
Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département du Gers (32)
Voyage 32 : « Le bonheur est aussi sur les chemins ! »
En préparant son bond hyper-luminique vers la planète FR 32 - Gers, la mission StarITPEtrek salivait intensément à l’évocation des produits que cet astre exporte aux 4 coins de l’espace pour le plus grand plaisir de tous les palais intergalactiques. Elle rêvait par avance de pouvoir toucher du doigt ce fameux bonheur qui serait dans le pré, dans le champ, ou dans la vigne !
A dessein, le commandant de bord choisit un point d’a-Gers-issage situé au coeur de la campagne béarnaise, entre les colonies principales d’Auch et de Condom, dans les monts du pays d’Armagnac, dans la petite colonie de Castéra-Verduzan.
Mais dans de telles conditions, le commandant de bord de l’ISS ENTerPrisE constata assez rapidement une tendance de son équipage à se laisser aller à l’indolence et à l’inactivité, très loin de l’exigence de la forme physique irréprochable qui est indispensable pour supporter les contraintes des voyages inter-planétaires. Et puis, la boutade “Et si on restait là !“ revenait un peu trop souvent dans les discussions…
Décidant unilatéralement (comme il sied aux chefs incontestés évidemment ! ) le commandant de bord entraîna, par une journée de plein soleil, son équipage sur le chemin de Grande Randonnée (GR) dit de Pays Coeur de Gascogne sur une vingtaine de kilomètres entre Castéra-Verduzan et Lavardens.
Plus habitué aux petites balades à la surface d’astres de faible attraction ou en apesanteur, l’équipage ressentit rapidement les bienfaits de la promenade, essentiellement au niveau des pieds et des membres inférieurs… Mais les douleurs eurent tendance à passer au second plan lorsque chacun pu faire le rapprochement évident entre les étapes de la randonnée et celles, bien connues dans l’espace, de l’approche d’une planète supposée inexplorée, ici la colonie de Lavardens.
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Mais le bonheur serait incomplet sans la cinquième étape qui est bien sûr la rencontre (dont évidemment celles du troisième type ! ). Lavardens comptait 368 habitants en l’an 20 du deuxième millénaire. La probabilité d’y faire une rencontre s’inscrivant dans le cadre des objectifs de la mission StarITPEtrek, était donc microscopique. Oui, mais le hasard fait qu’en cherchant notre chemin, le commandant de bord entama une discussion qui s’est terminée dans le bar du village autour du pot de l’amitié.
Certes, l’interlocuteur du commandant n’était pas un ITPE mais il s’avère qu’Alexis CAHUZAC est technicien de l’Equipement en poste à Toulouse en détachement au sein du service Immobilier du ministère de la Justice. L’équipage unanime lui décerne le diplôme de l’amabilité et l’oscar du plus bel accent occitan !
“Le hasard est peut-être le pseudonyme de Dieu“ écrivait Théophile Gautier au XIXe siècle. Qui sait ? En tout cas, la mission affirme, elle, que le bonheur est aussi sur les chemins !
« Le service public chevillé au corps ! »
Christelle SAUVESTRE est directrice adjointe du groupement d’intérêt public (GIP) “Gers Solidaire“ dont le principal membre est le Conseil Départemental du Gers à Auch.
Christelle est originaire de la colonie de Baccarat sur la planète FR 54 - Meurthe-et-Moselle où se déroule son cursus scolaire jusqu’au bac obtenu dans le lycée de Lunéville. « En fait, je ne suis jamais revenue en Lorraine sur le plan professionnel. J’aime voyager et changer régulièrement de métier. » Touchée par le décès d’une amie dans un accident de la route, Christelle choisit de s’engager résolument pour améliorer la sécurité sur les routes. En 1989, elle entre à l’ENTE d’Aix-en-Provence et choisit sans hésitation la spécialisation “Sécurité Routière“ . « Le fil conducteur de mon parcours a toujours été le service public, en particulier pour les valeurs humaines qu’il recouvre et la sécurité routière en est un des thèmes les plus importants.»
En sortie d’école, Christelle enchaîne entre 1990 et 2001, trois postes en Cellule Départementale Exploitation et Sécurité (CDES) dans les rangs de la DDE du Val-de-Marne (FR 94), puis de la DDE du Rhône (FR 69), enfin de la DDE de Haute-Marne (FR 52). « Je ne reste jamais très longtemps sur un poste, pas plus de 5 ans. Sur des sites différents, j’ai abordé la sécurité routière par l’accidentologie et comme inspecteur départemental Sécurité Routière (IDSR) dans le cadre du programme REAGIR, puis par les aménagements routiers et comme coordinatrice sécurité routière auprès du préfet.»
