Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département des Bouches-du-Rhône (13) | Les ITPE sont-ils partout ?

04 déc. 2020

Voyage  13  : « Une puissance publique . . .  canon ! ! »

"FR 13 – Bouches-du-Rhône" est un système stellaire à 2 planètes principales :" FR 131 – Aix-en-Provence " et " FR132 – Marseille " et c’est la première fois que notre mission allait à la rencontre d’une telle configuration.

Qui plus est, la colonie des ITPE y est particulièrement nombreuse, extrêmement riche en diversité et répartie sur FR 131 et FR132 mais aussi sur quelques satellites ou astéroïdes plus ou moins éloignés de chacune, bien que dans leur attraction.

A l’instar des grands explorateurs, à leur approche, l’équipage a ressenti une intense curiosité pour ces rivages et espaces inconnus mais aussi une sourde inquiétude sur d’éventuelles prédispositions belliqueuses des peuplades locales. A sa décharge, ses seuls éléments d’appréciation antérieurs sur FR 13, étaient les retransmissions télé des matchs de l’OM et il avait quelquefois du mal avec les banderoles !     
Plus sérieusement, sans prétendre évidemment à l’exhaustivité, l’objectif de notre mission est ici de rendre compte de cette richesse de la biodiversité provençale. FR13 compte près de 500 ITPE répartis sur pas moins de 50 structures différentes ! Bien sûr, FR131 et FR132 se taillent la part du lion mais nous avons pu également identifier quelques spécimens tout à fait originaux sur des orbites quelquefois un peu lointaines...

Il nous aurait fallu de nombreuses révolutions solaires pour prétendre à un témoignage complet et nous faisons le pari que tous ceux qui ne s’y retrouvent pas voudront bien nous pardonner.
 

Les ITPE sont-ils partout ?

Si vous vous posez la question, prenez connaissance des trois articles qui suivent. Ils illustrent parfaitement la présence des ITPE sur la plupart des astres de notre galaxie professionnelle et sociale, et même dans des lieux marquants où on ne les attend pas forcément.

Par contre, il ne nous a pas été possible d’en identifier sur cette photo…


Champion de France, maire,… et légionnaire !

Frédéric GUINIERI

A 62 ans, Frédéric GUINIERI est un jeune retraité de la Fonction Publique Territoriale, mais il est aussi (et surtout!) maire de la commune de Puyloubier.

Natif de Marseille, Frédéric admet volontiers : « je ne pouvais pas prendre ma retraite en passant mon temps sur le jeu de boules! ». Il appartient à la 27e promotion de l’ENTPE (1982). A noter qu’il remporte en 1981, avec l’équipe de l’école, le titre de champion de France des Grandes Ecoles et des Universités en football !  

Après un 1er poste provisoire au CETE Méditerranée, Frédéric s’envole dès avril 1983 pour la planète FR 971 – Guadeloupe et sa DDE pour son service militaire. Au final, ce sera pour un séjour de plus de 8 ans, successivement comme Volontaire à l’Aide Technique, Inspecteur des Transports, chef du service "ADS" puis du service "Logement très social". Pendant cette période, il est également chargé de mission "Sécurité Routière" auprès du Préfet de Région dans le cadre du programme interministériel "REAGIR" . Socialement très actif, il préside l’association des ITPE de Guadeloupe et il fonde puis préside le comité d’organisation de la Course Pédestre de l’Equipement.

De retour en Bouches-du-Rhône, Frédéric devient en 1992 chef de la subdivision "Développement de l’Aéroport Marseille Provence" au Service Spécial des Bases Aériennes Sud-Est, puis en décembre 1995 adjoint au chef du service de l’Habitat et de la Ville à la DDE 13 et délégué départemental adjoint de l'ANAH. Depuis décembre 1998, il est conseiller technique au Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône pour l’habitat, l’urbanisme et l’aménagement.

Mais depuis très longtemps, Frédéric mène un double vie… « En 1974, Je n’avais pas encore 15 ans lorsque le maire de Puyloubier de l’époque m’a dit : toi, tu seras maire de Puyloubier ! ». Prédispositions et/ou révélation, Frédéric entame un parcours social parallèle à sa carrière professionnelle. Dès 1978 notamment, il crée le Foyer Rural de Puyloubier et devient, à 19 ans, le plus jeune président de ce type d’association en France. En 1995, Frédéric est élu maire de Puyloubier. Depuis il enchaîne sans discontinuer les mandats de maire et vient d’être réélu pour un nouveau bail de 6 années.

« Mon territoire, c’est mon village et ses 1850 habitants, et il me le rend bien : lors de chaque scrutin, ma liste a toujours progressé. Les deux dernières fois, avec le scrutin de liste et sans candidat concurrent, nous avons recueilli 100 % des suffrages exprimés. Même avec le contexte sanitaire de mars et avec une seule liste, la participation a dépassé 50 % des inscrits. Je suis sans étiquette et je n’ai pas de réseau politique, mais quand quelqu’un dit "la mairie", je ne peux m’empêcher d’entendre "le maire" ! ».

