Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département du Lot (46)

Published on November 28, 2024

Un Lot haut du patrimoine . . . !

 
La planète FR 46 - Lot et sa colonie principale Cahors recèlent nombre de trésors de notre patrimoine national comme le magnifique pont médiéval Valantré, les villages de Rocamadour et de Saint-Circq-Lapopie et le gouffre de Padirac, et bien d’autres! Mais chacun sait que la mission StarITPEtrek pour la part touristique de son périple inter-stellaire, ne prétend pas être exhaustive, mais apprécie particulièrement les curiosités locales, à plus forte raison si la rencontre s’avère fortuite.
C’est ainsi qu’en déambulant “le nez au vent“ dans le centre de Cahors, notre équipage est tombé sur une signalisation de direction pour le moins énigmatique. Il n’en fallait évidemment pas plus pour notre équipe de scientifiques pour se lancer à la recherche “du pourquoi et du comment“ et en tirer les enseignements essentiels.
Une première vérification rassura la mission : ce n’est pas le parking qui bénéficie d’un classement au titre des Monuments Historiques !
Pour le reste, la mission n’eut pas à chercher bien longtemps… Il se trouve qu’historiquement, Cahors se connaissait un théâtre romain dit “des Cadourques“. Construit dans la première moitié du 1er siècle, sans doute sous le règne de l'empereur Claude, il fut révélé par des fouilles menées en 1839 et même classé au titre des Monuments Historiques. Mais il fut détruit et comblé par son propriétaire entre 1860 et 1863…
Ce que Cahors ignora jusqu’en 2003, c'est qu’elle recélait également un amphithéâtre romain. Ce sont les premiers travaux de creusement d'un parking souterrain qui ont mis en évidence les vestiges de son mur extérieur sur une longueur de 50 m. Cette découverte fait de Divona Cadurcorum l'une des villes de Gaule, peu nombreuses en dehors de la Gaule narbonnaise, qui possèdent à la foi un théâtre et un amphithéâtre.
Le mystère éclairci pour ce qui concerne Cahors, nous projète inévitablement dans une réflexion plus générale sur le rapport entre la création d’infrastructures modernes et la mise à jour de trésors archéologiques de notre patrimoine.
L’exemple de Cahors montre clairement que, sans la création du parking souterrain, l’existence de l’amphithéâtre n’aurait jamais été révélée.
De même, selon l’expérience de notre commandant de bord lors d’une vie antérieure sur FR17 - Charente-Maritime, à Saintes, la réalisation de la déviation Sud de la RN 141 mit à jour un site étonnant contenant des milliers de fragments de poteries anciennes, datant probablement aussi de l’époque romaine. La conclusion est identique: sans la réalisation de la déviation, on aurait probablement jamais mis à jour, sur les bords du fleuve Charente, ce qui, selon les archéologues, était probablement la décharge où les potiers de la ville se débarrassaient de leurs échecs et rebuts de fabrication…
 
Devant ces exemples probants, la mission StarITPEtrek suggère aux pouvoirs publics, notamment dans les zones urbaines et péri- urbaines d’engager sans attendre les travaux de réalisation d’un maximum d’infrastructures routières, ferroviaires, aéroportuaires, etc., mais aussi de bâtiments et de zones et centres commerciaux, de manière à constituer ou conforter leur patrimoine historique le plus conséquent possible et à pouvoir développer le tourisme associé.
On imagine les effets économiques bénéfiques et les créations d’emplois d’un tel plan de mise à jour et de sauvegarde des sites historiques et archéologiques en France ainsi que ses incidences touristiques avec les accès facilités par les infrastructures créées.
La mission StarITPEtrek s’est même plu à imaginer, comme cela semble possible pour l’amphithéâtre de Cahors, des sites et des musées visitables sans que les touristes n’aient à quitter leur véhicule…
Un concept novateur de “drive-in muséum“ en quelque sorte !
Dans un tel contexte, les besoins en Ingénieurs des Travaux Patrimoniaux Encastrés seraient immenses !

« Me battre pour l’environnement ! »

Paul DESHORS

Paul DESHORS est chef de la mission “ Connaissance “ au sein des services de la DDT du Lot à Cahors.

