Carnet de bord du vaisseau amiral ISS ENTerPrisE | Objectif : département du Maine-et-Loire (49)

Published on September 3, 2025

Céder à la force de la douceur angevine ? !  

La mission StarITPEtrek lors de ses cinquante premiers voyages s’est bien souvent félicitée de la qualité de l’accueil des peuples des colonies lointaines de notre vaste univers. Mais en bonne scientifique, elle attendait avec impatience de caler son référentiel sur le sujet avec son séjour sur FR49 - Maine-et-Loire, au sein du système planétaire “ Anjou “ dont le slogan revendiqué est :

« Anjou : La force de la douceur ! »

L’équipage de l’ISS ENTerPrisE, qui, comme Ulysse, n’arrête pas de faire de beaux voyages, confirme unanimement la force d’attraction incontestable de cette « doulceur angevine » évoquée par des vers plus qu’admirablement tournés, par le grand poète du XIVe siècle, Joachim Du Bellay.

« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village

Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,

Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,

Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :
Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,

Et plus que l’air marin la doulceur angevine. »

Il faut dire que le séjour avait particulièrement bien commencé par un “ Angers-rissage “ au terme d’une approche particulièrement technique car nécessitant une étude approfondie des terroirs et de la qualité des sols, notamment, dans les zones dites “ des coteaux du Layon “, “ des coteaux de l’Aubance “, “ des coteaux de la Loire “ ou de “ Saumur Champigny “…
Fort heureusement, notre vaisseau amiral dispose d’un “ GPS-V “ (lire viticole) très perfectionné et éprouvé qui lui permet de naviguer entre les vignes et les cépages sans coup férir. Cet outil est doublé d’une IA (lire “ intelligence alcoolisée “) qui conforte, à chaque visite planétaire, ses capacités d’analyse, et de dégustation bien sûr !
Quant à la qualité de l’accueil, l’ego du commandant de bord de la mission StarITPEtrek s’en est trouvé considérablement gonflé, au point d’avoir quelques difficultés à rejoindre le poste de pilotage…
La famille Plantagenêt au grand complet est venue à notre rencontre avec réception exceptionnelle dans l’Abbaye Royale de Fontevraud. Certes les costumes de gisants qu’avaient revêtu Aliénor d’Aquitaine et Richard Coeur de Lion ont un peu figé et refroidi les échanges, mais ce fut un accueil qui ne saurait être qualifié autrement que Royal !!
Au hasard des conversations, nous avons bien compris que la vraie maîtresse de la maison Plantagenêt était bien la pétillante et immense Aliénor d’Aquitaine. Immense car reine de France et d’Angleterre et pétillante comme en témoigne le sourire esquissé par son gisant par opposition aux visages très martiaux de ses voisins…
Et puis, elle est la seule à se proposer en situation de lecture sans que l’on puisse déterminer la nature du livre dont certains historiens parlent comme d’un recueil des textes galants !
Par pure curiosité scientifique évidemment, notre commandant de bord se propose d’utiliser à nouveau le fameux transmuteur spatio- temporel qui équipe l’ISS ENTerPrisE, pour se projeter au siècle d’Aliénor et la rencontrer en tête à tête. Il compte bien pouvoir ainsi lever le voile et plus peut-être… sur ce mystère historique !
Mais il était dit que l’ego de notre commandant de bord prendrait des dimensions proprement galactiques…
En effet, en déambulant dans les rues d’Angers à la recherche des Ingénieurs des TPE, il eut la grande et délicieuse surprise de croire que la collectivité avait pris soin de donner son prénom à un quartier entier de son agglomération avec équipements sportifs et culturels ainsi qu’un campus universitaire !

