
LE PORTRAIT DU JEUDI | Swann LAMARCHE ING 2013 Chargé de relations partenariales à l’IGN
« Réinventer la planification écologique grâce au numérique »
Aujourd'hui, retrouvez le témoignage de Swann LAMARCHE, diplômé de l'ENTPE en 2013, actuellement il est chargé de relations partenariales à l’IGN
Aménagement & Territoires : Bonjour Swann, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Swann Lamarche : Je suis ITPE de la promotion 58, VA environnement / risques et pollutions. J’ai débuté ma carrière dans la Somme avec un poste de responsable de bureau de la prévention des risques, puis en DREAL Hauts-de-France en tant que chargé de missions risques naturels. Convaincu de l’intérêt d’un collectif fort, j’ai ensuite été permanent syndical du SNITPECT-FO. Aujourd’hui je suis chargé de relations partenariales à l’Institut national d’informations géographiques et forestières (IGN) sur la prévention des risques et bénévole de l’AITPE en tant que membre du conseil d’administration.
A&T : L’IGN, ce n’est pas un employeur commun pour un ITPE. Comment es-tu arrivé à travailler là-bas ?
Swann : En effet, nous sommes moins d’une dizaine pour un établissement de plus de 1 500 agents. La majorité des ITPE de l’IGN sont des ITPE titularisés lors des politiques de déprécarisation des contractuels (une autre époque !). Pour ma part c’est un concours de circonstances entre un poste à proximité de chez moi et une envie de retrouver des sujets techniques et de découvrir le travail en établissement public. Le fait de travailler sur le déploiement à l’échelle nationale d’une technologie – le Lidar – que j’avais connue à l’échelle locale en DDTM était aussi un défi stimulant.
Mais je me rends compte que les ITPE sont pleinement légitimes à travailler à l’IGN ! Alors n’hésitez pas à regarder les offres de postes !
A&T : En quoi ton poste à l’IGN est en lien avec les sujets numériques ?
Swann : L’IGN est connu du grand public pour ses cartes papiers, mais dans la cartographie, le numérique est partout ! On n’imagine pas l’ensemble des thématiques sur lesquelles l’IGN intervient : environnement, agriculture, forêt, gestion de l’eau, défense, aménagement du territoire, secteurs économiques, spatial… et derrière toutes ces thématiques, le numérique est présent. En particulier sur mes missions, je travaille sur la valorisation du programme Lidar Haute Densité (HD).
A&T : Le Lidar HD ne parlera sans doute pas à tous nos lecteurs, tu peux nous expliquer ce que c’est ?
Swann : C’est un programme de cartographie 3D de l’ensemble du territoire national (une première !) à partir d’un capteur transporté par avion. Une impulsion laser part de l’avion, vient toucher le sol puis revient vers l’avion. En fonction du positionnement de l’avion et du temps de trajet du laser, on en déduit les coordonnées en X, Y et Z du point d’impact. Étant donné la moyenne de 10 points/m², on aboutit à un nuage de points extrêmement précis.
Ensuite on classe ces points selon une dizaine de classes : sol, végétation, bâtiment etc. Auparavant, cette classification se faisait à la main et avec moins de classes. Etant donné que pour la première fois on travaille à l’échelle nationale, et non sur un petit périmètre, l’IGN a développé des modules de traitements par intelligence artificielle.
Une fois cette classification réalisée, on peut calculer des Modèles Numériques de Terrain (MNT, représentant le sol sans les éléments du sursol tels que les bâtiments), de Surface (MNS, avec les éléments de sursol) et de Hauteur (MNH, différentiel entre le MNS et le MNT).
Toutes ces données sont mises en opendata au fil de l’eau de la réalisation du programme. C’est un commun numérique, une base que chacun peut s’approprier pour ses besoins métier.
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Retrouvez l'ensemble du témoignage dans le fichier joint en annexe.
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