De 2002 à 2006, Christelle « fait un passage » à la subdivision territoriale d’Auch (FR 32) comme technicienne supérieure en chef (TSC) chargée des études routières. « J’y ai apprécié particulièrement le contact avec les élus mais l’acte II de la décentralisation passe par là… La vocation routière des subdivisions disparait, partagée entre les Départements et les Directions Interdépartementales des Routes, les DIR, côté Etat .» Christelle devient donc en 2007 adjointe à la cheffe du district Sud-Ouest de la toute nouvelle DIR Sud-Ouest. « Une situation un peu spéciale car au début nous n’avions pas de bureau, les moyens restaient à répartir entre nous et les Départements, et nous avions à édifier nos propres centres d’exploitation (CEI)… J’ai sillonné le territoire pour procéder au partage des petites cuillères ! Malgré tout cela, construire une nouvelle structure reste un chalenge passionnant.»
En 2008, Christelle rejoint les rangs de la 53e promotion de l’ENTPE par la voie du concours interne. Elle recherche une double affectation avec son mari, également ITPE, et devient cheffe du Parc de la DDT 32 à Auch. « A la sortie de l’école tout le monde se dispersait aux quatre coins du pays… pour ma part j’ai juste eu à traverser la cour du service ! Ce parc, c’est incontestablement mon meilleur poste et une superbe expérience dans une semi-entreprise de plus d’une soixantaine d’agents. Le hic, c’est que ma mission était de le fermer côté Etat et que le Département du Gers avait choisi quelqu’un d’autre pour diriger sa partie transférée ! »
Pas rancunière, Christelle choisit de poursuivre son parcours au sein de la collectivité départementale du Gers. En 2011, elle y devient chargée de mission de la direction des services. Elle pilote notamment le projet “Espace numérique de travail déployé dans les collèges“ en lien avec la Région. En 2015, elle prend le poste de chef de service “Gestion des Equipements Informatiques“. « Il faut dire qu’il y avait un peu le feu… Il fallait manager les hot-liners, donc avoir de sérieuses compétences en gestion des RH ! »
En 2018, le Département du Gers est la première collectivité départementale de France à engager un Budget Participatif. Christelle en sera actrice comme directrice adjointe et chef du service “Participation citoyenne“ durant 2 exercices. En particulier, elle met en place et anime de nombreuses manifestations de démocratie participative sur diverses thématiques, et élabore un schéma directeur sur le dialogue citoyen. «Un programme particulièrement dense et demandant beaucoup d'énergie… mais passionnant et hyper motivant, qui a été interrompu par la COVID et ensuite différé après les élections. »
En 2022 Christelle se repositionne sur son poste actuel au GIP “Gers Solidaire“ dont la mission est de fédérer les différents acteurs de l’aide alimentaire dans le département. « Le Président du GIP me qualifie de “Mac Gyver“ des services. En fait, comme beaucoup d’ITPE, je sais faire preuve d’adaptabilité. »
Le parcours de Christelle confirme avec force cette qualité première d’adaptabilité des Ingénieurs des TPE. Dans une certaine mesure, elle en fait le constat elle-même en nous affirmant « Je suis ingénieur mais pas technique » Certes, les valeurs humaines et leur usage ne relèvent pas, et c’est heureux, d’une discipline scientifique mais certains ITPE comme Christelle pourraient très bien ajouter à leur carte de visite une qualité d’ingénieur humaniste. Et en plus, Christelle est présidente de l’Association Sportive Culturelle et d’Entraide (ASCE) du Gers…
Démocratie continue : de l’ambition au projet
Le Président du Département du Gers souhaite en 2018 « Réinventer le Gers « en donnant plus de pouvoir de décision aux citoyens. Plusieurs dispositifs sont imaginés pour porter cette ambition dont l’objectif est de nouer un dialogue plus direct et plus continu avec les Gersois.e.s, non seulement dans le partage des idées et des décisions mais aussi dans la co-construction des projets et des actions.
Le dispositif phare est le Budget Participatif gersois (BPG)
Chaque année, le Département investit plus de 30 millions d’euros dans des infrastructures, des équipements, des aménagements ou du matériel pour améliorer le cadre de vie des Gersois.e.s.
