
LE PORTRAIT DU JEUDI | Martin BARBIER ING 2022 Ingénieur d’études chez Akkodis (société de services)
LE PORTRAIT DU JEUDI
« Agriculture et alimentation durables »
Aujourd'hui, c'est au tour de Martin BARBIER, diplômé ingénieur de l'ENTPE en ING 2022 de nous présenter son parcours et ses activités d'Ingénieur d’études chez Akkodis (société de services).
A&T : Bonjour Martin, qui es-tu, quelle est ton activité actuelle ?
Martin BARBIER : Après un stage de fin d’études à l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, j’ai été confronté, comme de nombreux camarades de promo, à la première vague de COVID et ses effets sur le marché de l’emploi. J’ai donc passé mes 6 premiers mois de jeune diplômé à la recherche d’un emploi. C’est finalement dans le secteur de la recherche publique, au Centre d’Études Spatiales de la Biosphère (CESBIO), que j’ai trouvé une opportunité de CDD d’un an en tant qu’ingénieur de recherche en télédétection spatiale. À la fin de ce contrat, la reprise économique aidant, j’ai poursuivi mon parcours dans le Spatial en tant qu’ingénieur d’études pour une société de services (Akkodis), avec une première mission chez Airbus Defence and Space, au sein de l’équipe de data science du projet Farmstar.
A&T : Quels sont les grands enjeux du domaine dans lequel tu exerces ?
Martin : Les grands enjeux de l’observation spatiale sont multiples. La compréhension des phénomènes biophysiques, la maîtrise et l’aménagement des territoires, la défense. Le projet Farmstar englobe les deux premiers, avec la modélisation d’indicateurs de végétation à partir d’images satellites, et la livraison de conseils aux agriculteurs sur la gestion de leurs parcelles agricoles.
A&T : Comment définirais-tu l'agriculture de précision ? Peut-on parler d'agriculture durable dans ce cas ?
Martin : L’agriculture de précision est une agriculture pilotée par des outils de mesure afin d’optimiser toutes les étapes de la production agricole (du semis à la récolte). Ces mesures peuvent être effectuées à distance (images satellites, météo, etc.), et sur le terrain (météo, nature des sols, etc.). Elles permettent alors de prendre des décisions temporelles, spatiales et quantitatives (quand agir, où agir, avec quoi) sur les actions à mener sur le terrain. Dans le cadre du projet Farmstar, il s’agit de permettre aux agriculteurs de gérer au mieux les doses d’intrants à apporter à leurs parcelles, les dates auxquelles agir ainsi que la quantité nécessaire à chaque endroit de chaque parcelle. Ceci permet d’éviter une sur-utilisation de ces intrants, et ainsi éviter d’en répandre trop dans la nature par rapport au besoin, tout en donnant un rendement optimal pour l’agriculteur. Ceci leur permet également de respecter la directive nitrate de l’Union Européenne. En plus des doses d’intrants recommandées, Farmstar livre également aux agriculteurs une cartographie du risque de verse, c’est-à-dire que celles-ci se retrouvent couchées au sol (suite à de fortes pluies ou des vents violents), entraînant une baisse importante du rendement et de la qualité du grain.
Retrouvez l'ensemble du témoignage dans le fichier joint en annexe.
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