Difficile de restituer tout l’enthousiasme et l’énergie de Frédéric au sujet de son rôle d’élu. Malgré tout, il sait parfaitement que sa formation l’ENTPE et son parcours professionnel lui ont permis de développer sa capacité de travail, d’élargir ses compétences et de les mettre à disposition de sa commune et de son intercommunalité, mais aussi de côtoyer élus et corps préfectoral. « Dans une petite commune, on a en permanence les mains dans le cambouis et être élu et fonctionnaire d’État ou territorial, c’est lourd et parfois compliqué. Mais je remercie vivement l’Equipement de m’avoir permis d’être des siens ! Un élu praticien, ce n’est pas aussi fréquent çà ! »

Avec un guide passionné comme Frédéric, la visite du village de Puyloubier fut un des très grands moments de notre séjour. Somptueusement dominé par la Montagne Sainte Victoire et avec tout le charme du village provençal, il y règne à l’évidence une qualité de vie exceptionnelle.

PS : La commune de Puyloubier abrite la maison de retraite de la Légion Etrangère  et  Frédéric a été bombardé (si j’ose dire!) "légionnaire d’honneur" en 2003 par le Général commandant la Légion Etrangère. De là à imaginer l’existence d’une troisième vie…

 

Au feu...  avec les pompiers !

Magali COCCHIO

Magali COCCHIO est secrétaire générale adjointe de l’Ecole Nationale Supérieure des Officiers Sapeurs Pompiers ( ENSOSP – ministère de l’Intérieur ) à Aix-en-Provence – Les Milles.

Bretonne et Lorientaise, Magali obtient en 1995 un diplôme d'État de qualification supérieure en techniques navales (homologué bac+3), option électrotechnique, à l'École Technique Normale de Brest.
Elle intègre tout naturellement la Direction des Constructions Navales du ministère de la Défense à Lorient, puis en 2001 elle complète son CV avec une maîtrise en génie électrique et informatique industrielle à la faculté de sciences appliquées de Béthune, après une admission au concours interne d’ingénieur d’études et de fabrication de la Défense.

Mais pas question d’en rester là ; « La curiosité m’a poussé à envisager l’exploration d’autres domaines, notamment l’environnement ». En 2002, Magali entre à l’ENTPE par la voie du concours interne et choisit évidemment la spécialité "Ingénierie maritime et fluviale". Elle est ingénieur des TPE de la 51e promotion (2006).

Pour ses premiers postes, le fil conducteur est incontestablement celui de sa spécialité à l’ENTPE. Magali devient en 2006 responsable de la subdivision "Gestion technique des infrastructures" au Service Navigation de la Seine, puis en 2009 chargée de mission "Politiques, aménagement et préservation du littoral" au CETE Méditerranée.

Certainement séduite par le climat méditerranéen… Magali ne quitte plus la région PACA, mais dans le même temps elle fait opérer à sa carrière un virement de bord pour se retrouver sous le vent des activités support. En 2012, elle intègre la DIR Méditerranée comme contrôleuse de gestion et responsable du centre financier puis en 2015 comme chargée de mission auprès du directeur et secrétaire générale adjointe.

Autant de compétences acquises dans la gestion financière, la commande publique et la logistique que Magali, désormais Ingénieur Divisionnaire des TPE, met à disposition de l’ENSOSP depuis 2019. « Encore ma curiosité pour cet environnement de travail particulier, dans le cadre d’un service public de première importance ! »  
L’ENSOSP est un établissement public placé sous la tutelle de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises au ministère de l’Intérieur. Son conseil d’administration, partagé entre l’État, les collectivités territoriales, le centre national de la Fonction Publique Territoriale et les représentants des usagers et du personnel, est présidé par Martine VASSAL, Présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence et du département des Bouches-du-Rhône. A titre indicatif, l’école forme 6.000 officiers sapeurs pompiers par an, emploie 200 agents et plus de 1.000 formateurs externes pour un budget global de 30 millions d’euros par an (référence 2018).

ENSOSP Casernement

Malgré les conditions de la crise sanitaire en cours et les règles de sécurité internes strictes de l’école, grâce à Magali, l’équipage du StarITPEtrek a été accueilli au siège de l’ENSOSP et a visité son centre de formation de Vitrolles, avec comme guide son responsable, le Lieutenant-Colonel Albertini. Tous deux lui ont fait découvrir un établissement exceptionnel, certainement un pilier essentiel dans la sécurité civile de notre galaxie France.

Sur 24 hectares, le site est doté d’un centre de gestion des opérations, d’un centre de secours de 4.000m2 où sont reconstituées en vrai grandeur huit casernes de sapeurs-pompiers, et de sites de terrains dont notamment les reconstitutions d’un tronçon autoroutier de 500m et d’une rue de ville avec des bâtiments jusqu’à deux étages.