En 2018, les Gersois.e.s ont pu, pour la 1ère fois, proposer et décider eux-mêmes, directement, d’une partie de ce budget d’investissement.
En effet, 1 million d’euros ont été spécialement dédiés aux idées et aux projets proposés et votés directement par les Gersois.e.s, comme le font habituellement les élu.e.s du Conseil départemental.
Quelques chiffres clés
- 10 mois pour construire un objet unique et innovant à l’échelle d’un Département de démocratie participative (juridique, financier, ingénierie de projet, dialogue citoyen…) : Début du projet : Février 2018, déclaration des lauréats : Décembre 2018
- Mise en place d’une commission citoyenne avec 90 citoyens
- Près de 200 manifestations publiques organisées
- Près de 50 000 votants
- 150 idées réalisées
Ce projet, c’est
- Un état d’esprit, une méthode, une ambition,
- Intégrer l’innovation et l’expérimentation dans l’action départementale,
- Susciter et encourager les projets de développement, de solidarités, des associations gersoises,
- Faire rayonner le Gers
Christelle SAUVESTRE
« Ma passion, c’est de monter des projets ! »
Didier TREINSOUTROT est (entre-autres) Président de la Société SPACE SEED dont le siège est à Castéra-Verduzan.
Didier est natif de la colonie de Malemort, sur la planète FR19 - Corrèze, et donc dès l’origine idéalement placé sous la meilleure étoile possible puisque appartenant au système (très) solaire dit du “ Limousin“! Avec un père géomètre et maître d’oeuvre sur des opérations de créations de lotissements, le petit Didier développe très tôt un intérêt pour le génie civil. « Il m’emmenait souvent sur les chantiers des routes nouvelles avant leur mise en service. »
Naturellement, bac scientifique en poche, Didier entre en classe préparatoire à Toulouse (FR31), puis choisit de rejoindre les rangs de la 30e promotion de l’ENTPE (1985) avec une voie d’approfondissement “Urbanisme“.
« Mon fil conducteur a toujours été l’aménagement du territoire, avec une préférence marquée pour la conception plus que pour le chantier. La filière publique me permettait d’acquérir mon indépendance et aussi de passer de l’autre côté de la barrière par rapport au climat familial… »
Didier rencontre sa future épouse Sylvie sur les bancs de l’école et la suite du parcours est essentiellement tracée au gré des opportunités de mobilité conjointe. Ce sera, en 1985, une primo-affectation à la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) à Nantes (FR44) au contrôle des lignes électriques (« D’un ennui profond ! ») avant de rejoindre en 1988 la DDE de l’Oise (FR60) comme subdivisionnaire de Saint-Just-en-Chaussée, puis de Méru en 1992. « Dans un département voisin de Paris, avec des projets d’aménagements un peu partout, nous étions une ribambelle de jeunes subdivisionnaires un peu incontrôlables et les réunions du lundi matin avec le directeur des subdivisions étaient quelquefois plutôt pimentées ! »
En 1995, Didier rejoint les rangs de la DDE de l’Aude (FR11) au poste de conseiller “Gestion et Management“ « avec rattachement au directeur départemental ». Un conseiller de bon conseil assurément car il est inscrit dans la foulée au tableau d’avancement à ingénieur divisionnaire. Didier ( et Sylvie) retraverse la France pour concrétiser cette promotion sur le poste de secrétaire général de la DDE du Jura (FR39). « Sylvie est devenue chef de Parc et a été promue divisionnaire avec quelques années de décalage. »
Le retour vers le Sud-Ouest c’est pour l’année 2001. Hébergé par le CETE à Toulouse, Didier devient consultant expert en management, chargé par le ministère de développer la démarche qualité dans les services régionaux et nationaux. « Un poste de lâche et de fainéant car tu ne décides rien et tu fais travailler les autres !! » Cette fois, c’est Sylvie qui lui grille la priorité en réussissant le concours d’IPEF. Il la rejoindra en 2008 alors qu’il est devenu directeur du Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées (LRPC) de Toulouse toujours au sein du CETE Sud-Ouest. « Pour parler franc, je n’étais pas très favorable à cette proposition de poste très technique et spécialisé bitume, mais j’y ai découvert un monde passionnant peuplé de passionnés et j’y suis resté 12 ans ! »
En 2009, Didier, en plus de son poste de directeur, devient chef du “pôle de compétence et d’innovation - applications satellitaires et télécommunications (PCI AST)“. « J’aime bien tout ce qui est international et, notamment par les échanges avec le CNES, je me suis intéressé au domaine spatial. »
A cette époque, pour création d’entreprise, les fonctionnaires avaient la possibilité de quitter l’administration 5 ans avant l’âge légal de départ en retraite. Pour conserver une autonomie d’action, Didier (et Sylvie) décide de recourir à ce dispositif pour devenir exploitant agricole arboriculteur dans le Gers. Sur les hectares acquis, il teste et d’exploite des essences méditerranéennes (oliviers, grenadiers, amandiers notamment). La maladie de Sylvie l’empêchera de mener à bien ces projets qu’il conduit aujourd’hui seul.
