste de Vele dans le royaume d’Alo s’est plutôt bien passée mais en absence de cadastre, s’est heurtée au droit coutumier. Sans la totalité des emprises, elle n’est que partiellement exploitée. La réalisation du quai de Leava dans le royaume de Sigave a connu le même sort. Il n’est toujours pas achevé !. Mais tout cela m’a valu régulièrement de boire le kava avec les chefferies de Futuna! »
C’est donc “particulièrement kava-détendu“ qu’en 2010 Jérôme aborde cette fois les rivages de l’océan indien. Il rejoint la DDE de la Réunion comme chargé de mission “Sécurité routière et sécurité défense“ puis adjoint au chef du service “Préventions des risques naturels et routiers“ lorsque la DDE devient DEAL en 2011. « Au sein d’un gros service, certainement le poste le plus formateur pour moi avec un important volet défense au contact du chef d’état major de zone, de la préfecture et des collectivités. Notre polyvalence est un atout considérable.»
Après avoir « bien fait le tour du poste », Jérôme, définitivement atteint par le virus ultra-marin, mène sa pirogue en 2014 vers la Polynésie Française. Détaché au Territoire il y intègre la Direction de l’Equipement comme chef de la subdivision “Études et travaux maritimes“, puis chef de l'arrondissement maritime en 2017. « Les collectivités sont quasiment le dernier lieu de pratique de l’ingénierie et ici les besoins sont très importants. Sur 118 îles, seules 42 ont une piste d’aviation et il y en a encore sans aucune infrastructure ! »
En 2018, promu ingénieur divisionnaire, Jérôme revient “mouiller“ en Atlantique comme chef de l’unité territoriale de Saint Barthélemy et Saint Martin en DEAL Guadeloupe. Cette fois, le contexte est très dur ! Après le passage du cyclone IRMA le 6 septembre 2017, l’île de Saint-Martin est dévastée et Jérôme doit aussi reconstruire une subdivision de l’Etat fermée en 2007 au profit de la collectivité… « Avec des difficultés considérables pour recruter les compétences nécessaires mais un soutien de la DAEI de Guadeloupe et un appui crucial de la Préfète, nous avons mis au point un PPR “Submersion“ dont les réunions publiques se tenaient sous la garde de la Gendarmerie ! Sous pression permanente, j’ai dû partir après avoir reçu des menaces personnelles ! »

Jérôme est donc depuis 2020 ce “subdivisionnaire du bout du monde“, rencontré par la mission StarITPEtrek sur le caillou de Nuku Hiva un peu perdu dans l’immensité de l’océan Pacifique… Proprement fascinée par la majesté naturelle et foisonnante des îles Marquises, la mission lui décerne sans le moindre doute la médaille d’or interplanétaire de la plus belle vue depuis la fenêtre du bureau !
Chaque territoire est riche de ses spécificités, de son histoire, de ses usages, de ses coutumes, de ses habitants. L’exercice de nos missions est toujours un équilibre entre les exigences réglementaires et cette réalité de chaque territoire qui doit être respectée pour aboutir à des réalisations adaptées et des positions partagées. Malgré les difficultés parfois rencontrées, chaque poste reste une belle expérience et l’occasion de rencontres aussi belles qu’improbables.
Jérôme PEYRUS
« Prendre le temps et aller au bout des postes ! »
Mathieu POTY est chef de la division “Patrimoine, logistique et ingénierie“ du Service d’Etat de l’Aviation Civile (SEAC) de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) en Polynésie Française à Papeete (île de Tahiti).
Natif de la colonie de Cambrai sur la planète FR59 - Nord, Mathieu passe sa jeunesse et sa scolarité sur FR60 - Oise à Creil. Son orientation professionnelle lui est suggérée par un professeur de classe terminale qui l’incite à poursuivre après le bac sur la voie scientifique. Il intègre en 2007 une classe préparatoire “Physique et Sciences de l’Ingénieur“ à Lille (FR59), et, au final, rejoint la 57e promotion de l’ENTPE (2012).
Au risque (modéré !) de jouer avec les mots, on peut dire qu’alors, Mathieu a été touché par la “loi des Séries“… « A l’époque, je me passionnais pour la série américaine “Prison Break“ dont un des personnages principaux est ingénieur - architecte, avec des intrigues souvent liées à des évasions de prisons. Cela m’a certainement influencé lorsque j’ai choisi d’intégrer l’ENTPE et sa voie d’approfondissement “Bâtiment“ ! Rétrospectivement, je n’ai aucun regret car la formation à l’ENTPE est excellente.»
