Marathon pour Tous - Paris 2024 : nos alumni ont du talent !

Published on August 27, 2024

Le Marathon pour Tous - Paris 2024 a été une course mémorable pour des milliers de coureurs amateurs. 

En marge des Jeux Olympiques, cette épreuve nocturne a rassemblé 20 024 participants et participantes pour une expérience sportive unique : des athlètes amateurs et amatrices ont emprunté le même parcours que le marathon olympique, permettant ainsi au plus grand nombre d’emboîter le pas d’athlètes d’exception. Ils ont de ce fait pu relier l’Hôtel de ville de Paris à Versailles en une boucle chargée d’histoire : entre succession de monuments dans Paris, parcs et forêts emblématiques de la région parisienne et le majestueux site du château de Versailles. 

Pour se remettre en selle avant l’ouverture des épreuves des Jeux Paralympiques de jeudi 29 août, nous vous proposons le témoignage de TPE qui ont vécu ce moment inoubliable.

Emmanuel GEORGES, ING 2001 : Un passionné de longue date

Emmanuel est un marathonien expérimenté. Après avoir couru son premier marathon à New-York en 1998, sous l’impulsion de Gérard TABOULET, ancien responsable des Sports de l’ENTPE, il n'a jamais arrêté. Paris, Florence, Rome, Berlin, Nice-Cannes, Lyon, Nantes, Montpellier, Barcelone, Zurich, Genève, Naples, Pise, ... et enfin, le Marathon pour Tous en 2024.

Ce 9 août 2024, il retrouve Myriam MURIS, ING 2000, pour une course qu'ils n'oublieront jamais. « C'est une grande adepte des sports natures et notamment des trails longues distances. Elle va découvrir le marathon ce soir. »

« Le départ est fixé à 21h00. AC/DC résonne sur la ligne de départ pour motiver les troupes ». Avec des conditions nocturnes et une chaleur écrasante, la course s'annonce difficile. « Les kilomètres défilent, dans une ambiance de folie, avec un flot de spectateurs ininterrompu dans Paris ». « Et puis Versailles, c'est MAGIQUE ! Un groupe de rock met littéralement le feu aux milliers de personnes présentes. Indescriptible ! »

« La côte des gardes se profile déjà. Ouah, des pentes de plus de 10%, quel est l'ITPE qui a dessiné ce profil en long ? Une chose est sûre, il n'est pas de la 46ème promotion ! Il n'est pas loin de minuit et pourtant la côte est noire de monde. »

« 1h du matin, il y a du monde partout comme au départ. On rejoint les coureurs du 10 km. Dernier virage, le tapis bleu... cela fait 10 km que l'on a mal partout et là sur le tapis, plus aucune douleur ! L'arche d'arrivée est là ! Cela fait 42.195 km de bonheur en plus, 3h53 à entendre crier, hurler, encourager. »

Myriam, quant à elle, a rencontré « le mur des 30 km » mais a tout de même terminé en 4h47. « Bonheur les 30 premiers. Enfer les 12 suivants » écrit-elle à Emmanuel dans un court sms.

Emmanuel conclut avec humour : « Si Los Angeles reconduit l'idée du Marathon pour Tous, où est-ce que je serai dans 4 ans ? »

Mathilde LACROIX, ING 2019 : Une première fois mémorable

Pour Mathilde, ce marathon a été l'aboutissement d'un long chemin sportif. « Je pratique des activités sportives depuis mon plus jeune âge. Le sport qui m'a le plus passionné c'est la natation, débutée en 2007. » Le Covid passant par-là, elle a intensifié sa pratique de la course à pied « après avoir commencé à courir en 2013 et s'être mise au triathlon » par la suite.

Elle a tout mis en œuvre pour décrocher le fameux dossard (challenges, évènements, concours…). Elle a finalement obtenu le Saint-Graal en mars 2024. « Grand Paris Aménagement, chez qui je travaille depuis mars 2023, nous a permis de participer au semi-marathon de Paris. A cette occasion, il y avait plusieurs moyens de tenter sa chance pour gagner un dossard. C'est grâce à 1 photo que j'ai gagné le mien ».

« Le jour J est arrivé. Ce qui me marque tout de suite, c'est la ferveur du public. Leurs encouragements m'ont galvanisé et permis d'oublier les raideurs musculaires à mi-parcours. » Mathilde se souvient particulièrement de deux moments :

« - Au 5e km : nous quittons la rue de Rivoli pour passer sous l'arche qui nous emmène au Louvre. Quelques secondes silencieuses avant un spectacle magnifique avec la pyramide du Louvre éclairée à gauche et la vasque de la flamme olympique à droite dans le ciel, et toujours ce public. Je n'ai pas pu m'empêcher de lâcher un waouh. 

