Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département de la Mayenne (53)

Published on October 14, 2025

Voyage 53 : L’aventure, c’est l’aventure ! 

« L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage. »

Robert Louis Stevenson

La mission StarITPEtrek a depuis le début de son périple et bien modestement fait sienne la phrase de l’auteur immortel de “Moby Dick“.
Cela devait se produire un jour, à force de musarder d’une planète à l’autre et de prendre le temps de humer l’atmosphère de chacune ! En orbite géostationnaire autour de FR 53 - Mayenne, l’ISS ENTerPrise a croisé la route d’un vaisseau interplanétaire plus jeune d’une centaine d’années terrestres environ, baptisé le “Firecrest“, et de son aventurier solitaire de capitaine : Alain GERBAULT
Or il s’avère qu’en plusieurs points, l’histoire d’Alain recoupe celle de notre mission, et notamment celle du commandant de bord de l’ISS Enterprise. Il s’agit ici comme pour tous les ITPE croisés au cours du StarITPEtrek de témoigner de l’engagement et du parcours de celui qui demeurera à jamais le premier navigateur solitaire à la voile ayant réussi un tour complet de la planète d’Est en Ouest, avec escales.
Né en 1893 dans la colonie de Laval sur FR 53, Alain connait une jeunesse dorée au sein d’une famille d’industriels et déroule une brillante scolarité. Il manifeste un goût prononcé pour le sport notamment le tennis et la voile. La voie lui est tracée, il sera ingénieur et il devient élève des classes préparatoires scientifiques du collège Stanislas à Paris, mais … « Ce furent les années les plus malheureuses de ma vie ! Il fallait étudier pour devenir ingénieur ! »
Là doit être interrompu le parallèle avec notre commandant de bord, car Alain est reçu au concours d'entrée de l'École nationale des Ponts et Chaussées en 1914. Mais la Grande Guerre arrive et Alain ne sera jamais ingénieur. Il s’engage dans l’aviation et, remarqué pour sa science tactique et son habileté, il remporte plusieurs victoires spectaculaires.
Cependant, exalté et troublé par la guerre, il sait qu’il ne pourra jamais plus mener une existence conventionnelle ! Il revient avec brio à ses premiers amours sportifs et dispute en 1921 la finale des championnats du monde de tennis en double sur terre battue. Quelques semaines plus tard, sur l’île de Wight, dans le port de Cowes, il tombe en arrêt devant un bateau à vendre : le Firecrest, un petit voilier blanc de 11 mètres, à la silhouette effilée, dessiné par l’architecte de marine Dixon Kemp et qui présente également la particularité d'avoir été mis à l'eau l'année de naissance d’Alain. Alain croit aux signes du destin et, se porte acquéreur de ce qui deviendra sa maison sur l’eau.
« J'aime tellement mon bateau, que je crois que je ne me soucierais guère d'être sauvé s'il devait couler. »
Sur Firecrest, Alain réalise en 1923 la première traversée transatlantique en solitaire entre Gibraltar et New York en 101 jours particulièrement homériques ! La célébrité acquise lui importe peu. Il se lance dans un tour du Monde de six ans par Panama, le Pacifique, la Polynésie, le détroit de Torrès, l’Océan Indien, la Réunion, l’Afrique du Sud (Natal et le Cap), le cap de Bonne Espérance, Sainte Hélène, le Cap Vert, les Açores, et Le Havre en 1929.
Lors de ce périple, en 1926, il rencontre, à Papeete, la dernière reine de Tahiti : Marau Ta’Aora
Il revient en Polynésie en 1932 sur un autre bateau et il s’efforce à chaque escale de faire revivre les traditions locales, les chants et les danses interdits par l’Église et l’administration. Un idéal de vie très en avance sur son temps !
« Là était le pays ou j’aurais voulu vivre et mourir. »
Mais le destin ne lui accordera pas cette faveur. Alain décède le 16 décembre 1941 sur l’île de Timor en Indonésie alors qu’il tentait de regagner la haute mer pour rallier la Polynésie. Malgré tout, ses cendres ont été transférées par la marine Nationale à Bora-Bora selon son voeu.

Alain GERBAULT devait être incontestablement de la trempe des héros de Robert Louis Stevenson ou de Jack London; de ceux qui, sans prétention aucune, peuvent inspirer l’aventure à des gamins du Limousin… ou d’ailleurs !
A défaut du titre d’ingénieur des ponts et chaussées (désormais ingénieur des Ponts, des Eaux et des Forêts), la mission StarITPEtrek propose de décerner à Alain GERBAULT le diplôme d’Ingénieur du Tour de la Planète avec Escales (et HC pour hors course) !