Mais Didier ne comptait pas abandonner le domaine spatial. En 2023, il devient Président de la Société SPACE SEED, alors basée à Toulouse, dont la vocation est, à l’international, de favoriser les échanges industriels et les implantations réciproques dans le domaine des technologies spatiales. « Nous sommes en contrat avec l’équivalent du CNES à Taïwan, mais aussi avec des acteurs économiques et académiques au Sénégal qui cherchent à s’installer sur les différents domaines et marchés de l’industrie spatiale. »
La mission StarITPEtrek est très impressionnée par les qualités de “fabricant de projets“ de Didier. Très attentive évident au volet spatial de ses activités, elle lui a, à son tour lancé un nième défi : expliquer une coïncidence particulièrement troublante qui fait que SPACE SEED est aussi le titre original du 22ème épisode de la saison 1 de la série télévisée STAR TREK !
Les graines d’espace poussent donc particulièrement bien !
Le projet TRACC – Techniques Routières Adaptées au Changement Climatique - a été au départ un projet européen (INTERREG) monté en partenariat avec le Conseil Départemental de Haute-Garonne, le Syndicat Professionnel Régional de l’Industrie Routière (SPRIR) et des partenaires espagnols et portugais. Il s’est poursuivi par l’élaboration d’un guide et d’un outil d’aide à la décision en collaboration avec l’ex Laboratoire Central des Ponts et Chaussées (LCPC).
Au delà des aspects techniques, très intéressants, il a permis de changer la relation avec le Conseil Départemental et avec la profession routière, en se positionnant en partenaire, et s’est ancré dans la durée. A titre personnel, rester longtemps dans un poste, ce qui ne m’était jamais arrivé, m’a permis d’initier et de clore le projet européen, et ensuite d’en transmettre les clés à mes équipes. Un grand plaisir !
Didier TREINSOUTROT
« Le plus important, c’est l’aide aux collectivités territoriales ! »
Michel CERES est chef de l’unité “Habitat“ au sein des services de la DDT du Gers à Auch.
Michel est un pur occitan, né à URAU (FR31). Mais ce n’est pas d’être urauquois qui lui confère une aura particulière mais une circonstance unique parmi les ITPE rencontrés jusqu’à ce jour par la mission StarITPEtrek. Il se trouve que la compagne de Michel est originaire du centre avéré du monde connu et inconnu, BELLAC, sous-préfecture de la Haute-Vienne (FR87), comme le commandant de bord de l’ISS ENTerPrisE dont la tête était encore un peu plus dans les étoiles à cette annonce !
Après un baccalauréat technique “Génie Civil“ en 1985, Michel obtient en 1987 un BTS “Adjoint Technique d'Entreprise de Travaux Publics“, mais c’est « un peu par hasard en accompagnant un ami » qu’il s’intéresse au concours d’accès à l’ENTE.
