LE PORTRAIT DU JEUDI | Cédric DUMESGES ING 1986 Responsable du service de la Maîtrise d’Ouvrage de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP)

LE PORTRAIT DU JEUDI 

« Paris, demain », les défis qui attendent Paris et sa région.

Découvrez aujourd'hui le témoignage de Cédric DUMESGES, diplômée ingénieur à l'ENTPE en 1986, actuellement Responsable du service de la Maîtrise d’Ouvrage de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP).

A&T : Vous êtes responsable de la maîtrise d’ouvrage des opérations dites majeures à l'AP-HP à Paris. En introduction, pouvez-vous d'abord caractériser l’AP-HP et le cadre de vos interventions sur les grands projets immobiliers de l’AP-HP ?

Cédric : L’AP-HP, plus grand centre hospitalo-universitaire européen, dirigé par Martin Hirsch, est le 1er employeur d’Ile-de-France avec 100 000 collaborateurs dont 20 000 médecins. Chaque année, nous dénombrons 1,5 millions de passages aux urgences, 39 000 naissances dans nos 13 maternités, 350 000 actes opératoires dans près de 300 salles d'opérations, 2500 greffes, 4500 projets de recherche en cours, de nombreuses premières mondiales…

Cette activité se déploie sur nos 3,2 millions de m² de surface construite répartie sur nos 39 hôpitaux situés à Paris, en banlieue et en province et répartis dans une « fédération de 6 groupes hospitaliers » qui pour les principaux peuvent se comparer aux Hospices Civils de Lyon et à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille. Le principal, le groupe hospitalo-universitaire Sorbonne, intègre La Pitié Salpêtrière, plus important hôpital public en Europe.

Le Service de la Maîtrise d’Ouvrage est chargé de conduire, au Siège de l’APHP au sein de La Direction économique, financière et du patrimoine, les opérations d’un montant supérieur à 50 M€ pour ses groupes hospitaliers, il assure également les opérations immobilières du Siège notamment et, en ce moment le chantier du nouveau Siège de l’AP-HP au coeur de l’hôpital St Antoine. Nous accompagnons notre Institution dans ses évolutions managériales puisqu’elle était située en face de l’Hôtel de Ville, dans un immeuble haussmannien depuis 1850.

Rester à la pointe de la médecine nécessite de disposer de locaux performants, adaptés à la nature des activités qui y sont pratiquées, s’adaptant à l’évolution de plus en plus rapide des pratiques médicales, tout en maitrisant les coûts et donc les surfaces construites. Nous prenons également en compte l’évolution des modes de prise en charge (exemple : le développement important de l’ambulatoire versus l’hospitalisation traditionnelle) et des organisations logistiques, avec une automatisation croissante en lien avec les transformations qui nous conduisent à penser l’hôpital digital et connecté.

A la suite du plan stratégique précédent, qui nous a vu construire ou rénover 350 000 m² pour près d’un milliard d’euros, celui en cours prévoit d’investir 1.6 milliard d’euros sur 7 opérations majeures : Nouveau Lariboisière, création de l’Hôpital Nord, rénovation de l’Hôtel-Dieu sur l’Île de la Cité, Réanimation-Blocs-Interventionnel à Henry Mondor, plateforme du handicap à Ambroise Paré, soins de longue durée à Sainte-Périne, … et le nouveau siège de l’AP-HP.

A&T : Quel est le cadre de vos interventions sur les grands projets immobiliers de l’AP-HP ?

CD : Notre budget d’investissement varie de 400 à 600 millions d’euros par an dont 100 à 200 millions pour les opérations dont j’ai la charge. Etant à ce poste depuis 2008, j’ai eu la chance de pouvoir suivre des projets dans leur intégralité, et cette expérience est mise à profit dans notre nouveau cycle d’investissement avec des projets hors normes tant en taille qu’en complexité.

Mon service regroupe le pôle programmation et le pôle conduite d’opérations et l’équipe est constituée d’une quinzaine d’ingénieurs et architectes rompus à la gestion de projets complexes développés avec une large palette de procédures issues du code de la commande publique, publics auquel nous sommes soumis.

Toute mon équipe est attachée aux valeurs de l’Hôpital public et la crise sanitaire que nous traversons a renforcé ces valeurs et le sens d’un métier de constructeur au service de l’intérêt général, des équipes médicales et des patients. J’illustrerai ce propos par nos actions lors de la crise Covid de mars à mai 2020.

Retrouvez l'ensemble du témoignage dans le fichier joint en annexe.

 

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