LE PORTRAIT DU JEUDI | Jean-François MION ING 2009 Adjoint au chef de service Infrastructures et équipements de sécurité maritime, DIRM NAMO

Published on May 22, 2025

« Patrimoine & Culture »

 

Cette semaine retrouvons le témoignage de Jean-François MION, diplômé de l'ENTPE en 2009, actuellement adjoint au chef de service Infrastructures et équipements de sécurité maritime à la DIRM NAMO.


Aménagement & territoires : Bonjour Jean-François, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Jean-François : Je m’appelle Jean-François, j’occupe actuellement le poste d’adjoint au chef du service  Infrastructures et équipements de sécurité maritime – ou phares et balises au quotidien - à la Direction  Interrégionale de la mer nord Atlantique Manche ouest
(DIRM NAMO).
Ingénieur TPE de la promo 54, j’ai eu un parcours professionnel assez diversifié, avec un poste au Cerema dans l’élaboration des politiques publiques de préservation de l’environnement marin, puis une petite dizaine d’années dans le domaine routier, en ingénierie de travaux et en exploitation de réseau, avant d’aborder ces sujets de signalisation maritime.

A&T : Quelles sont les missions du service Infrastructures et Équipements de Sécurité Maritime ?

Jean-François : Les services des phares et balises est avant tout un service de sécurité maritime. Il met à disposition des usagers de la mer un système d’infrastructures qui marque les dangers sur les principales routes de navigation, et leur offre un outil de positionnement complémentaire à ce dont ils peuvent déjà disposer à bord. Il produit et transmet aussi des informations actualisées et fiabilisées sur l’état de ce système.
Pour cela, le service compte sur le travail d’équipes d’ateliers qui maintiennent et entretiennent le matériel et les infrastructures (signaux lumineux, production et stockage d’énergie, télécommunications, patrimoine immobilier à terre et en mer et bouées), et d’équipes support qui permettent la bonne organisation de ces travaux. Nous avons aussi la chance d’avoir à disposition des navires de l’Armement des Phares et Balises et leurs équipages pour l’accès et les travaux en mer. Tout cela représente plus de 200 personnes, 7 sites et 11 navires.

A&T : Mais où sont la culture et le patrimoine là-dedans ?

Jean-François : Parmi le patrimoine immobilier en question, il y a 25 phares protégés au titre des monuments  historiques et beaucoup d’autres ouvrages dont l’histoire génère attentes et engouement particuliers des citoyens sur leur devenir.
La gestion patrimoniale de ces objets - y compris dans leur dimension culturelle - est donc une composante d’arrière-plan très importante dans nos activités.

A&T : Quels sont les principaux enjeux et priorités du service en ce qui concerne les questions patrimoniales ?

Jean-François : Les phares et maisons feu sont des bâtiments initialement construits pour accueillir jour et nuit des  agents chargés d’opérer les systèmes qu’ils abritaient, mais aussi de maintenir en bon état le bâti. Désormais, sur le périmètre de la DIRM NAMO, il n’y a plus qu’une seule personne qui réside sur un site de signalisation maritime. Les coûts, méthodes et moyens d’entretien bâtimentaire ne sont plus les mêmes. Nous devons donc construire et déployer une stratégie pour maintenir en bon état des lieux avec les moyens qui sont les nôtres aujourd’hui. 
Le service doit maintenir en bon état de conservation le patrimoine bâti qui lui est mis à disposition pour ses missions de signalisation maritime – dont les ouvrages protégés au titre des monuments historiques. Il doit faire des choix et arbitrages dans l’utilisation des crédits qui lui sont confiés par l’Etat pour permettre en priorité la bonne réalisation des missions de sécurité maritime. [...]

Retrouvez l'ensemble du témoignage dans le fichier joint en annexe.

Retrouvez également chaque semaine un nouveau "portrait du jeudi" sur les réseaux sociaux !