LE PORTRAIT DU JEUDI | Youssef FARAZDAG ING 2016 Responsable de Synthèse chez Vinci Construction

Published on May 22, 2025

« Patrimoine & Culture »

 

Cette semaine retrouvons le témoignage de Youssef FARAZDAG, diplômé de l'ENTPE en 2016 et actuellement responsable de Synthèse chez Vinci Construction.


Aménagement & territoires : Bonjour Youssef, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Youssef : Bonjour ! Je suis responsable de Synthèse et BIM Manager chez Vinci Construction. Diplômé ingénieur de l’ENTPE (promo 2016), j’ai complété ma formation avec un master en management (IAE Lyon) et un mastère spécialisé BIM (École des Ponts Paris-Tech – ESTP).
Ces dernières années, j’ai eu la chance de participer à des projets très variés : des IGH comme le programme D5 à Boulogne, des infrastructures techniques telles que les centres de commandement de la RATP et de la SNCF, ou encore des projets plus atypiques comme des attractions à Disneyland Paris (Buzz Lightyear) ou la base navale militaire d’Itaguaí, au Brésil.
Je suis également intervenu sur des projets hospitaliers (Centre Hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges) et des  datacenters (DATA4).
Mon rôle ? Faire en sorte que tous les acteurs du projet avancent ensemble de manière fluide, que ce soit en conception ou sur chantier, en m’appuyant sur les outils numériques, les innovations technologiques et des processus de travail bien rodés.

A&T : Quels sont les grands enjeux du BIM dans la préservation du patrimoine ?

Youssef : Le BIM (Building Information Modeling) est une révolution pour la préservation du patrimoine. Il permet de capturer, modéliser et documenter avec une précision inégalée les caractéristiques architecturales, structurelles et historiques des bâtiments. Grâce à cette approche, les interventions de rénovation deviennent plus précises et mieux planifiées, tout en garantissant une transmission fidèle du savoir aux générations futures. Le BIM crée ainsi un véritable jumeau numérique du patrimoine, un outil essentiel pour anticiper les dégradations, optimiser les restaurations et maîtriser les coûts, tout en respectant l’authenticité des lieux. En ce sens, il agit comme un rempart contre l’effacement de l’histoire, préservant la mémoire des édifices et leur évolution à travers le temps.

Un aspect souvent sous-estimé est la mémoire immatérielle que porte le patrimoine. Chaque bâtiment  ancien raconte une histoire, il témoigne de modes de vie, de savoir-faire artisanaux et de traditions propres à une époque et à un territoire. Le BIM permet d’aller au-delà de la modélisation physique en intégrant ces dimensions culturelles et historiques. En associant des données contextuelles aux éléments numérisés - qu’il s’agisse de techniques de construction, d’usages anciens ou d’événements marquants -, il devient un outil puissant de conservation globale. Mais cela impose une approche collaborative entre ingénieurs, historiens et artisans, ainsi qu’une sensibilité accrue des professionnels impliqués dans la numérisation du patrimoine. [...]

Retrouvez l'ensemble du témoignage dans le fichier joint en annexe.

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