« Je ne sais toujours pas exactement ce que je veux faire ! » 

Fabien GUILLEMAUT

Fabien GUILLEMAUT est chargé de mission “ Développement des territoires ruraux“ au sein des services de la DDT 53 à Laval.

La visite détaillée de Laval dont Fabien a gratifié l’équipage de l’ISS ENTerPrisE pourrait laisser à penser que nous avons affaire au “régional de l’étape Mayennaise“.
Eh bien, pas vraiment… Fabien est breton de souche; ce qui, comme chacun sait, se revendique fièrement. Il est originaire de la colonie de Vannes sur FR 56 - Morbihan où se déroulent sa jeunesse et sa scolarité conclue par un baccalauréat scientifique avec mention “Très Bien“. La suite est classique et tout autant bretonne puisqu’il intègre les classes préparatoires scientifiques du Lycée Lesage à Vannes.
Fabien appartient à la 54e promotion de l’ENTPE (2009) avec voie d’approfondissement “Transports et territoires“. « J’ai fait tout mon parcours sans savoir exactement ce que je voulais faire et mon atterrissage à l’ENTPE doit beaucoup au hasard. En fait, il m’avait semblé que l’ENTPE était la mieux cotée parmi mes résultats positifs. Le statut de fonctionnaire et l’autonomie financière ont également scellé ma décision dans une période où la crise financière des “Subprimes“ inquiétait tout le monde. J’ai tout aimé dans la formation dispensée à l’école et mes préférences allaient à la modélisation du trafic et à la socio-économie. J’ai constaté assez vite aussi que la préparation aux tâches administratives à venir aurait pu être plus précise et pratique, comme pour la rédaction des courriers administratifs. »
« Les cours de l’ENTPE ne servent pas tous immédiatement, mais on y acquiert surtout une méthodologie. » Fabien entame son parcours professionnel par un poste en continuité de sa spécialisation. Il rejoint les effectifs de la Direction Régionale de l’Équipement (DRE) de Lorraine à Metz comme chargé de mission “Transport“. « Une entame un peu particulière. J’étais mis à disposition pour 50% de mon temps à l’Observatoire Régional des Transports, une structure co-gérée par l’État, la Région et les professionnels du Transport. La devise de mon président était elle aussi un peu particulière : « Ne rien faire, ne rien laisser faire et tout faire-faire ! »… »
À la création des DREAL, Fabien conserve ses fonctions dans la nouvelle DREAL Lorraine sous l’intitulé de chargé de mission “Logistique et intermodalité fret“. « Après 4 années sur ce poste, j’avais le sentiment d’en avoir fait le tour et je commençais à regarder sensiblement vers l’Ouest et la Bretagne bien sûr. »
Malheureusement pour Fabien la concurrence est rude pour l’eldorado breton ! Alors ce sera plutôt par étapes successives en fonction des opportunités. La première se présente en 2013 et Fabien fait un premier bond vers l’ouest en intégrant les effectifs de la DDT de la Marne (FR 51) comme chargé de mission “Déplacements-Énergie“, puis chef de la cellule “Stratégie et développement territorial de Reims et d’Épernay. « L’abandon de l’“Assistance technique de l’État pour des raisons de solidarité et d’aménagement“ (ATESAT) a eu un impact très négatif sur les collectivités territoriales dans un département constitué à 90% de communes de population inférieure à 500 habitants et où les regroupements ont été peu nombreux. La réorganisation de la DDT m’a conduit à ma première expérience de management avec une unité de 4 agents dans un contexte intéressant de contact permanent avec les élus locaux. »
La deuxième étape de la migration de Fabien vers l’ouest (et la Bretagne !) le conduit en 2017 à Orléans sur FR 45 - Loiret. Il rejoint les services de la DREAL Centre-Val-de-Loire comme responsable de l’unité “Déplacements-bruit“. « Pour moi, c’était en quelque sorte un retour sur les sujets de politique des transports, notamment la promotion des mobilités alternatives en lien avec la Région. Un travail passionnant dans le cadre de la préparation de la Loi d’orientation des mobilités avec l’animation, lors des Assises de la mobilité, de tables rondes et d’ateliers avec les habitants en secteur rural, dans les villes moyennes et au contact des quartiers. Malheureusement cet important et fastidieux travail avec les autorités organisatrices de la mobilité (AOM : Métropoles, Communautés de communes et Région) a été percuté de plein fouet par le confinement lors de la pandémie de la COVID. Au final, j’avais réellement besoin de voir autre chose ! »
Cap à l’ouest à nouveau en 2021 pour Fabien qui prend son poste actuel de chargé de mission au sein de la DDT de la Mayenne à Laval.
« Mon rôle est d’assurer le lien entre les collectivités locales, la DDT et l’Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT) sur la base des programmes d’aménagement du territoire de l’agence (Action “Coeur de ville“, “Petites villes de demain“, “Village d’avenir“, etc.). »
Avec succès certainement car Fabien a été promu ingénieur divisionnaire des TPE en janvier 2025.
« Avec un peu de recul, je constate que le contenu de tous les postes que j’ai occupés s’est avéré particulièrement intéressant. Qui plus est, l’ambiance de travail et la cohésion ont toujours été très bonnes. Au passif, la baisse constante des budgets est durement ressentie avec en particulier la réduction drastique des déplacements pourtant indispensables dans mon travail. Pour l’avenir j’apprécierais plutôt de retrouver les domaines des transports et des déplacements.»

