Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département de la Dordogne (24)

Published on August 29, 2022

Voyage 24 : « La Dordogne … avec panache !! »

Cyrano de Bergerac

La planète FR24 - Dordogne recèle des trésors historiques (grotte de Lascaux, site des Eyzies,  Rocamadour, etc…) et culinaires ( foie gras, cuisine des truffes, pommes sarladaises, vins de Bergerac et de  Montbazillac etc…). Rien d’étonnant à ce que que le mot « modération » ait disparu, le temps d’une étape, du vocabulaire de l’équipage de la mission StarITPEtrek !
Mais la curiosité l’emporte toujours … et la mission s’est penchée sur le paradoxe qu’abrite cette planète très séduisante : son personnage le plus célèbre n’y a  jamais vécu !
Savinien de Cyrano de Bergerac est né et a vécu à Paris en 1619 d’un père roturier dont la carrière dans la fonction publique lui permet de s’acheter le fief de Bergerac, en campagne. Si Savinien porte le nom "de Bergerac" c'est que sa famille s'est anoblie lorsqu'elle acquit les terres dites de Bergerac situées dans la Vallée de la Chevreuse. Bien loin du Périgord donc. Le jeune Savinien y vit sa jeunesse, entre la bibliothèque familiale bien garnie et les premiers rudiments de rhétorique dispensés par un prêtre des environs et devient au fil du temps un écrivain érudit d’une certaine notoriété qui inspira bien sûr le fameux CYRANO d’Edmond ROSTAND.
Ses deux romans sont Histoire comique des États et Empires de la Lune et Histoire comique des États et Empires du Soleil, distribués sous forme  manuscrite vers 1650 et publiés à titre posthume vers 1660. L’auteur y imagine des voyages dans l’espace et des discussions avec des extraterrestres au sujet des moeurs terriennes.

Il n’en fallait guère plus pour que le commandant de bord de notre mission StarITPEtrek ne se prenne pour un lointain disciple de CYRANO de BERGERAC menant de nombreux entretiens avec des ITPE du MTE (Ingénieur des Travaux Planétaires et Extraterrestres du Ministère Terrien de l’Espace) et d’ailleurs !


« Passer des concours pour progresser ! »

Didier MÉTOIS

Didier MÉTOIS est directeur adjoint des Routes et responsable du pôle Territoires au sein des services du Conseil Départemental de la Dordogne.

Didier, natif de Parthenay (Deux-Sèvres - 79) et fils d’un entrepreneur maçon, rêvait en fait de devenir chirurgien… somme toute, de bonnes dispositions pour réaliser des opérations de suppression des bouchons dans les artères routières et en améliorer la circulation !
Effectivement, en 1982, Didier obtient un DUT option Génie Civil à l’IUT de La Rochelle (17),  puis, sans tarder, s’attaque au concours externe d’assistant technique de l’Equipement, et intègre sans coup férir l’ENTE de Montpellier (34). « Pour progresser dans ma carrière professionnelle, j’ai toujours passé des concours ! »Assistant Technique des TPE, Didier connait sa première affectation en 1985 au sein d’une des trois cellules Constructions Publiques de la DDE du Val d’Oise (95) et se forme à la conduite d’opérations neuves et de maintenance sur les lycées de la Région Ile de France.
« Un très bon premier poste, très formateur. On y abordait des domaines techniques, administratifs et économiques variés, dans le cadre notamment de l’élaboration des programmes de construction. »… Mais Didier est un peu sujet au mal du pays…il décide donc de poursuivre sur sa lancée et réussit le concours interne de Chef de Section des TPE en 1992. Il s’ouvre ainsi la possibilité de se rapprocher de ses racines en rejoignant la DDE des Deux-Sèvres comme responsable des moyens généraux puis, en 1996, comme
adjoint au chef de la subdivision mixte Sèvres et Marais en charge de la partie territoriale (entretien routier RN et RD, ADS, planification, ingénierie publique), enfin , en 1998, comme chef de la subdivision de Brioux-sur-Boutonne.
« L’opérationnel de terrain vécu en subdivision est le métier qui me convient le mieux. Pour pallier la réduction des moyens et des compétences, nous avions mis au point une organisation expérimentale: nos subdivisions fonctionnaient en binôme, l’une regroupant les fonctions ADS et l’autre  l’ingénierie.»
En 2002, Didier sort major de l’examen professionnel d’ITPE, et, après 3 mois à l’ENTPE au sein de la 47e promotion, il opte pour la DDE 24 et le poste du chef de la subdivision territoriale de Thiviers. « J’ai pu choisir le premier; j’ai donc pris une subdivision et la plus proche des Deux-Sèvres ! » 
Mais la Réforme de l’Administration Territoriale de l’État annihile progressivement le réseau des subdivisions territoriales. En 2007, Didier devient responsable de l’unité territoriale Périgord Vert sur le territoire de 3 anciennes subdivisions dont Thiviers. Mais « il faut aller plus loin, tout recentrer » et créer un service Territorial… Didier concourt à sa préfiguration avant d’occuper en 2009 le poste de conseiller de gestion où il participe à la création de la DDT 24 et au transfert du Parc au Département.
« Mon avenir me semblait compromis dans les services de l’État et, après mures réflexions, j’ai opté pour mon poste actuel en 2011 au Conseil Départemental de la Dordogne. Je dois dire que j’avais eu tort d’hésiter… Nous avons ici l’équivalent de la DDE version Routes, avec un pôle Territoires de 300 agents (en plus je les connais bien !). Le budget est conséquent et nous assurons tous les travaux neufs en maîtrise d’oeuvre. Je prendrai ma retraite probablement en 2024 et je n’envisage donc plus de changer. » Didier est ingénieur territorial en chef depuis 2013.
« Un déroulement de carrière inespéré que je n’avais pas envisagé quand j’ai passé le concours d’Assistant Technique.»