 

 

 


Malheureusement, une rapide enquête a permis de dater le Saint Serge en question autour du IIIe siècle de notre ère !
Serge et Bacchus étaient de jeunes nobles romains et des légionnaires de haut rang de l'armée romaine de l’empereur Maximilien stationnée en Syrie à la fin du IIIe siècle. Leur refus d'entrer dans le temple de Jupiter et de faire une offrande révéla qu'ils étaient des chrétiens refoulés.
Saints Serge et Bacchus de Rasafa (en latin classique Sergius et Bacchus) sont donc morts en martyrs vers 300 en Syrie et sont désormais fêtés le 7 octobre.
Bacchus (Dyonisos pour les Grecs) étant, comme chacun sait, le dieu du vin, force nous est de constater que le duo Serge et Bacchus nous ramène immédiatement à notre premier paragraphe sur les productions viticoles et la douceur de l’Anjou.

La mission StarITPEtrek tient à préciser que toute conclusion hâtive sur un éventuel rapprochement entre Bacchus et notre commandant de bord relève de la plus pure conjecture malgré les allégations de certains complotistes de l’espace !
Le goût prononcé de notre Serge, notamment pour la “ soupe Angevine “, est la manifestation d’une curiosité scientifique particulièrement aiguisée, et aussi du soin apporté à ne pas choquer les populations locales qui, elles aussi, font la douceur de l’Anjou.
La route de l’ISS ENTerPrisE se poursuit sans zigzag intempestif !


« Au sortir de l’eau et sur la route des transports ! » 

Guillaume MAILFERT

Guillaume MAILFERT est chef de l’agence technique départementale de Beaupréau au sein des services du Conseil Départemental du Maine-et-Loire.

Guillaume est originaire de la planète FR54 - Meurthe-et-Moselle et plus particulièrement de sa colonie principale, Nancy, où se déroulent sa scolarité, sa réussite à un baccalauréat scientifique et ses classes préparatoires aux grandes écoles. « Je n’avais pas de vocation professionnelle affirmée. J’ai choisi l’ENTPE pour la diversité des enseignements et la possibilité de changer de domaine en cours de carrière. Un de mes professeurs en classe prépa m’avait vivement recommandé l’école et puis le statut et l’autonomie financière ont confirmé mon choix. »
De fait, Guillaume appartient à la 51e promotion de l’ENTPE (2006) avec voie d’approfondissement “ Eau et Environnement “. « Évidemment pour moi les matières étaient d’attrait inégal mais nous avons bénéficié de certains très bons enseignants dont un professeur d’hydrodynamique des cours d’eau (Jean René Malavoi) qui m’a communiqué sa passion. Mon boulot actuel est plutôt routier mais je n’ai eu aucune peine à retrouver mes acquis et les supports que j’avais conservés ont fait le reste ! Et puis en ingénierie routière, les compétences eau et environnement sont souvent sollicitées. »
Pour sa première affectation, Guillaume suit son fil rouge et rejoint en 2006 la DDE du Loiret (FR45) à Orléans comme responsable du bureau d’études pour la mise en oeuvre du Plan Loire, unité appelée, au final, à intégrer les troupes de la DREAL Centre. « Un très bon premier poste, sur le thème de la restauration hydraulique et du confortement des digues. Mon unité faisait partie d’un arrondissement interdépartemental des travaux sur la Loire, né d’une volonté de l’État de maîtriser en un lieu unique des opérations qui se déroulaient de Nevers à Angers, dans la Nièvre, le Loiret, le Loir-et-Cher, l’Indre-et-Loire et le Maine-et-Loire. »
En 2010, toujours “ au fil de l’eau “, Guillaume choisit de rejoindre les effectifs de Voies Navigables de France et sa direction territoriale du bassin de la Seine à Paris, comme chef de projet d’infrastructures de transport fluvial. « Le plan de charge était copieux avec la conduite d’opération de gros chantiers de (re)construction des barrages de Meaux (FR77) et de Chatou (FR78), la gestion de dizaines de marchés et concours de maîtrise d’oeuvre avec une unité de 3 agents ! »
« Nous avons vécu un épisode particulièrement marquant quand, à l’annonce d’une crue importante à la veille de Noël sur Chatou, nous avons dû envoyer des plongeurs découper les structures au fond de la Seine pour ouvrir le batardeau en urgence, en 3x8 dans l’eau froide et chargée en sédiments. Ils devaient aussi éviter les courants et toute différence de pression entre extérieur et intérieur du batardeau ! Évidemment nous n’en avions aucun visuel et les plongeurs non plus du fait de la turbidité de l’eau … Heureusement tout s’est bien passé mais pour moi, ça a beau être dans l’eau, je ne ferai jamais le métier de plongeur ! »
A la recherche d’une affectation sur la région nantaise et toujours “ les pieds dans l’eau “, Guillaume intègre en 2013 la DREAL Pays- de-la-Loire comme chargé de mission “ Planification et gestion de l’eau “. « J’ai changé de posture avec une approche en amont des enjeux sur l’eau et une vision plus globale dans le cadre de la définition des orientations des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) qui alimentent notamment l’analyse des projets par la police de l’eau. »
Inscrit au tableau d’avancement au grade d’ingénieur divisionnaire en 2018, Guillaume concrétise cette promotion par un détachement au sein des services du Conseil Départemental du Maine-et-Loire à son poste actuel de responsable de l’agence technique départementale de Beaupréau. « Un poste passionnant bien qu’un peu plus “ au sec “ mais très directement “ les mains dans le cambouis “… Il comporte le management d’une soixantaine d’agents, une ingénierie de projets essentiellement routiers (recalibrage, carrefours giratoires, aménagement de sécurité), mais aussi une assistance en ingénierie territoriale (AIT) pour le compte des communes notamment sur celles de la périphérie de Cholet. »
En septembre 2025, au bout de 5 années bien remplies en collectivité, Guillaume s’écartera des routes pour rejoindre la DREAL des Pays de la Loire, cette fois comme chef de la division Inter-modalité, où il s’occupera des transports non-routiers à l’échelle régionale, et suivra sur ce champ le contrat de plan état région (CPER)

