
Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département de la Marne (51)
Voyage 51 : Pétillante !
« Le Champagne aide à l’émerveillement ! » (Georges Sand)
Comment ne pas souscrire à cette affirmation de l’écrivaine tout en étant tenté de la détourner légèrement mais avec respect en affirmant que « La Champagne aide à l’émerveillement ! »
La mission StarITPEtrek s’autorise un tel détournement parce qu’elle a trouvé sur ce territoire et plus particulièrement en sa préfecture de Châlons-en-Champagne une source d’émerveillement que ne pouvait identifier Georges Sand, et qu’elle-même ne soupçonnait pas réellement en y posant son vaisseau amiral.
Bien sûr, il n’est pas question d’ignorer l’histoire et particulièrement la sublime cathédrale de Reims, site de couronnement de l’immense lignée des rois de France. Oui, mais aussi majestueux et infiniment respectable que soit l’édifice, la mission avoue un peu piteusement que l’avènement de nos anciens souverains… c’est pas toujours très rigolo !!
Bien sûr et heureusement les petites bulles du Champagne ont le pouvoir de nous faire voir la vie … en or clair lumineux ou en rosé !! Oui mais, si elles nous provoquent quasi instantanément ce léger mouvement des muscles faciaux qu’on appelle le sourire, la science a montré qu’il faut 17 muscles et 17 secondes de sourire sincère pour submerger notre cerveau de bien-être.
La mission a désormais la preuve que les Champenois ont mis au point un détonateur autrement plus puissant et immédiat pour propulser tout un chacun vers l’émerveillement ! C’est l’humour qui nous place immédiatement dans un état second par le rire, par la rigolade, par le “désopilement“ et qui doit être considéré au même titre que le patrimoine historique ou la production pétillante, emblématique et universelle de cette planète. La Champagne est pétillante car elle concentre la spiritualité, les spiritueux et le spirituel !
Georges Sand ne pouvait pas évidemment disposer des mêmes éléments d’appréciation que la mission sur le terroir drolatique à l’humour dévastateur qu’est aussi la petite planète FR 51 - Marne. À l’occasion d’un de ses sauts spatio-temporels, la mission se fait fort de lui soumettre les élucubrations des deux grands enfants dissipés de Châlons qu’ont été messieurs Pierre DAC et Jules CABUT, dit CABU.
De Pierre DAC il ne fait nul doute qu’elle apprécierait la curiosité scientifique et culinaire …
« Je pense souvent non sans vertige à la quantité de légumes qu’il faudrait pour faire un pot au feu dans le lac Léman ! »
la sensibilité artistique et philosophique…
« Tout penseur avare de ses pensées est un penseur de Radin ! »
le génie des mathématiques …
« S’Il est vrai que 2 et 2 font de leur mieux pour faire 4, il est aussi vrai que 18 et 20 font tout ce qu’ils peuvent pour ne pas faire 39,95 »
« Le carré est un triangle qui a réussi ou une circonférence qui a mal tourné ! »
et le sens pratique aiguisé …
« Ce n’est pas parce qu’en hiver on dit « Fermez la porte, il fait froid dehors. » qu’il fait moins froid dehors quand la porte est fermée ! »

De CABU, Georges Sand serait certainement sensible au coup de crayon magique corrosif et impertinent capable de croquer dans les journaux Hara-Kiri, Pilote, le Canard Enchaîné, Charlie et bien d’autres, la naïveté lunaire d’un (très) Grand Duduche, la lourdeur caricaturale d’un Beauf. mémorable, mais aussi tous les traits marquants de notre société et surtout de ses insupportables hommes politiques !
La mission StarITPEtrek se donne pour mission de souligner auprès de notre grande écrivaine que les deux personnages ont aussi marqué l’histoire de France : Pierre DAC fut la voix de la France Libre sur les ondes de la BBC pendant le Seconde Guerre Mondiale et CABU un infatigable pourfendeur de la c…. et de l’intégrisme, assassiné le 7 janvier 2015 à Paris lors de l’attentat terroriste contre la rédaction de Charlie Hebdo.
« Mon fil rouge ? Il n’y en a pas ! Je n’ai pas cessé de changer ! »
Philippe KAUFFMANN est coordinateur des activités “Réseaux électriques“ au sein de la DREAL “Grand Est“ à Châlons en Champagne.