Mathieu complète sa formation par un stage de recherche sur les normes de constructions en zones à risques d’incendie à l’University of Western de Sydney en Australie (2011) avant de connaître sa première affectation en 2012 comme chargé de mission “Plan Bâtiment“ au sein de la DREAL Picardie à Amiens. « Je recommande ce type de poste pour un début de carrière car il permet de comprendre l’organisation de l’Etat, de s’y situer par des contacts avec toutes les représentations ministérielles locales, avec les Préfectures et le SGAR et de développer un important travail en réseau avec les services départementaux. J’y ai également découvert le volet budgétaire et comptable dont la connaissance est indispensable. »
Mathieu s’est donné comme ligne directrice de « prendre le temps et aller jusqu’au bout des postes ». Il aurait donc volontiers prolongé cette première affectation pour en faire complètement le tour, mais en 2015 la Réforme Territoriale portant notamment création des grandes Régions aboutit pour ce qui le concerne à la suppression pure et simple de son poste !
En 2016, Mathieu rejoint, au ministère des Armées, les rangs du service d'infrastructure de la défense Ile de France (ESID IDF) comme chef de projets au sein du pôle “Conduite des opérations de Paris“. « Des copains de promotion travaillant déjà sur des postes au ministère des Armées m’avaient évoqué cette opportunité et elle me permettait de conserver une proximité géographique avec ma famille. En fait, je considère que c’est, pour l’instant, mon poste le plus passionnant et le plus concret basé sur la conduite d’opérations de construction ou de rénovation des bâtiments. »
Mathieu se frotte pendant cette période à des projets prestigieux, sensibles et complexes. « Après une mise en jambe avec la rénovation de l’Hôpital d’Instruction des Armées (HIA) Bégin à Saint-Mandé (FR94 - Val-de-Marne), nous nous sommes attelés à celle du HIA du Val-de-Grâce, boulevard du Port-Royal à Paris avec comme interlocuteur principal l’architecte en chef des monuments historiques. Vraiment pas le temps de s’ennuyer d’autant que nous avons eu droit à quelques unes dans la presse parisienne…»
Après 4 années sur ce poste, Mathieu a « dans l’idée de voir autre chose… » tout en ne perdant pas son fils conducteur du Bâtiment avec une affinité prononcée pour le volet technique. « Enfin, j’ai développé progressivement un vif intérêt pour l’environnement et la lutte contre le dérèglement climatique, d’un point de vue personnel comme professionnel. »
Tenté dans un premier temps par un séjour sur FR 974 - Réunion, Mathieu opte finalement pour la Polynésie Française où il rejoint son poste actuel le 3 juillet 2020… par le premier vol rétabli après les restrictions liées à l’épidémie de COVID. « A mon arrivée, j’ai dû rester cloîtré dans mon logement pendant 10 jours avant de pouvoir prendre mes fonctions ! Ma division compte 21 personnes en charge de l’entretien, de la mise aux normes et de l’exploitation du patrimoine immobilier et technique du SEAC/PF. Nous avons réalisé la construction du nouveau siège du SEAC/PF, de son centre social et associatif et nous poursuivons par son futur Centre Technique et Logistique (Réception 2026).»
« Je sais désormais que je ne suis pas parti pour partir d’ici ! J’y suis en contrat jusqu’en juillet 2024 et j’espère bien y poursuivre ma route dans le service public et le bâtiment. »
Mathieu a donc réussi, lui aussi, à réaliser son rêve puisque il est devenu un personnage de l’épisode 9 de la saison 5 de la série “StarITPEtrek“ (le 40e depuis 2019). La production de la série tient à préciser que toute ressemblance avec des personnes vraies et parfaitement consistantes y est totalement assumée, revendiquée et ne souffre aucune contestation. Sa plus grande réussite serait de susciter elle même, de nombreuses vocations d’ITPE ( Ingénieur des Tropiques Polynésiens Exotiques compris) !
« Changer le monde … à mon échelle ! »
Gwendolyne FOUACHE est chargée de projets “Aménagement durable et urbanisme“ au sein des services de la Ville de Puna’auia sur l’île de Tahiti.