La mission StarITPEtrek sait que le destin est impuissant devant la ténacité bretonne… Donc Fabien, qui a choisi jusqu’alors une progression prudente et progressive vers la galaxie celtique, a toutes les chances d’en aborder les orbites basses dans les années lumière à venir. C’est ce que lui souhaite sincèrement l’équipage de l’ISS ENTerPrisE.

 

 « Ingénieure agronome + ingénieure des TPE = le cursus idéal en DDT ! »

Maud LECHAT
Maud LECHAT est cheffe du service “Missions transversales“ au sein des services de la DDT 53 à Laval.
 
Bien que régionale de l’étape, Maud aurait pu ne jamais se retrouver dans les colonnes du carnet de bord de l’ISS ENTerPrisE.
En effet, elle qui est originaire de la colonie d’Évron sur FR 53, se destinait initialement à une carrière d’ingénieur agronome. « J’aimais les maths mais je n’étais pas plus douée que ça… »
De fait, Maud qui obtient en 1994 un baccalauréat C avec mention dans un lycée de Laval, s’oriente logiquement vers les classes préparatoires “Mathématiques-physiques-biologie“ à Rennes (sur FR 35-Ille et Vilaine) et choisit d’intégrer en 1996 l’École nationale supérieure agronomique (ENSA) de Rennes. En 1999, elle obtient le diplôme d’ingénieure agronome avec spécialité “Hydrologie et télédétection“, après avoir réalisé un stage de fin d’études de 5 mois au laboratoire des Ponts et Chaussées de Nantes (FR 44) sur le développement d’un modèle hydrologique pluie/débit dans le cadre d’un programme de recherche…
Dès lors Maud entame sa carrière professionnelle comme chargée d’études au cabinet “Aber Environnement“ à Nantes pour une mission d’étude de 6 mois sur les conditions de mise en œuvre de l’assainissement non collectif pour le compte de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne.
« Une première expérience très intéressante au contact des installations classées pour la protection de l’environnement. »
Mais il faut croire que l’attraction de la galaxie bretonne est absolument irrésistible car en 2000, Maud rejoint les effectifs du syndicat de bassin du Scorff sur FR56 - Morbihan comme chargée de mission “Hydrologie-Système d’Information Géographique“, et travaille à l’extension et la gestion du réseau de suivi de la qualité des eaux (programme Bretagne Eau Pure) avec création d’un SIG adapté. « Avec peu de perspectives de titularisation au sein de la structure, j’ai décidé de tenter le concours sur titres du ministère de l’Équipement.»
Lauréate sur le domaine “Environnement“, Maud intègre la 48e promotion de l’ENTPE (2003) et rejoint sa première affectation d’ingénieur des TPE sur FR79 - Deux-Sèvres à Niort comme responsable du bureau d’études “Réseaux et déchets“ au sein de la DDE.
« Incontestablement une nouvelle étape dans ma vie ! J’étais littéralement émerveillée par la “machine bien huilée“ qu’était la DDE ! Une très belle expérience avec mon premier management d’une unité de 6 agents et une première réforme avec la fin de l’ingénierie publique, qui sera suivie de plusieurs autres. Une entrée en matière très enrichissante pour une parfaite compréhension du ministère et de ses actions y compris l’accompagnement des réformes ! »
Au chapitre “carnet rose“, Maud rencontre son futur mari dans le Morbihan (FR 56) ; ce qui oriente vers l’ouest son parcours. En 2005, elle rejoint les services de la DDE 56 à Vannes comme chargée de mission “Risques naturels et technologiques“, puis en 2007 comme responsable de l’unité “Risques et nuisances“ de la toute nouvelle DDTM du Morbihan.