Certains d’entre nous ont vraiment eu de la chance ! De fait, les racines de Paul sont limousines et plus particulièrement corréziennes. La petite planète FR 19 est, comme chacun sait, une terre particulièrement fertile qui a vu pousser au moins 2 papes et 2 présidents de la République Française. Natif de la petite colonie de Le Lonzac, dans le parc naturel régional de “ Millevaches en Limousin “, avec un père agriculteur et une mère institutrice, il n’est pas surprenant de le voir développer ensemble une certaine sensibilité environnementale et une excellente scolarité, en collège à Treignac puis en lycée à Tulle, couronnée par un baccalauréat scientifique avec mention Très Bien.
Tout naturellement, Paul entre en 2015 en classe préparatoire aux grandes écoles au lycée “ Pierre de Fermat “ à Toulouse (FR31).
« Au terme de la prépa, j’ai choisi d’intégrer l’ENTPE à cause de ma sensibilité aux questions écologiques et après avoir bénéficié d’une séance dite “ Infotaupe “ au cours de laquelle des anciens élèves du lycée ayant intégré l’école sont venus nous en parler. Je suis très satisfait d’avoir fait ce choix, la formation à l’ENTPE est très complète et j’ai particulièrement apprécié l’enseignement complémentaire entre les sciences dures et les sciences sociales. »
Paul appartient donc à la 65e promotion de l’ENTPE (2020) avec une voie d’approfondissement “Aménagement et politiques urbaines “« Mon fil conducteur est incontestablement l’aménagement durable du territoire ! » Cette conviction, Paul a eu l’occasion de la conforter par un master “Ville et environnement “, mais aussi de la mettre à l’épreuve au cours d’un stage à l’étranger dans la galaxie indonésienne et sa capitale Jakarta, sur des thèmes très “ économie “ que sont le développement des ressources en nickel et le recyclage des déchets papier. « J’ai eu le sentiment désagréable de participer à un certain néo-colonialisme au nom de la transition écologique… »
Dès sa première affectation en 2020, Paul rejoint les rangs de la Direction Départementale des Territoires du Lot, comme responsable du domaine “ Études territoriales “. « Initialement, mon poste couvrait le suivi de la programmation, de la production et de la communication d’un programme d’études générales et territoriales. En 2023, une réorganisation interne m’a confié la responsabilité supplémentaire de l’unité “ SIG “ (système d’information géographique). Mon unité actuelle regroupe 7 agents et je fais donc aussi mes premières armes en management ! »
En 2022, Paul, qui souhaitait accroître la part écologique de ses fonctions, est devenu animateur du déploiement des “ Fresques du Climat “ au sein de la DDT 46.
« Il s’agit de développer dans le service une sensibilité au changement climatique et à l’écologie en animant des ateliers internes sur ces sujets. »
Pour l’avenir de court terme, Paul aimerait donner « un peu plus d’impact écologique » à ses activités professionnelles et se tourner vers des missions sur la transition écologique au plus près des territoires.
A plus long terme, il se pourrait bien que l’attachement de Paul au sol limousin vienne entrer en résonance avec ses aspirations à agir concrètement et directement sur le terrain pour la préservation et l’exploitation durable de son environnement de prédilection.
Sa conviction est telle qu’il nous a confié examiner une option de retour à la terre, doublée d’un engagement politique et écologique local sur FR19 - Corrèze.
La mission StarITPEtrek est particulièrement reconnaissante à Paul de s’être ouvert sur ses projets qui suscitent au sein de tout l’équipage le plus grand respect, et elle lui souhaite le meilleur des vents. Le commandant de bord de l’ISS ENTerPrisE rappelle régulièrement à ses troupes la phrase par laquelle Oscar Wilde soulignait l’importance de l’instinct et du raisonnement personnel dans les décisions de la vie :
« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris ! »
 
Agir pour une alimentation durable :
Les thématiques agricoles et alimentaires sont des sujets qui m’intéressent particulièrement dans la mesure où ils sont à la croisée de nombreux enjeux sociétaux qui me préoccupent tous : lutte contre le changement climatique, adaptation à ses effets, effondrement de la biodiversité, qualité de l’eau, accès à une alimentation saine pour l’ensemble de la population, revenus des agriculteurs, réindustrialisation et redéveloppement d’un artisanat local…
Je profite de cette tribune pour mettre en lumière un concept qui fait de plus en plus parler de lui et qui commence à être expérimenté dans certains territoires : la sécurité sociale de l’alimentation. Le principe général (qui peut être décliné avec des adaptations selon les expérimentations) consiste en l’accès à des produits alimentaires sains (pour la santé et pour le territoire) en échange de cotisations, proportionnelles aux revenus. Basé sur un parallèle avec la sécurité sociale « classique », qui permet à tout le monde de se soigner, ce concept pose la question : « voulons- nous continuer à vivre dans une société où les plus précaires ne mangent pas à leur faim et où une partie de la nourriture que nous consommons est génératrice de nombreux problèmes de santé et pour l’environnement ? »
Paul DESHORS

 


« Devenir ITPE m’a ouvert des perspectives ! »

Vincent CAPPELLE

Vincent CAPPELLE est responsable de l'unité “ Prévention et promotion de la santé-environnementale “ au sein des services de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de la région Occitanie à Cahors.