Il faut plutôt rechercher le “fil rouge“ de Philippe en regardant du côté de la géographie. Natif de la colonie d’Amnéville sur FR 57 - Moselle, son parcours s’inscrit presque exclusivement au sein de la grande nébuleuse de la région “Grand Est“. « Je suis né Mosellan, je me sens Marnais mais je n’ai pas arrêté de changer de domaine d’activité sur le plan professionnel ! »
Au terme d’une scolarité nécessairement mosellane, Philippe décroche un baccalauréat scientifique C, puis s’attaque aux concours de l’administration. Il s’acquitte de ses obligations militaires à Trèves en Allemagne puis intègre, pour une deuxième escapade hors de sa région, un IUT “Génie civil“ et rejoint cette fois Grenoble (FR 38 - Isère) « parce que le Ministère n’avait plus de partenariat avec un IUT du Grand Est. En fait, je voulais du concret plutôt qu’intégrer les classes préparatoires scientifiques. »
Il rejoint ensuite l’école nationale des techniciens de l’Equipement (ENTE) de Valenciennes sur FR 59 - Nord. « A cette époque, je voulais faire des ouvrages d’art … que je n’ai d’ailleurs jamais faits parce qu’il n’y avait pas de poste dans ce domaine en Moselle à la sortie de l’école et qu’ensuite mes choix personnels m’ont retenu dans la Marne. »
En 1996 il devient donc assistant technique et rejoint sa première affectation au sein de la DDE de la Marne comme technicien au bureau d’études “VRD“ de la subdivision territoriale de Châlons en Champagne. « J’étais un peu considéré comme le “petit jeune de la bande“… mais, comme nous devions installer une informatique avec DAO et traceur, le subdivisionnaire m’a dit : « c’est pour toi ! ». Ce fut une excellente entrée en matière au cours de laquelle j’ai découvert tout le panel des activités du service : aménagement du territoire, voirie, réseaux, urbanisme, exploitation et entretien de la route notamment. »
Et dans le registre de la diversité, Philippe n’en reste pas là. Il réussit en 1999 le concours interne de technicien supérieur en chef et devient, au siège de la DDE de la Marne à Châlons-en-Champagne, chargé de mission “Assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO)“ au sein de l’unité “Constructions publiques“. « Un changement radical et très enrichissant avec des projets de construction importants notamment dans le domaine hospitalier et pour le compte de collectivités territoriales. Avec toujours une “teinte“ d’informatique, car j’étais le correspondant dédié du service (40 agents). »
Puis, et aussi parce que Philippe rencontre dans le même temps sa future épouse, il décide de ne pas quitter Châlons-en-Champagne et intègre la DIREN (puis DREAL) “Champagne-Ardennes“ comme administrateur en systèmes et réseaux d’information et de communication en 2004, puis comme responsable de la cellule “Informatique“ en 2014. « J’avais eu vent de la vacance du premier poste par un copain de cantine… et puis l’informatique c’est peut-être le fil conducteur de la première partie de ma carrière en définitive ! En DIREN, j’ai eu la chance de bénéficier de formations spécifiques directement auprès de grands opérateurs internationaux comme Microsoft. »
Avec le regroupement des Régions, Philippe ne peut se maintenir sur le poste de responsable de la cellule “Informatique“ et il se repositionne en 2016 comme chargé de mission du pôle “Risques Naturels“ de la DREAL “Grand-Est“. « Un poste très intéressant car central dans le pilotage, la programmation financière et le suivi des crédits mobilisables au titre des risques naturels. En tant que “chef de la cassette du Fonds Barnier“, j’étais toujours bien accueilli par tous nos partenaires ! »
Une réussite incontestable puisqu’en 2020, Philippe est promu ingénieur des TPE par la voie de la liste d’aptitude et il intègre la 65e promotion du corps. A cette occasion, c’est une nouvelle orientation que choisit Philippe pour rester en Champagne et en DREAL. Il devient chargé de mission “Éolien et coordonnateur énergies renouvelables“. « J’ai emmené avec moi tout mon bagage qui s’est encore accru avec la découverte du monde de l’industrie et de l’énergie, au contact d’enjeux forts. »
Fin 2023, Philippe intègre son poste actuel en DREAL “Grand-Est“. « J’assure la supervision et la conduite des procédures liées à la création (et modification) des ouvrages de transport et de distribution électriques, notamment celles relatives au développement des filières de production d’électricité à partir des énergies renouvelables. L’activité est très dynamique »
Quant à son avenir, Philippe, fidèle à son absence de fil conducteur, n’est pas du tout fixé. « Pourquoi ne pas encore aller à la découverte d’autres domaines ? »
La mission StarITPEtrek tient à préciser à Philippe que, si son objectif est de passer en revue tout le panel d’activités des Ingénieurs des TPE, il lui faudra à coup sûr plusieurs vies pour le réaliser !