« Certainement l’affectation que j’ai le plus appréciée ! Avec une unité de 7 agents, je me suis confrontée à tous les domaines couverts et concernés par les risques (risques inondation, submersion marine et technologiques etc.). J’ai participé à la gestion de la crise provoquée par la tempête Xynthia ainsi que sur les plans de secours et le contrôle des digues et barrages. »
En 2011, Maud est promue ingénieur divisionnaire et concrétise cette promotion en choisissant d’atterrir sur FR 53 - Mayenne, un choix probablement judicieux puisqu’elle n’a pas quitté la planète depuis. Au sein de la DDT 53, elle occupe successivement les postes de cheffe du pôle “Centre Mayenne“ (12 agents, planification, droit des sols), d’adjointe au chef de service aménagement-urbanisme en 2016 (25 agents sur urbanisme, risques et grands projets de territoire), et de secrétaire générale en 2019.
« J’’ai découvert l’urbanisme et l’aménagement des territoires et puis je me suis engagée vers un objectif que je m’étais fixé de longue date. Il fallait que je sois SG un jour ! C’est une expérience difficile au passage de la pandémie de COVID, mais passionnante. Elle a confirmé l’enjeu fort des fonctions support et a indéniablement nourri mes pratiques managériales : oeuvrer au quotidien pour créer des conditions de travail favorables pour les agents afin qu’ils puissent assurer avec sérénité leurs missions. Tout le monde devrait passer par un poste de SG ! »
Dans ces conditions, on comprend aisément qu’en 2021, Maud décide d’accompagner la réforme de création des SG communs des DDI. Elle devient directrice adjointe du SGC de la Mayenne.
« Il est toujours intéressant de travailler à la construction d’un service. Dans le cas des SGC, les cultures des différents ministères doivent apprendre à coexister pour créer un service agile conciliant prise en compte des spécificités de chacun et harmonisation des pratiques. »
Malgré tout, Maud revient en 2022 à la DDT de la Mayenne sur son poste actuel. « Le service “ Missions transversales“, c’est le couteau suisse de notre DDT. Il couvre notamment les affaires juridiques, l’appui au pilotage, la modernisation, la géomatique et les connaissances, et comporte un chargé de mission “Planification écologique“. Un poste riche également avec des équipes de collaborateurs particulièrement compétentes, de la transversalité dans les sujets et très souvent un lien direct avec la direction. »
 
Le commandant de bord de l’ISS ENTerPrisE, fort d’une dizaine d’années de secrétaire général dans plusieurs structures, est parfaitement d’accord avec Maud. C’est une fonction réellement passionnante car elle est au contact direct de tous les services et de tous les agents.
A contrario, pour bien parler le SG, il est indispensable de savoir dire un mot essentiel … non !
 
Vingt cinq ans d’expérience professionnelle teintée de réformes successives vécues comme des challenges à saisir en tant que cadre pour accompagner les collaborateurs et donner du sens à leur action. Et toujours un véritable sentiment d’être utile et de servir les citoyens dans une administration qui offre par ailleurs une belle variété de postes et de missions… Maud LECHAT

« Un tiers Ch’ti, un tiers Jurassienne, un tiers Mayennaise ! » 

Sophie BONNIÈRE

Sophie BONNIÈRE est directrice générale adjointe (DGA) “Routes et bâtiments“ au sein des services du Conseil Départemental de la Mayenne à Laval.