Vincent est sans conteste possible le Ch’ti de notre étape Lotoise et principalement Cadurcienne. Il est en effet originaire de la colonie d’Armentières sur FR59 - Nord où se déroule toute sa scolarité avec, en conclusion, en 2004, un baccalauréat scientifique, spécialité physique-chimie, avec mention, au lycée Paul-Hazard.
La suite est un peu moins courante chez les ITPE et pourrait se traduire en langage des courses hippiques par “ faire l’extérieur “. En effet, Vincent enchaîne par une licence en “ Biologie cellulaire et physiologie “ à l’université de Lille (2007).
« Initialement, j’avais beaucoup d’intérêt pour les Sciences de la Vie et de la Terre et je m’imaginais assez bien en chercheur dans un laboratoire de biologie. Malheureusement, après l’obtention de ma licence, j’ai compris que les cursus menant au domaine de la recherche étaient peu nombreux et très concurrentiels. J’ai donc souhaité poursuivre mes études dans une formation en phase avec mes compétences, mais plus en adéquation avec les attentes du monde professionnel ».
Vincent choisit donc de s’orienter vers l’institut polytechnique Lasalle de Beauvais sur FR60 - Oise, et il obtient en 2010 un diplôme d’ingénieur en agriculture, spécialité “ Agro-écologie, eaux et territoires “. « Avec cette formation, j’ai réalisé que je ne souhaitais pas travailler dans les grandes filières de production des grosses coopératives de l’industrie agro-alimentaire, mais poursuivre dans le droit fil de ma spécialisation sur les sujets de l’agro-écologie et de l’environnement. »
Le début du parcours professionnel de Vincent est lui aussi peu banal. Il devient en effet animateur syndical au sein des Jeunes Agriculteurs d’Indre-et-Loire (FR37) fin 2010, puis au sein de la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA) du Pas-de-Calais en 2012. « Mon travail portait plus particulièrement sur le suivi des dossiers environnementaux pour le compte des élus, mais, de fait, dans de telles structures, on est souvent obligé de développer de nombreuses compétences : administratif, juridique, animation, rédaction d’articles, etc. C’est une entrée en matière complète et assez bonne. Par contre, je savais que je ne m’y éterniserais pas car je souhaitais mettre mon travail plus à profit de l’intérêt général que d’une seule organisation professionnelle en particulier. J’étais cependant à l’époque très loin de la Fonction Publique au sein de laquelle aujourd’hui, je me sens parfaitement à ma place ! »
Effectivement, en 2013, Vincent est recruté en CDI de droit privé par l’Agence de l’eau Artois-Picardie comme chargé d’interventions au sein du service “ Expertise ressource en eau et agriculture “ à Douai sur FR59 - Nord. « Je travaillais à l'élaboration et la mise en œuvre de la politique agricole de l’Agence, notamment en matière de lutte contre les pollutions diffuses. Un job très intéressant, car il m’a permis de côtoyer des partenaires multiples, notamment les collectivités territoriales en charge de la production et la distribution de l’eau potable. J’étais également en charge du développement massif de la politique de soutien de l’agriculture biologique souhaitée par l’agence. Un appel à initiative à ainsi été crée et reconduit plusieurs années de suite pour inciter et accompagner de nombreux projets ».
Encouragé par l’Agence de l’Eau qui recrutait désormais essentiellement des ITPE fonctionnaires, Vincent passe et réussit en 2018 le concours dit “de déprécarisation “ du ministère en charge de l’écologie. Après une année complémentaire de stage à l’Agence de l’Eau, il devient en 2019, directement et sans passage par l’ENTPE, ingénieur des TPE de la 64e promotion.
« Même si j’avais déjà l’impression d’œuvrer pour l’intérêt commun avant ma titularisation, ce changement de statut m’a ouvert des perspectives considérables notamment en matière de mobilité. Elle m’a donné la possibilité de pouvoir mieux concilier mon projet de carrière professionnelle et des objectifs de vie personnelle. Mon souhait étant à l’époque de pouvoir découvrir une nouvelle région, notamment le Sud-Ouest et d’y travailler de préférence dans une Préfecture à taille humaine. »
Vincent prend donc en 2020 son poste actuel au sein des services de l’ARS Occitanie basés à Cahors. « Très rapidement après mon arrivée, j’ai du assurer l’intérim sur le poste de responsable “ Santé - Environnement “ . Cela m’a permis de me familiariser avec l’ensemble des activités du service. Désormais, j’ai pu me recentrer sur les missions pour lesquelles j’avais postulé, à savoir l’animation de notre stratégie d’intervention sur le volet « eau de consommation humaine ». Actuellement je travaille avec deux techniciens rompus à nos missions de contrôle sanitaire des eaux potables et de protection des captages. Une part de notre activité est également consacrée à l’animation et au lien avec tout notre environnement institutionnel. Pour l’avenir, je verrai en fonction des opportunités avec néanmoins une préférence pour les villes petites ou moyennes et surtout pour une activité de terrain comme ici !. »
 
