LE PORTRAIT DU JEUDI | Cécile BOUVET ING 2015 Responsable d'études ouvrages d'art, Cerema

Published on December 7, 2023

 LE PORTRAIT DU JEUDI  

« Infrastructures, les défis de demain »

 

Nouveau témoignage aujourd'hui avec Cécile BOUVET, ingénieure diplômée de l'ENTPE en 2015, actuellement Responsable d'études ouvrages d'art au Cerema.

Aménagement & Territoires : Bonjour Cécile, quel est ton parcours professionnel ? Comment es-tu arrivée au poste que tu occupes ?

Cécile BOUVET : Je m’appelle Cécile, je fais partie de la promo 60. Je suis arrivée à la Direction Technique des Infrastructures de Transport du Cerema en 2016 après l’école et une 4A. Cela fait presque 7 ans que je travaille sur la thématique, c’est mon deuxième poste dans la même structure.

A&T : Quels sont les grands enjeux du domaine dans lequel tu exerces ?

Cécile : La majorité des infrastructures françaises sont vieillissantes et ont besoin d’entretien et de réparation. L’enjeu majeur, c'est qu’il faut absolument assurer la sécurité des usagers sur l’ensemble des réseaux routiers (nationaux, départementaux et communaux). Le deuxième enjeu c’est de se préparer au fait que d’ici à 20-30 ans, la grande majorité des ouvrages - construits dans les années 70 - va atteindre la fin de son espérance de vie. On risque de se retrouver face à un véritable mur d’investissement, cela demande d’entretenir aujourd’hui le patrimoine pour éviter sa dégradation. Une des grandes difficultés, c’est la multiplicité des gestionnaires : si les DIR sont aujourd’hui bien organisées et cherchent surtout à optimiser leurs investissements, il en va complètement différemment sur les réseaux communaux, où les maires ne sont souvent pas au courant du fait que les ponts leur appartiennent !

A&T : Quelles sont tes missions actuelles ?

Cécile : Depuis la fin 2020, je fais partie de l’équipe du Programme National Ponts, qui a pour objectif de recenser les ponts des petites communes, afin de les aider à mettre en place une politique de gestion et d’entretien de leurs ouvrages. C’est un programme énorme, qui mobilise environ 130 personnes au Cerema (qui pilote le programme) et une centaine de personnes dans des bureaux d’études privés (qui réalisent le recensement). Il y a donc une forte composante de gestion de projet et une composante technique sur la gestion des ponts. Pour continuer sur la dynamique lancée par le programme national ponts (PNP), je travaille également sur l’accompagnement que l’on peut apporter aux communes, qui se retrouvent un peu démunies au moment de passer à l’action pour entretenir, surveiller et réparer leurs ponts. Il s’agit donc de vulgariser les bonnes pratiques et de s’assurer que le message leur parvienne et soit suffisamment mobilisateur pour qu’elles passent à l’action.

Retrouvez l'ensemble du témoignage dans le fichier joint en annexe.

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