En remontant l’histoire des ITPE il est probable que nous serions amenés à découvrir quelque ancêtre célèbre auquel la collectivité a tenu à rendre hommage pour services (publics ?) rendus en l’honorant d’une rue à son nom. Par contre, il est tout aussi probable que ce personnage ne souffre plus des dents depuis longtemps … Eh bien la mission StarITPEtrek a rencontré une ITPE visiblement promise dans le temps court à cet hommage majeur. En tout cas la plaque de rue est prête !
Comme l’indique notre titre, Sophie revendique des racines multiples dont la répartition par tiers ressemble à si méprendre aux proportions parfaites d’un excellent cocktail ! De fait, si elle est native de Lille sur FR 59-Nord, elle a vécu à Poligny sur FR 39-Jura et elle est aussi Mayennaise depuis une vingtaine d’année. Au terme d’une scolarité plutôt très réussie couronnée par un baccalauréat C et une mention “Très bien“, elle intègre naturellement les classes préparatoires scientifiques lilloises.
« A ce stade j’hésitais entre deux orientations techniques. Les travaux publics pour le côté concret et la chimie plutôt pour le côté “cuisine“. La balance a penché lorsque ma classe a eu la visite en “Infotaupe“ d’anciens élèves passés par l’ENTPE .»
Sophie appartient donc à la 41e promotion de l’ENTPE (1996) avec voie d’approfondissement “Routes“. « A l’usage, j’ai apprécié la variété des domaines abordés par la formation de l’école. Comme je ne me sentais pas une vocation de pure technicienne, j’ai pu acquérir l’essentiel de connaissances indispensables sur un maximum de ces sujets. Je reconnais aussi que le statut de fonctionnaire et l’autonomie financière sont des circonstances particulièrement appréciables. »
Pour sa première affectation, Sophie rejoint en 1996 les rangs de la DDE du Pas-de-Calais (FR 62) à Arras comme responsable du bureau des aides à la personne. « En sortie d’école, j’étais attirée par la subdivision territoriale mais pas en première affectation et j’ai volontairement choisi ce poste affiché comme “obligatoire“ pour son volet social relativement atypique mais aussi parce que mon mari était étudiant à Arras. Ce fut une bonne entrée en matière et mes premières armes en management avec 6 agents à encadrer sur la gestion des fonds “Solidarité logement“ et “Aide aux accédants à la propriété en difficulté“. La création avec les CAF d’un fonds de refinancement des emprunts pour les accédants en fin de parcours et la renégociation avec les banques de prêt PAP à taux variable (ayant dévissé jusqu’à 15 à 20% !) en ont été des étapes marquantes. »
En 2000, Sophie met le cap à l’ouest et intègre les effectifs de la DDE de Loire-Atlantique (FR 44) comme cheffe de la subdivision des voies rapides au service “Gestion et exploitation de la route“. « J’ai bénéficié d’un premier bilan-management dans le cadre de la formation continuée à l’école avant de rejoindre Nantes et une unité forte de 115 agents sur 5 sites en charge de l’entretien, la maintenance et l’exploitation des axes routiers à 2x2 voies de l’Etat et du Département. J’y ai été parfaitement bien reçue et j’ai adoré cette étape ! Mais la fin des activités routières des DDE et la création des DIR commençaient à s’annoncer… »
C’est en 2005 que Sophie est recrutée par le Conseil Général de la Mayenne comme chargée de mission auprès du directeur des routes et des bâtiments. « Après 5 ans de management, je crois que j’avais besoin de me prouver que je pouvais aussi produire quelque chose. Je pensais ne rester ici en détachement que pour une période de 3 ans et j’y suis toujours ! »
Un challenge parfaitement réussi car Sophie progressera constamment au sein des services du Conseil départemental de la Mayenne pour devenir en 2007 cheffe du service “Réseau routier“(pilotage et gestion des RD), puis en 2012 directrice des “Routes et rivière“ (management de l’ensemble des moyens des 3 Agences Techniques Départementales et du service réseau routier) et depuis 2015 à son poste actuel de directrice générale adjointe (DGA) des infrastructures. « J’ai opté pour la fonction publique territoriale en devenant DGA. »
Et pas question pour Sophie de s’arrêter là car au 1er janvier 2026, elle deviendra DGA en charge du développement et de l’aménagement durables. « La direction regroupera les routes, les bâtiments, la rivière, l’environnement, l’habitat, le foncier, avec une ambition affichée par les élus de faire de la Mayenne le premier département bas carbone en 2040. »

La mission StarITPEtrek souhaite à tous les ingénieurs TPE (“ Terrifiés par la Pente de l’Exercice“) de réaliser une carrière équivalente à celle de Sophie. L’excellence du cocktail d’origine y est sans doute un peu pour quelque chose mais l’attention constante portée aux relations humaines, au collectif et au service public en sont probablement les atouts majeurs.
Sophie est en outre vice-présidente de l’association des directeurs techniques des Régions, des Départements et des Métropoles.


 

Le commandant de bord du StarITPETrek
Serge Echantillac
Contact : [email protected] - 06 03 86 16 64