Transi°TPE | Newsletter #3 - AITPE x MAI à vélo

Publié le May 11, 2026
 

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 Dans la campagne anglaise
LE TEMOIGNAGE : Irène Parolini (ING 2017)

Après plusieurs vacances à vélo en France et en Allemagne d’une à deux semaines, à la fin de mon 2e poste j’ai pris une disponibilité d’1 an pour faire un tour d’Europe à deux. Au total, nous avons parcouru 15 000km en dix mois et traversé 20 pays en passant notamment par la Turquie, les Pays Baltes et la Norvège.

 

Lors de ce voyage, nous avons été en correspondance avec une classe de CP qui a appris à faire du vélo tout au long de l’année.

Les démarches pour demander une disponibilité puis pour reprendre un poste

J’ai prévenu ma hiérarchie de mon projet de disponibilité environ 1 an avant mon départ, pour anticiper le recrutement de la personne qui me remplacerait. Ma hiérarchie a accepté que je pose mes congés et CET avant le début de ma disponibilité, ce qui m’a permis de toucher encore mon salaire au début du voyage.

A la fin du voyage, j’ai pris connaissance des fiches de postes et j’ai postulé sur mon poste actuel. Le poste étant vacant, j’ai pu prendre mon poste un mois après mon retour.

J’ai volontairement demandé une disponibilité plus longue que la durée du voyage pour me laisser le temps de trouver un poste qui me conviendrait. Il est possible de réintégrer la fonction publique avant la date de fin de sa disponibilité.

Les préparatifs

Les préparatifs du voyage étaient sommaires : s’équiper, faire diverses démarches administratives (banque sans frais à l’étranger, forfait mobile, impôts, assurance voyage, etc.), faire un check-up médical et déménager. L’itinéraire s’est construit au fur et à mesure, le premier objectif était de rejoindre la Turquie.

La condition physique

Pas besoin d’être très sportif·ve pour faire un voyage à vélo : il suffit d’adapter les distances et dénivelés de la journée à sa forme du jour. Nous pouvions nous permettre cette souplesse car nous dormions en bivouac la majorité du temps. Nous pouvions rouler de 30km à 120km selon les journées et notre envie.

Nous avons rencontré sur la route des profils très différents de cyclo-voyageurs : certains n’avaient jamais fait de vacances à vélo, d’autres avaient planifié au kilomètre près la trace de leur itinéraire laissant peu de place à l’improvisation.

Le coût du voyage

En 10 mois, nous avons dépensé 6750€/personne (hors frais initiaux d’achat de matériel, etc). L’alimentation représente ¼ du budget, en ayant privilégié la récup’ alimentaire dans les pays les plus chers (Norvège, Suède, Danemark). Le transport représente le 2e poste de dépense : nous avons pris de nombreux ferries et des trains ou des bus quand le calendrier était serré ou que la région nous ennuyait.

Passées les premières semaines, nous avons dormi principalement en tente ou chez l’habitant (réseau Warmshowers https://enrouelibre.fr/warmshowers/).

Des coups durs

Le voyage à vélo donne à la fois un sentiment de liberté (ne pas savoir de quoi la journée sera faite, ne pas avoir de réveil qui sonne le matin, découvrir de nouveaux pays, rencontrer de nouvelles personnes, etc.) mais on peut aussi se sentir très vulnérable. En vrac : 10 jours à rouler sous la pluie en Crète, l’hospitalisation de ma grand-mère, avoir des rayons qui cassent les uns après les autres au fin fond de la Finlande où seulement une petite dizaine de voitures passe dans la journée et qu’aucune ne s’arrête pour te prendre en stop, les législatives anticipées...

Des beaux moments

L’un de mes plus beaux souvenirs est au Cap Nord, dans une petite cabane où nous avons passé deux journées à lire, dessiner et se reposer en attendant que la tempête se calme.

Je garde aussi de très bons souvenirs des rencontres des personnes qui nous ont hébergé·es notamment en Turquie où nous avons été reçu·es comme des rois. 

Cabane du Cap Nord
Petit déjeuner en Turquie

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