LE PORTRAIT DU JEUDI | Jérôme LIBESKIND Expert en logistique urbaine Bureau d’études Logicités

LE PORTRAIT DU JEUDI 

« Paris, demain », les défis qui attendent Paris et sa région.

Découvrez aujourd'hui un article rédigé à 4 mains sur "La crise sanitaire, accélératrice de la transformation des activités logistiques à Paris" par Jérôme LIBESKIND, Expert en logistique urbaine, Bureau d’études Logicités, Laura PAPET, diplômée ingénieur de l'ENTPE en 2013, Directrice Associée, PMP Conseil, Sofia SERNA ANGEL, Consultante PMP et Antoine BODIN, Consultant sénior PMP

Alors qu’elle représente 7% de l’emploi salarié en Ile-de-France, la logistique continue de pâtir d’une image dégradée auprès des Franciliens, liée aux nuisances qu’elle engendre, et en premier lieu la congestion urbaine et le bruit. Assez paradoxalement, la crise sanitaire récente a permis d’améliorer cette image en particulier pour le « dernier kilomètre(1) » : les livreurs, en première ligne face au virus, ont permis à une partie de l’activité économique de se poursuivre et aux ménages de répondre à leurs besoins de première nécessité.

Le parc logistique (entrepôts de plus de 5 000 m²) s’élève en Ile-de-France à 15 millions de m². Il s’agit essentiellement de plateformes logistiques à vocation régionale, nationale ou européenne. Les installations, entre stockage, tri et livraison, sont majoritairement localisées sur le pourtour de l’A86 et donc de la Métropole du Grand Paris, et sont concentrées sur 7% de la surface de la région où vit près de 60% de sa population. La voirie urbaine est pour une grande part utilisée pour le stationnement privé, alors que nombre d’activités souffrent d’un manque de foncier, et en particulier la logistique urbaine : 2 livraisons sur 3 s’effectuent encore en double file dans la zone dense urbaine parisienne.

La période de confinement nous a fait revenir aux fondamentaux et aux origines de la logistique. Au XVIIIème siècle, le transport de marchandises était assimilé à l’approvisionnement, et notamment l’alimentation des populations urbaines. La crise sanitaire nous rappelle ainsi la fonction originelle de la logistique, bien au-delà de l’image récente d’expéditions de colis provenant des achats sur internet... Mais les périodes de confinement et de fermeture des magasins dits non essentiels ont eu d’autres conséquences, avec une évolution significative des pratiques d’achat des ménages vers le e-commerce. Les activités de livraison des commerces ont baissé entre 30 et 50% pendant la période du confinement, en partie reportées sur la livraison à domicile qui augmentait en flèche.

Retrouvez l'ensemble de l'article dans le fichier joint en annexe.

 

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