Malgré tout, son exemple met une nouvelle fois en lumière les qualités (reconnues et recherchées) d’adaptabilité des ITPE, ainsi que leur capacité à gérer des projets complexes et pluridisciplinaires. Il semblerait même que certains (écervelés ?) se soient imprudemment lancés dans l’espace sur les routes intergalactiques !
« L’environnement pour passion ! »
En janvier 2021, Muriel est recrutée par le syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) du Béthunois (FR 62 - Pas-de-Calais) comme animatrice au sein de son service “Observatoire de l’environnement“. « Je n’étais pas du tout satisfaite par ce premier poste et, pendant cette période, je me suis essentiellement consacrée à la préparation des concours administratifs. »
Effectivement, dans un premier temps, Muriel est, reçue au concours sur titres de technicien supérieur de l’Équipement (TSE); ce qui lui vaut d’intégrer pour quelques semaines l’ENTE de Valenciennes (FR 59). En 2022, elle rejoint les effectifs du Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement de l’Est (C.E.T.E.) à Metz (FR 57) comme chargée d’études au sein du département “Environnement, infrastructures et ouvrages d’art“. « On ne peut pas dire que ce soit réellement le début de mon parcours professionnel car j’ai appris quasiment dans le même temps que j’étais également reçue au concours d’ingénieur territorial ! »
Dans ces conditions, Muriel choisit évidemment la fonction publique territoriale et devient en 2023 chargée de mission à la direction “Environnement“ des services du Conseil Régional Nord–Pas de Calais à Lille. « Je considère que c’est réellement le premier poste de mon parcours. J’y ai évolué dans un excellent contexte de travail, au contact d’élus et de services particulièrement passionnés et motivés par la reconstruction d’une région sinistrée certes économiquement mais aussi humainement et au patrimoine naturel très détérioré. Un important travail de planification, d’animation et de régulation a été réalisé. J’avais en charge le suivi du schéma régional de “Trame Verte et Bleue“, des schémas territoriaux portés par les collectivités, ainsi que l’instruction et le suivi des projets liés à la restauration des milieux naturels comme les zones humides. A partir de 2006, mon travail a évolué vers l’accompagnement des territoires pour la mise en œuvre et le suivi des Plans Climat Territoriaux, ainsi que I’instruction et le suivi des projets de la thématique “Boisement“ sur toute la région. »
La fusion des région et la réorganisation des services poussent Muriel en 2010 à changer de domaine. Au sein de la nouvelle Région Hauts-de-France, toujours à Lille, elle devient chargée de mission-expert en efficacité énergétique et anime notamment l’élaboration du volet “Climat, air et énergie“ du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (S.R.A.D.D.E.T.). Dans l’intervalle, Muriel rencontre celui qui va devenir son conjoint et l’objectif principal est désormais le regroupement familial dans la Marne, et plus particulièrement à Châlons-en-Champagne. « Pour obtenir un détachement de la Territoriale vers l’Etat, c’est un véritable parcours du combattant ! Alors que la collectivité régionale est plutôt souple sur le sujet, l’administration de l’État freine des 4 fers… »
En 2017, Muriel obtient enfin un détachement sur le corps des ITPE pour rejoindre les effectifs de la DREAL “Grand Est“ à Châlons-en- Champagne, au poste de cheffe de pôle “Risques naturels et hydrauliques“. « Un changement total pour moi et ma première expérience dans le management avec un pôle de 5 agents de catégorie A mais éclaté sur les 3 sites des anciennes régions ! Une situation qui présentait au moins l’avantage de nous éviter les contraintes et les incidences de l’épidémie de COVID ! »
La découverte des missions de la DREAL GE s'est étoffée avec la prise de poste de cheffe du pôle Eau Seine Normandie. « La région “Grand-Est“ est baignée par 3 grands bassins hydrauliques “Rhin-Meuse“, “Seine-Normandie“ et “Rhône-Méditerranée“. L’activité de mon pôle porte notamment sur le pilotage de la contribution de la DREAL aux travaux relatifs aux schémas directeurs d’aménagement et de gestion de l’eau (S.D.A.G.E.) “Seine-Normandie“ et “Rhône-Méditerranée“, et sur le pilotage de l’action phare 3 “Qualité“ du Plan Eau régional avec animation des DDT pour identifier les captages ultra prioritaires sur toute la région “Grand-Est“. J’y découvre tout autre chose dans un contexte d’adaptation permanente, avec une équipe sympathique et une hiérarchie à l’écoute. »
« Si on me pose la question de l'évolution professionnelle, je n'exclus pas la possibilité d'explorer un peu plus la palette très large des activités de l'Etat et la diversité de ses territoires ! »
A l’évidence, Muriel est désormais dans cette dynamique et la mission lui souhaite de concrétiser ses aspirations de plus grand large !