La voix est tracée… Michel entre à l’ENTE d’Aix-en-Provence en 1989 « après un service militaire dans le Génie à Castelsarrazin (FR82) essentiellement comme chef de chantier au camp militaire du Larzac. »
« Dès mon premier week-end à l’ENTE, le mur de BERLIN disparaissait !! »
En 1990, pour sa première affectation, Michel engage un bail de presque 30 ans avec la DDE (puis la DDT) de l’Indre (FR36) comme chef adjoint de la subdivision territoriale du BLANC et responsable du bureau d’études d’ingénierie pour les communes. « Pour moi, c’était le grand déplacement vers le Nord ! Les communes avaient toujours besoin de nous. Avec mon accent du Sud-Ouest, dès le premier “allo“, ils me reconnaissaient ! »
Michel devient chef de section des TPE par concours, et enchaîne comme technicien de bureau d’études, puis adjoint au responsable du pôle “Marchés publics“ au Secrétariat Général (1995), puis chef de l’unité “Comptabilité-Marchés-Honoraires“ en 1997. « Dès lors, je ne suis jamais revenu sur un poste technique. »
Effectivement, Michel enchaîne en 2001 sur le poste de conseiller “Gestion Management“ et membre du Comité de Direction (CODIR). « Une étape particulièrement solide avec la mise en place de l’ARTT et d’un projet de service… en plus, je suis devenu papa d’une petite fille avec une garde alternée… »
Toujours fidèle au département de l’Indre, Michel intègre en 2010 le poste de chef de l’unité “Pilotage Logistique“ où il est chargé de la gestion des enveloppes budgétaires de la DDT 36. « Une époque marquée essentiellement pour moi par la mise en place de l’application “Chorus“ pour le pilotage des dépenses de l’État dans le cadre de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). »
En 2013, sans doute pour voir autre chose que la gestion budgétaire et comptable, Michel prend la direction de l’unité “Coordination et observation des réseaux de transport“ avec mission de coordinateur sécurité routière sous l’autorité fonctionnelle du Préfet. En 2016, il rejoint le poste de chef de l’unité Ville, Habitat Logement toujours en DDT 36. « Ces derniers postes m’ont permis d’être promu Ingénieur des TPE par la voie de la liste d’aptitude. » Michel rejoint effectivement les rangs de la 62e promotion de l’ENTPE (2017) et opte pour la voie d’approfondissement “Bâtiment“.
Sa carrière dans l'Indre a été marquée par un fil rouge, l'engagement associatif. D'abord trésorier de l'amicale du personnel de la subbivision du Blanc, il intègre l’Association Sportive, Culturelle et d’Entraide de lEquipement 36 en 1997 au poste de trésorier, En 1999, le poste de président étant devenu vacant, les regards du comité se tournent vers lui pour occuper ces fonctions, Durant 20 ans, il conduit le navire armé d'un équipage enthousiaste et volontaire sur une mer agitée par les différentes tempêtes : fin du ministère de l'Equipement, transfert des personnels des routes, fusions…
« A la fin des années 1990, le site de La Chesnaye est choisi par la FNASCEE sous la volonté acharnée de son illustre président Max Marcolini pour accueillir le musée de l'Equipement. L'équipage de l'ASCEE36 a oeuvré et sué pour l'émergence de ce projet qui pouvait paraître fou, mais qui aujourd'hui est une fière réalité.(hhttps://www.museedesponts.fr/) »
Un peu paradoxalement, ce sont des contingences personnelles qui provoquent le retour de Michel dans le Sud-Ouest sur son poste actuel au sein de la DDT 32 à Auch.
« En fait, je me suis rendu compte de mon attachement pour le département de l’Indre en le quittant !. J’ai pu poursuivre dans le domaine du logement qui est passionnant. Je regrette qu'au fil du temps, on travaille beaucoup trop dans l’urgence, et, en permanence, soumis à la dictature de la messagerie ! »
La mission StarITPEtrek pense qu’il serait certainement un peu excessif de considérer que c’est l’entrée de Michel au sein du ministère de l’Equipement qui a provoqué par réplique de séisme la chute du mur de Berlin en 1989 !
Ceci dit, comme on ne sait jamais et comme il il faut toujours utiliser les compétences, l’équipage de l’ISS ENTerPrise suggère que Michel lui soit affecté pour éliminer de sa route les divers corps et objets célestes susceptibles d’entraver son chemin dans l’espace !
L'Ascee a été une expérience humaine incroyable ponctuée d'anecdotes et d'expériences mémorables, pour n'en citer qu'une : mon rôle de Charlot lors du spectacle de Noël avec mon acolyte Dinette (que j'embrasse) parodie de Shirley et Dino qui cartonnaient à l'époque. Nous avions monté à plusieurs pour le Noël 2000 la troupe les Dupont Déchaussés et avons régalé autant les parents (nos collègues, nos directeurs...) que les enfants avec nos frasques 8 années consécutives. Que de souvenirs, de bonheur, de rigolades et de moments de profonde amitié !
Michel CERES
Le plan de vol prévisionnel 2023 de la mission StarITPEtrek
Du 21 au 27 août : Tours et l’Indre et Loire
Du 18 au 24 septembre : Papeete et la Polynésie Française (à confirmer)
Le commandant de bord du StarITPETrek
Serge Echantillac
Contact : [email protected] - 06 03 86 16 64