« Mon objectif initial était d’intégrer l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC) mais j’ai calé sur les épreuves littéraires. Mon choix premier s’est alors porté sur l’ENTPE en raison de l’éventualité d’un double cursus ingénieur - architecte. »
De fait Gwendolyne décide de rejoindre la 59e promotion de l’ENTPE (2014), opte pour une voie d’approfondissement “Aménagement et politiques urbaines“ et réalise un double cursus en urbanisme à l'Institut d'Urbanisme de Lyon (master recherche). « La formation initiale y est de très bonne qualité même si j’aurais aimé approfondir un peu plus mes connaissances en géomatique. »
En 2014, Gwendolyne rejoint sa première affectation au sein la DDT de l’Oise (FR 60) comme déléguée territoriale adjointe “secteur Ouest“ du département. «Si mon choix était essentiellement géographique, à mi-chemin entre ma famille dans le Nord et mon compagnon en poste à Paris, le poste m’intéressait aussi car il correspondait à mon parcours de formation et il venait d’être créé dans le cadre du “Nouveau Conseil aux Territoires (NCT)“. Malheureusement le climat dans le service était excessivement dégradé et ma situation professionnelle s’est rapidement compliquée. »
Gwendolyne s’oriente donc en 2017 vers la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement, de l’Aménagement et des Transports (DRIEAT) Ile-de-France comme cheffe de projets “Développement durable des territoires“. « Un véritable “premier“ poste passionnant avec deux axes principaux de travail : la promotion du développement durable auprès des collectivités avec des réalisations concrètes et des projets démonstrateurs comme la création d’une ferme urbaine à Romainville (FR93 - Seine-Saint-Denis), et puis le développement de la culture de la participation citoyenne avec un rôle de référente régionale. Mon positionnement transversal au sein de la DRIEAT était idéal dans les deux cas; ce qui m’a permis également d’initier le dispositif “Particip’action en Île-de-France“ en lien avec l’Association des Maires d’Île-de-France, le Cerema et la Préfecture de région, et de participer à l’Observatoire Francilien des objectifs de développement durable. Le tout en interférence avec l’épidémie de COVID… Je n’ai vraiment pas chômé pendant le confinement ! »
Mais dans le même temps, Gwendolyne et son compagnon se sont construits un tout autre projet : faire une pause sabbatique d’une année et voyager en Asie du Sud-Est et en Océanie. En 2021, tous les deux se mettent officiellement en disponibilité de l’administration, ils clôturent le bail de leur logement et sont sur le départ avec des billets en aller simple pour la Polynésie française… mais la COVID provoque ensuite la fermeture des frontières de ce territoire du Pacifique Sud… « Notre situation était un peu délicate mais le miracle est venu rapidement. Mon compagnon a été retenu pour un contrat de travail dans les services du Pays de Polynésie française et nous avons donc pu rejoindre Papeete tout en nous promettant de remettre à plus tard notre projet de voyage ! »
En fin d’année 2021, Gwendolyne, de son côté, rejoint son poste actuel au sein des services de la Ville de Punaauia. « Le réseau des ITPE sur place m’a aidé et m’a rapidement permis de savoir auprès de qui chercher un emploi. Et il s’est avéré que les besoins en compétences de la Direction Générale des Services de la ville de Punaauia recouvraient les domaines de mes postes précédents : la planification urbaine, le développement durable, la participation citoyenne et la promotion d’une approche interne transversale. Bien sûr, les préoccupations d’une commune résidentielle de l’agglomération de Papeete sont bien différentes de ce que l’on peut connaître en métropole. La commune est très ambitieuse et la barre risque d’être assez haute. Mais les projets sont passionnants et mon ambition personnelle est toujours de faire évoluer le monde… à mon échelle ! »
« La vie c’est ce qui arrive quand on a d’autres projets » chantait John Lennon… Nul doute que Gwendolyne et son compagnon auront l’occasion d’en mettre au point de nouveaux y compris à base de voyages interplanétaires !
Mais la mission a eu connaissance d’indices concordants démontrant que leur adaptation en Polynésie pourrait les conduire à adapter leur trajectoire… Gwendolyne est à notre connaissance l’unique ITPE qui pratique la danse tahitienne au point de se produire sur la grande scène de Papeete avec le Heiva des Ecoles (en langue locale Ta'uPiti ana’E, ce qui est un indice supplémentaire…) !
La mission suggère à l’ENTPE de mettre immédiatement à l’étude la création d’une voie d’approfondissement délocalisée : l’ Ecole Nationale de Tamouré Polynésien Epanoui !