« Etre ingénieur sans être spécialiste ! »
Cyril CREPPY est directeur adjoint de l’Immobilier de la Région Académique “Grand Est“ au sein des services du ministère de l’Éducation Nationale à Reims.
Avec un père togolais et une épouse slovaque, Cyril est incontestablement “l’intergalactique“ de l’étape ! Surtout si l’on considère qu’il situe ses racines sur FR 38 - Isère où se trouve la maison familiale dans la colonie “haut perchée“ de Pont-en-Royans.
« Je ne suis pas sûr que l’on puisse évoquer une prédestination mais avec mes parents enseignants, j’avais eu l’occasion de rencontrer à Reims l’ingénieur régional de l’Equipement (IRE) de l’époque ! »
Le jeune Cyril déroule scolarités primaire, secondaire et classes préparatoires à Reims. « Malgré tout, mon niveau n’était pas exceptionnel et on me prédisait : « L’ENTPE est une école prestigieuse et tu vas te planter Creppy ! »… J’ai bien fait d’insister car, à l’usage, l’école forme des ingénieurs généralistes, notamment dans le domaine du bâtiment, et en plus elle se trouve à Lyon donc pas très loin de l’Isère. »
Cyril appartient donc à la 37e promotion de l’ENTPE (1992) et il choisit la voie d’approfondissement “Gestion internationale“.
« Mon but, à cette époque, était de partir à l’étranger dans un pays anglophone… en fait, je ne pousserai pas plus loin qu’un stage de 3 mois en géotechnique à l’université Laval de Québec au Canada… La formation à l’ENTPE, je l’ai ressenti comme une ouverture avec un regard porté sur les sciences humaines (molles ?) et des options originales telles que “Communiquer avec la presse“. Les activités extra-scolaires notamment sportives étaient particulièrement enthousiasmantes. 1992 fut une saison très réussie pour notre équipe de football ! »
Après un Service National de 10 mois passé à la D.D.E. de l’Oise (FR 60) sur la base aérienne de Creil, Cyril rejoint sa première affectation en 1993 comme chef de la cellule “Ouvrages d’art“ au service “Grands Travaux“ de Reims au sein de la DDE de la Marne.
« Une très bonne entrée en matière avec les travaux en cours du contournement urbain de Reims. J’ai bénéficié d’une formation - compagnonnage tout à fait pratique et concrète auprès des spécialistes du CETE de Metz. Nous avions un plan de charge partagé entre projets neufs et grosses réparations mais aussi avec des innovations comme la réalisation d’un pont en précontrainte externe sur la Marne à Châlons-en-Champagne. Je suis resté cinq ans mais je ne voulais pas devenir un spécialiste ni partir trop tôt en subdivision . »
En 1998, Cyril intègre les effectifs du Centre Inter-régional de Formation Professionnelle de Nancy (FR54) comme chargé de projet “Formation“ dans les domaines “Routes, ouvrages d’art et constructions publiques. « J’y ai apprécié le travail en équipe au sein de la cellule d’aide aux services avec ouverture sur la sociologie des organisations. »
Le moment est venu pour Cyril de devenir subdivisionnaire. Il migre donc en 2002 sur FR 89 - Yonne et devient, au sein de la DDE 89, chef de la subdivision d’“Auxerre Urbain“, puis responsable du “Service local d’aménagement Sud“ en 2006.