- Au 39e km : on arrive tout proche de la fin, la tour Eiffel est juste là et se met à scintiller car il était 1h du matin. C'était le coup de boost pour terminer ce marathon en 3h46 (tellement heureuse de ce chrono). » 

« Je garderai un souvenir mémorable de ce premier marathon... "la course d'une vie", celle qu'on ne fait qu'une fois, celle des JOo à Paris. C'était vraiment magique (même si c'était dur) ! »

Alexandre CAUDEVELLE, ING 2021 : Une première expérience incroyable

Alexandre fait partie de ceux qui ont eu la chance de décrocher un dossard pour cette course. Pour lui, ce premier marathon a été une révélation.

« Pour un premier marathon, c'était une expérience incroyable, avec un public exceptionnel tout au long du parcours ! »

Alexandre a bouclé son 1er marathon en 3h27 et reconnaît toutefois la difficulté de la fin du parcours 😉.

Lionel BENCHETRIT, ING 1998 : Une course marquée par la ferveur du public

Lionel est un coureur aguerri. « Je suis coureur dans un club d'athlétisme depuis de nombreuses années, obtenir mon dossard via un challenge en juin 2023 fut une joie immense. Je touchais le rêve olympique du doigt. »

« J'ai adoré courir ce marathon pour tous : un superbe parcours, malgré une côte incroyable au 28e km où j'ai préféré marcher ».

« J'ai été surpris par la ferveur et l'engouement du public qui nous encourageait tous tout au long du parcours. Quelle magnifique ambiance, jamais vue lors de mes précédentes courses et trails ! »

Il souligne l’organisation superbement gérée de la manifestation : « Merci à tous les bénévoles. »

« Nous avons pu voir le Paris Olympique "by night" : l'hôtel de Ville, les Tuileries et la vasque, la Tour Eiffel et ses anneaux, le château de Versailles, ... »

Il est encore « sur mon petit nuage quelques jours après l'arrivée. »

« Quelle joie d'avoir pu partager ce moment avec mes proches que j'ai retrouvés aux Invalides à l'arrivée, ma médaille de finisher autour du cou, après 4h15 de course mais le chrono n'était pas important ce soir-là. »

Elodie HAZARD, ING 2016 et Augustin RIVRON, ING 2016 : Une aventure partagée

Elodie et Augustin, collègues et amis de la promo 61, ont partagé cette aventure ensemble.

Après une préparation commune, « nous avons fièrement représenté le territoire de Seine Saint-Denis (Est-Ensemble, territoire accueil des JOP24). »

Ils s'élancent sur le parcours côté à côte.

La course commence très bien pour Augustin, porté comme toutes et tous par le cadre fabuleux et le public si dense. « Sensation d'hyper lucidité, tous ces supporters et les monuments qui défilent, on veut en profiter. Les jambes avancent toutes seules, c'est un régal. »

Mais « vers le km 34, c'est le fameux mur du marathon... Je ne ressens qu'une souffrance généralisée, physique et mentale. » Et malgré les encouragements de la foule, ses propres tentatives de motivation, le goût n’y est plus et les derniers kilomètres se transforment en cauchemar.

« C'est difficile de comprendre comment 8 kms de souffrance ont pu écraser le plaisir et la satisfaction de 34 kms vraiment réussis au niveau des sensations comme du mental. »

Il termine la course en 4h14, avec un goût amer : « Je ne referai pas de marathon ».

Elodie a choisi de se laisser porter par ses sensations et les encouragements de la foule. « Dès quelques mètres parcourus, le ton est vite donné : galvanisée par l’énergie transmise par la foule venue en masse et la splendeur du parcours, j’ai lâché plusieurs "c’est un truc de ouf" ».

« Quel émerveillement de redécouvrir une ville que je connais pourtant si bien (vasque olympique, Tour Eiffel scintillante ou encore l’opéra Garnier noire de monde) et de goûter à cette ambiance. Des familles, des étrangers, des jeunes et des moins jeunes, tous et toutes avaient fait le déplacement, une vraie fête populaire ! »

Elle a déroulé les kms avec une allure très régulière. Et se félicite « d’avoir avoir doublé Camille Lacourt (qui bouclera en 5h09 le parcours). »

« Dans ces conditions hors du commun, j’ai pu boucler mon premier marathon en 4h pile (objectif visé 4h15-4h30) malgré la difficulté du parcours et la chaleur. »

« Une belle nuit pleine d'endorphine ! »

Le Marathon pour Tous - Paris 2024 a été bien plus qu'une simple course pour nos alumni. C'était un défi personnel, une expérience collective et une immersion dans l'atmosphère unique des Jeux Olympiques. Chacun et chacune a emporté avec lui des souvenirs impérissables de cette nuit d'août 2024, où Paris a vibré au rythme des pas de 20 024 coureurs.