La mission StarITPEtrek redoute que trop de décentralisation ne vienne considérablement réduire l’attraction planétaire qui unit la centaine d’astres de la Galaxie France, sans que les 26 galaxies de la nébuleuse Europe n’aient réellement trouver la leur… « Rester concentré » n’est-elle pas la devise des sportifs de haut niveau !!

 


« Ne pas se limiter soi-même ! Tenter ! »

Virginie AUDIGÉ est directrice adjointe de la DDT de la Dordogne.

Virginie AUDIGÉ

« Mon rêve était de devenir pilote de ligne… »
Virginie est originaire de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais - 62). Après une scolarité secondaire à Lens (62), elle rejoint une classe préparatoire scientifique à Valenciennes (Nord - 59) avec comme objectif, bien sûr, l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile (ENAC) version Pilotes.
Dès sa première année de prépa, Virginie tente le concours ENAC avec succès pour l’écrit mais trébuche sur l’oral consacré plus précisément au métier de pilote.
« Je me suis dit que je n’y arriverai pas au regard du faible nombre des places proposées. Alors, sans l’appui d’internet à l’époque, j’ai lu toutes les plaquettes de présentation des écoles d’ingénieur ! Le large panel de métiers proposé par l’ENTPE et la possibilité de changer de domaine en cours de route, m’ont séduite. »
Virginie appartient donc à la 44e promotion de l’ENTPE (1999 - voie d’approfondissement en Ingénierie Maritime et Fluviale). « J’aurais souhaité intégrer le Centre d’Etudes Techniques maritimes et fluviales (CETMEF) mais aucun poste n’était proposé . Et puis, j’y ai rencontré mon mari Aymeric et l’harmonisation de nos deux trajectoires m’a éloignée de ce domaine que je n’ai
pas encore pratiqué… »
De fait, un observateur non averti pourrait penser que Virginie a soigneusement pris soin d’éviter  ses spécialités…
« En fait, les recherches systématiques de mobilités conjointes m’ont permis d’aborder des  domaines auxquels je ne me destinais pas forcément et de conforter globalement mes compétences.»
Effectivement, avant son poste actuel, Virginie s’est confrontée successivement : 
> (2000) à la gestion des ressources humaines en administration centrale du ministère comme chargée de mission Mobilité et Jeunes ITPE. « Un début de carrière qui m’a permis d’avoir une vision d’ensemble du ministère au travers de contacts quotidiens avec tous les services et les territoires. Très formateur. »
> (2002) aux constructions publiques en DDE de la Vendée (85), puis à l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) dans la tourmente de l’abandon de l’ingénierie publique. (2002)
> (2006) à l’application du droit des sols (ADS) en unité de la DDE du Calvados (14). « Je n’étais pas vraiment tentée a priori, mais j’ai beaucoup apprécié ce poste qui m’a ouverte sur le droit de l’urbanisme mais aussi sur les énergies renouvelables avec le Schéma Départemental Éolien. »
> (2010), à l’ingénierie routière comme chef de service à la Direction Interdépartementale des Routes Atlantique.
> (2013) à la gestion des risques naturels et hydrauliques comme responsable de division en DREAL Aquitaine.
> (2016) à l’hydrométrie et à la prévision des crues comme chef de département en DREAL Nouvelle-Aquitaine. 
Au final, une « boîte à outils de directeur » tout à fait complète car il faut lui ajouter le management et la prise de responsabilités acquis progressivement aux grades d’ingénieur divisionnaire et d’ingénieur en chef. « Poussée par mon entourage, j’ai pu tenter d’accéder au niveau supérieur et je suis parfaitement épanouie dans mon poste actuel, même si mon attention reste et restera portée sur la bonne conciliation avec mon essentiel : ma famille. »

La Mission StarITPEtrek affirme que, tant que les directeurs seront choisis en fonction de l’expérience et des compétences acquises face à des situations et des domaines aussi divers et variés, il y aura effectivement « un pilote dans l’avion ! » . Le rêve initial de Virginie s’est donc réalisé … mais un tout petit peu différemment !

 

 

Pour le deuxième semestre 2022, le plan de vol restant de la mission StarITPEtrek est le suivant : 
- Semaines 35 et 36 : Chartres et l’Eure-et-Loire
- Semaines 38 et 39 : Quimper et le Finistère

Diplômés de l'ENTPE, ITPE, actifs ou retraités, jeunes ou moins jeunes, si vous exercez dans ces départements, n'hésitez pas à contacter Serge ! 


Le commandant de bord du StarITPETrek
Serge Echantillac
Contact : [email protected] - 06 03 86 16 64