« Un poste qui aurait pu être passionnant… mais dès 2006, l’activité routière disparait au profit du Département et des Directions Interdépartementales des Routes (DIR)… mais à partir de 2008, l’ingénierie publique est également abandonnée…! »
Sans attendre 2010 et la création des directions départementales interministérielles (DDI), avec, à suivre, la fin à la mise à disposition gratuite des services de l’Etat pour l’instruction des autorisations d’urbanisme, Cyril décide de « changer de ministère ».
En 2009, il devient pour le ministère de l’Éducation Nationale, ingénieur régional de l’équipement (IRE) de l’académie de Reims.
« Exactement ce qu’il me fallait ! L’Académie de Reims couvre les départements des Ardennes (FR 08), de l’Aube (FR10), de la Marne (FR 51) et de la Haute-Marne (FR52). l’IRE assure, sous l’autorité du recteur, la gestion des bâtiments administratifs de l’Éducation nationale, la représentation de la tutelle sur les Universités et la maîtrise d’ouvrage des constructions universitaires. »
Depuis septembre 2020, et la création de la région “Grand Est“, la fonction immobilière de chacun des 3 rectorats concernés a été regroupée au sein d’une même direction, la DIRAGE. Compte tenu de l’étendue du territoire, une logique de 3 sites polyvalents a été retenue. Cyril est donc directeur adjoint de la DIRAGE, en charge du site de Reims et référent régional pour la rénovation du bâti scolaire.
« TCEPA [Note du traducteur : toutes choses égales par ailleurs] , j’aimerais rester là car le boulot me plait ! En plus le réseau national des IRE fonctionne très bien et j’espère bien participer activement à sa pérennité !
La mission StarITPEtrek doit reconnaître qu’elle ne soupçonnait pas la contribution du Togo, allié en l’occurence à la Slovaquie, pour accroître encore la diversité des Ingénieurs des TPE !
Elle recommanderait volontiers la création d’un diplôme d’ingénieur “Tous Pays Européens“, mais doit bien admettre qu’il y a peu de chances, et c’est regrettable, que le Togo rejoigne un jour la Communauté Européenne !
Loin des yeux …mais cœur partagé !
Telle pourrait être la devise des IRE ! Les Ingénieurs Régionaux de l’Equipement sont des TPE mis à disposition de l’Education nationale pour l’assister dans la gestion de ses bâtiments administratifs (rectorat, DSDEN,…) et assurer la tutelle des constructions de l’enseignement supérieur.
Nous ne sommes qu’une vingtaine environ, à raison d’un par académie, et chaque échange avec notre ministère d’origine (« l’Equipement » pour les nostalgiques) devient certes un vrai casse-tête. Heureusement, nous avons développé une solidarité et un travail en réseau que nous renforçons chaque année grâce à nos séminaires.
C’est une autre facette passionnante des métiers à l’essaimage pour des ITPE.
Cyril CREPPY
« Un parcours tout en alternance ! »
Solveig MASSÉ est cheffe de l’arrondissement de gestion de la route (AGR) Est au sein de la direction interdépartementale des routes (DIR) Nord à Reims.
Native de la petite colonie de Flize sur FR 08 - Ardennes, Solveig couronne sa scolarité à Charleville- Mézières par un baccalauréat scientifique et rejoint les “taupins“ des classes préparatoires à Reims.
« Je ne me destinais pas du tout à un carrière d’ingénieur parce que je voulais être interprète. Mais du jour où j’ai vu les interprètes à l’ONU quasiment enfermés dans une cage, j’ai renoncé ! Puis, j’ai voulu être ingénieur pour construire des salles de concert car j’aime beaucoup la musique , lorsque j’ai intégré l’ENTPE, j’avais cette perspective...