Le centre permet une mise en situation quasi-réelle des élèves sur tous types de crises (feux, accidents, secours aux personnes, risques technologiques, etc.).
Une nouvelle fois la mission StarITPEtrek a découvert un monde fascinant et inconnu de ces membres jusqu’alors… mais où les ITPE ont désormais mis le pied ! Un grand merci à Magali et au Lieutenant-Colonel Albertini.

ENSOSP Plateau technique reseau autoroutier


 


Attention au vertige !!

Mikaël PIZZO

Mikaël PIZZO est directeur technique sur le site du terminal de la société EUROFOS à Fos-sur-Mer.

Mari de Magali COCCHIO, Mikaël, 38 ans, possède la double nationalité française et italienne. « Facile de situer mes origines italiennes, c’est à l’extrémité Ouest de la Sicile ; après, c’est la Tunisie ! ». Comme Magali, Mikaël appartient à la 51e promotion de l’ENTPE (2006) avec la même voie d’approfondissement "Ingénierie maritime et fluviale".

« Nous avons fait partie des derniers à bénéficier de cette excellente formation dispensée par l’école car elle a été supprimée du fait du transfert des ports non autonomes de l’État aux collectivités territoriales. »  

Mikaël débute son parcours d’ingénieur par un poste de chargé d’études sur la sécurité de la navigation intérieure à la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM) du ministère.

«Malgré tout, nous avons compris assez rapidement que nous n’étions pas fait pour la vie parisienne ». Le couple décide donc de rejoindre en 2009 la région PACA et Mikaël devient chef de projet au service d’ingénierie routière (SIR) de la direction interdépartementale des routes (DIR) Méditerranée.

« Ce fut extrêmement positif car j’ai eu la chance de plancher sur de grands projets comme par exemple sur la RN 85, la rocade de GAP (05) et le tunnel de Chambrières (04), dernier tunnel réalisé sous maîtrise d’oeuvre Etat». » « La mobilité est incontestablement source de renforcement de nos connaissances et de nos compétences ».

Mais le fil conducteur de Mikaël penche décidément vers les activités portuaires et maritimes et en 2015 il rejoint la direction inter-régionale de la mer (DIRM Méditerranée) comme adjoint au chef du service des Phares et Balises. Sur 4 sites et avec un effectif de 51 personnes, le service assure le développement et la maintenance de la signalisation maritime.

« Un super poste avec une bonne autonomie pour les études et le développement, mais aussi beaucoup de contacts avec les collectivités territoriales et des prestations pour leur compte ! ».

Contacté en 2017 par la société EUROFOS en recherche d’un directeur technique pour son terminal de Fos-sur-Mer, Mikaël est séduit par le chalenge. Pour cela, il obtient la validation de la commission de déontologie, demande sa mise en disponibilité et signe un CDI avec EUROFOS.

Terminal EUROFOS

Et ce n’est pas une petite affaire ! EUROFOS appartient à une holding financière propriété à parts égales de DubaÏ Port World et d’un consortium chino-français, Terminal Link. La société  exploite les deux plus grands terminaux à conteneurs de France. Le plus grand est au Havre, mais les caractéristiques de Fos donnent déjà le vertige : un site de 82 hectares, d’une capacité 1,5 million d’EVP (1 EVP correspond à un conteneur de 20 pieds), 8 portiques de chargement-déchargement sur 1,9 km de quai et 4 postes adaptés aux plus gros porte-conteneurs du monde. EUROFOS y emploie directement 240 employés sur site et a recours à plus de 600 dockers par l’intermédiaire de groupements de main d’oeuvre.   

Rien de tel que quelques photos pour prendre la vraie dimension du site dont Mikaël a la responsabilité technique. « Si nous nous arrêtons, plus un seul supermarché du Sud-Est n’est approvisionné ! Et impossible de nous remplacer au pied levé… A ce titre nous sommes un maillon crucial du commerce national et international ».

Vertige est bien le mot qui convient !! Grâce à Mikaël, l’équipage de notre StarITPEtrek a pu visiter l’ensemble du site, jusque sur la plateforme de l’un des 2 nouveaux portiques de 54 mètres de hauteur en cours d’installation. Avec une portée de 72 mètres, ils comptent désormais parmi les plus grands au monde et représentent un investissement de plus de 10 millions d’euros pièce… Pourtant habitué aux voyages interstellaires, l’équipage en a pris plein les mirettes !

Portique

Le commandant de bord du StarITPETrek
Serge Echantillac
Contact : sergechantillac@gmail.com - 06 03 86 16 64

 


Le plan de vol prévisionnel du StarITPEtrek pour le premier semestre 2021
        - Semaine 14 : Carcassonne et l’Aude (2e passage suite COVID)
        - Semaines 15 et 16 : Aurillac et le Cantal
        - Semaines 18 et 19 : Caen et le Calvados
        - Semaines 21 et 22 : Angoulême et la Charente
        - Semaines 23 et 24 : La Rochelle et la Charente-Maritime
 


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