La mission StarITPEtrek constate que Vincent, s’il a pris des chemins certes un peu “ périphériques “ pour rejoindre la fonction publique, est animé de convictions et d’objectifs environnementaux communs à bon nombre de jeunes (ou moins jeunes !) ingénieurs des TPE qu’elle a déjà rencontrés.
La mission est également très fière d’avoir rencontré un des tous premiers ITPE issu de l’agriculture biologique !

 


« Je n’en aurai jamais fait le tour ! »

Sébastien TRUQUET

Sébastien TRUQUET est chef de l’unité “ Planification et urbanisme opérationnel “ de la DDT du Lot à Cahors.

Sa modestie dût-elle en souffrir, elle lui va parfaitement bien cette médaille de l’administration territoriale de l’Etat reçue par Sébastien en 2023 !
Bien sûr des Cadurciens trop puristes et forcément grincheux objecteront qu’il est Villemurien d’origine, c’est-à-dire qu’il est natif de la petite colonie de Villemur-sur-Tarn sur la planète voisine FR31 - Haute-Garonne, qu’il a fait ses études à Montauban (FR82 - Tarn-et-Garonne) et que, bac C en poche, il a fait les classes préparatoires scientifiques à Toulouse (FR31).
Mais ce qu’ils ne savent pas ces olibrius, c’est que Sébastien aurait pu ne jamais atterrir à Cahors car son « intention première était de devenir ingénieur en aéronautique » et donc de poursuivre sa voie dans la galaxie toulousaine. « Mais la prépa avec ses tonnes de maths et de physique m’a un peu cassé. J’étais beaucoup plus nature et environnement et j’ai dû renoncer à mon premier rêve ! »
« J’ai choisi l’ENTPE car l’école proposait une large diversité d’enseignements et notamment sur les domaines liés à l’environnement. »
Sébastien appartient donc à la 40e promotion de l’ENTPE (1995), avec une voie d’approfondissement “ Hydraulique et environnement “. « La formation y était parfaite sur tous les domaines techniques, mais je l’ai trouvée un peu trop faible sur le contexte administratif auquel nous allions être confrontés. »
Après un service militaire civil dit “ vert “ au sein de la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) Rhône-Alpes, sur la mise en oeuvre de la Directive Habitats “ Natura 2000 “, Sébastien connaît sa première affectation d’ingénieur des TPE en 1996 au poste de chargé d’études générales dans les services de la Direction Départementale de l’Equipement du Lot (DDE46) à Cahors.
Sans le savoir évidemment, Sébastien vient de faire les premiers pas vers cette fameuse médaille. Il est en effet resté fidèle au Lot et à l’administration de l’Etat sur cette planète, tout au long de sa carrière pendant près de 30 ans. « Il n’était absolument pas prévu que j’y reste, mais j’aurais du me méfier car à mon arrivée, on m’a dit : Si tu viens dans le Lot, tu y restes ! »
En 1997, Sébastien devient responsable du bureau “ Analyse et Développement du Territoire et Système d’information Géographique (SIG) “ et coordonnateur du pôle logement-développement local. « D’emblée, j’ai découvert l’urbanisme, la géographie et l’aménagement du territoire dans un contexte très marqué par l’accompagnement de la réalisation de l’autoroute A
20. Avec le développement des “ Contrats de Terroir “, devenus “ Contrats de Pays “, j’ai appris et apprécié le travail de terrain avec les collectivités et les partenaires locaux, tout en complétant mes connaissances en matière de développement local et durable. C’est à cette époque que j’ai renoncé à me spécialiser sur le plan technique.»
Dans le même temps, Sébastien a installé sur FR 46 sa vie de famille et, s’il envisage une mobilité géographique,, il va bénéficier selon sa propre expression, d’une « conjonction d’opportunités professionnelles ». La Direction lui propose en 2000 de prendre la tête d’un bureau “ Urbanisme et développement Local “, une équipe d’une douzaine de personnes sur un portefeuille plus large d’activités, avec notamment la planification. « L’aménagement du territoire et la planification s’inscrivent dans le temps long ; ce qui me correspond parfaitement ! Je réalise aujourd’hui qu’après plus de 25 ans, je n’en ai pas fait le tour ! »
Cet attachement de Sébastien au territoire et à son évolution ne se démentira pas au travers des réorganisations du service qui le verront devenir responsable du bureau “Études et paysage“ (2007/DDEA 46), puis chef de l’unité “ Études générales et territoriales“ (2009/DDT 46) et de l’unité “Paysage, études, planification“ (2013/DDT 46). « Je me suis spécialisé dans le domaine de la connaissance des territoires et, en 2009, j’ai été de la 1e promotion du Master 1 en “Aménagement, urbanisme, habitat et développement durable“ de l’université Toulouse-Le Mirail. Mais j’avais toujours en tête la perspective de revenir à la planification. »
Depuis 2023 sur son poste actuel, Sébastien est devenu au fil du temps l’expert territorial et la mémoire du service. « J’ai bénéficié de l’héritage des plus anciens. Ils m’ont transmis leurs connaissances et j’aimerais pouvoir le faire à mon tour ! »
 