Solveig intègre ainsi la 39e promotion de l’ENTPE (1994) et finalement opte pour une voie d’approfondissement “Transports“ « J’ai beaucoup hésité avec la VA “Bâtiment“ mais entre temps j’avais découvert l’aménagement du territoire et ses enjeux. J’ai adoré l’ambiance de l’école et sa
formation m’a notamment permis de découvrir des domaines variés et d’acquérir une certaine aisance dans la conduite des projets. Par contre, elle ne m’a pas suffisamment préparée à ce qui m’attendait pour mon premier poste ! »
Pour sa première affectation d’ITPE, en 1994, Solveig choisit de rejoindre les effectifs de la DDE de la Marne comme responsable de la cellule “Politique de la ville“ au sein du service “Habitat construction“ à Châlons-sur-Marne. . Ce poste demeure pour moi un bon souvenir et fut une très bonne entrée en matière. J’avais en charge une unité de 3 agents et j’assurais le portage des politiques de la ville et l’animation interministérielle des 4 contrats de ville de la Marne avec la gestion des crédits d’investissement , sous l’autorité du sous-préfet à la Ville, un certain Didier Lallement,. »
En 1998, sans doute par aspiration à un peu plus de concret, Solveig rallie toujours au sein de la DDE 51, l’unité territoriale de Reims comme responsable de la cellule “Études amont“. « Un poste intéressant partagé entre le pilotage d’études routières en amont de la déclaration d’utilité publique (DUP), et l’assistance à maîtrise d’ouvrage sur des projets portés par des collectivités, ainsi que le conseil aux collectivités lors de l’élaboration des plans de déplacements urbains (PDU). L’occasion également de nouer des partenariats fructueux avec les agences d’urbanisme notamment. »
Mais Solveig commence à ressentir les frémissements des importantes réorganisations à venir en matière de partition du réseau routier, d’abandon de l’ingénierie publique . Elle décide d’une mobilité et rejoint en 2001 la DDE du Calvados (FR14) comme responsable de la cellule “Etudes et analyses territoriales“ au sein du service “Aménagement et urbanisme“. « Je souhaitais changer de territoire mais pas réellement de domaine et rester dans la moitié Nord de l’Hexagone ! Les sujets nouveaux étaient la connaissance territoriale (diagnostics de territoire, étude des enjeux de déplacements, analyse des phénomènes de péri-urbanisation sur le SCOT de l’agglomération caennaise) et l’assistance à l’émergence de projets socio-économiques (zone de développement économique et urbaine de 140 ha à Honfleur, re-qualification de la presqu’île de Caen, etc.). »
« Je réalise que j’ai toujours eu besoin d’alterner les postes de portage des politiques publiques avec les postes opérationnels ! »
Effectivement, en 2006 Solveig revient sur les terres de Champagne comme adjointe au chef du service “Ingénierie routière (SIR) Est“ de la direction interdépartementale des routes (DIR) Nord et participe à la création du service. Elle est promue ingénieur divisionnaire en 2008 et prend la direction du SIR en 2011. « Sans doute un de mes meilleurs souvenirs de poste à ce jour ! La maîtrise d’oeuvre c’est vraiment du boulot d’ingénieur d’autant plus passionnant qu’il se double du management de 40 personnes. »
Fidèle à son principe d’alternance, Solveig revient en 2014 au sein de la DDT de la Marne comme cheffe du service “Territorialité et portage des politiques“. « Il s’agissait aussi de porter la restructuration complète du service consécutive à la suppression des missions d’ingénierie publique et à l’abandon de l’ATESAT, et de mettre en place une organisation matricielle à 4 unités ( un peu comme au SIR), chacune détentrice d’une spécificité technique. »
Depuis 2018, Solveig est de retour au sein de la DIR Nord sur son poste actuel. Elle dirige un arrondissement de 200 personnes qui réalise l’entretien et l’exploitation de 530 km de routes nationales réparties sur quatre départements. « L’enjeu essentiel du poste est bien sûr le management d’une grosse structure. Il est particulièrement motivant de participer au CODIR donc au management général de la DIR ainsi que d’assurer sa représentation auprès des acteurs institutionnels (préfets, services Etat, élus, chambres consulaires…). »
La mission StarITPEtrek constate que l’alternance de Solveig produit le double effet cumulatif d’augmenter significativement son bagage et donc sa portance professionnelle, tout en lui permettant, avec beaucoup de lucidité, de profiter des courants ascendants, à peine perturbée par les vents contraires des réformes incessantes.
Dès lors, faut-il ouvrir une voie d’approfondissement pour les élèves ingénieurs Tourbillonnants sur Planeurs en Évolution ?
Le commandant de bord du StarITPETrek
Serge Echantillac
Contact : [email protected] - 06 03 86 16 64
