LE PORTRAIT DU JEUDI 

« Paris, demain », les défis qui attendent Paris et sa région.

Découvrez aujourd'hui un article rédigé à 3 mains sur "Quel modèle de financement pour les transports publics ?" par Laura PAPET, diplômée ingénieur de l'ENTPE en 2013, Directrice Associée, Anna RAJZBAUM, Senior Consultante et Arsène RUHLMANN, Senior Consultant, PMP Conseil

De nombreuses métropoles s’engagent dans des démarches de gratuité partielle ou totale des transports en commun, interrogeant ainsi plus globalement l’arbitrage entre la contribution des usagers et du contribuable dans le financement des systèmes de mobilité, alors que les investissements à consentir pour développer l’offre, et notamment en région parisienne, devraient s'accroître.

Qui doit payer pour les transports publics ?

Le débat sur la gratuité a le mérite de reposer la question du financement des transports en commun. In fine, il n’existe que deux sources de financement possibles : les usagers via le paiement direct des transports et les contribuables via l’impôt prélevé et attribué au financement des transports. Si aujourd’hui les transports en commun sont des services publics financés par un mix de ces deux sources, d’autres services publics reposent entièrement sur le financement public (de l’éclairage urbain à l’éducation en passant par le principal concurrent : la route, en dehors de certaines autoroutes).

Le mix de financement par les recettes tarifaires et l’impôt repose tant sur des considérations politiques (favoriser un droit au déplacement en subventionnant les moyens de transports collectifs à destination des habitants) que sur une logique économique (l’investissement dans des infrastructures nécessite un amortissement sur plusieurs décennies, donc dans la plupart des cas un concours public).

Évacuons la question du coût de la mise en place de la gratuité : celui-ci est quasiment égal aux recettes perdues qu’il faudra compenser modulo certaines nouvelles dépenses, et certaines économies qui restent très marginales (simplification ou même arrêt de la billettique).

En Ile-de-France, les recettes des transports en commun représentent 3,8 Md€ (2018) soit 39% du coût total des transports dans la région. Cette proportion est plus faible dans la plupart des autres réseaux urbains et péri-urbains et fluctue entre 10 et 20% (15% sur la métropole Aix-Marseille-Provence). Globalement, plus le territoire est peuplé et le réseau de transport développé (avec notamment des modes lourds comme le tram et le métro), plus la part financée par les usagers est importante. Cela s’explique en partie par une plus faible fréquentation dans les réseaux secondaires, face à des coûts fixes restants élevés.

Retrouvez l'ensemble de l'article dans le fichier joint en annexe.

 

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