La mission StarITPEtrek salue avec le plus grand respect ce quasi-viscéral attachement de Sébastien à son territoire au point qu’il s’attache avec sa famille à en faire vivre une des plus profondes et emblématiques traditions, la culture et la production du safran.
Dans ces conditions, le temps long prend toute sa dimension car la production de l’épice, autrement dénommée l’or rouge, remonterait en France au moins au XIIe siècle notamment dans le Quercy, la région naturelle à cheval sur Lot et Aveyron actuels.
Une découverte exceptionnelle venue très subtilement épicer notre étape sur FR46 !
 
« Outre mes fonctions dans le domaine de l’urbanisme, depuis un peu plus de deux ans, je remplis la fonction, pour les services de l’État, de coordonnateur d’un projet partenarial d’aménagement. Si je l’évoque ici, c’est que je pense que cela illustre parfaitement une manière dont les métiers de l’ingénierie peuvent se réinventer, en particulier dans les DDT. Au-delà de savoir-faire techniques, la formation initiale et l’expérience acquise font des ingénieurs des TPE des personnes parmi les plus aptes à appréhender les situations complexes, embrassant de multiples domaines, appelant une diversité labyrinthique de réglementations, de procédures, d’outils et de financements et mettant en scène une pléiade d’acteurs. Être coordonnateur du PPA de Cahors implique de naviguer dans un tel écosystème en s’y imposant par une valeur ajoutée qui relève de la résolution de la complexité. Ainsi, l’ingénieur devient facilitateur, médiateur, ensemblier, innovateur,… et invente une posture nouvelle dans le dialogue entre les collectivités locales et l ‘administration d’État. »
Sébastien TRUQUET

 


Le plan de vol prévisionnel 2025 de la mission StarITPEtrek :
  • Semaine 17 : Agen et le Lot-et-Garonne ( 2 le retour ! )
  • Semaine 18 : Mende et la Lozère
  • Semaine 21 : Angers et le Maine-et-Loire
  • Semaine 23 : Saint-Lô et la Manche
  • Semaine 26 : Châlons-en-Champagne et la Marne
  • Semaine 28 : Chaumont et la Haute-Marne
  • Semaine 31 : Laval et la Mayenne
  • Semaine 34 : Nancy et la Meurthe-et-Moselle
  • Semaine 36 : Bar-le-Duc et la Meus
  • Semaine 39 : Vannes et le Morbihan

 

Le commandant de bord du StarITPETrek
Serge Echantillac
Contact : [email protected] - 06 03 86 16 64