Lors de ses multiples voyages dans le temps, la mission StarITPEtrek a pu observer le développement originel de la vie dans les océans puis, au sortir de l’eau, sur la terre ferme. La première partie du parcours de Guillaume n’est pas sans analogie avec ce cheminement ce qui semble un présage particulièrement positif !
En l’occurence, l’avenir nous dira si la mission a réussi à identifier un spécimen d’ Ingénieur des Transports (et) Pas (que de l’) Eau !


« Un parcours lancé sur de bons rails ! »

Zoé MAILLARD

Zoé MAILLARD est chargée d’opérations d’aménagement de l’espace public au sein des services d’ Angers Loire Métropole.

Originaire de la planète FR92 - Hautes-de-Seine, Zoé déroule dans la colonie de Bourg-la-Reine son enfance, ses scolarités primaire et secondaire ainsi que des classes préparatoires “ agro et véto “.
« Il est vrai, qu’à l’origine, l’ENTPE ne faisait pas partie de mes premiers choix et j’étais plutôt sensible aux domaines de l’eau et de l’environnement “. »
Malgré tout, Zoé intègre la 61e promotion de l’ENTPE (2016) et elle opte pour une voie d’approfondissement “Urbanisme“. « Lors du tronc commun en première année, j’ai bien accroché sur l’urbanisme. Il faut dire aussi que mon père exerce le métier d’architecte et, sans pouvoir parler de prédisposition, j’avais sans doute capté quelques notions qui ont participé à cette orientation. En plus, nous avons pu suivre les évolutions de l’aménagement urbain à Vaulx-en-Velin et à Lyon, avec des visites passionnantes de chantiers importants comme dans le quartier de la Part-Dieu.»
« Je crois que la grande majorité des élèves de ma promotion avait grand besoin de souffler après la tension de la prépa. Les nombreuses activités proposées, l’ouverture aux sciences humaines et plus globalement le développement du “savoir être“ ont rapidement fait oublier la petite déception ressentie à cause de la baisse du niveau du curseur de la rigueur. »
Il faut croire que Zoé avait la ferme intention de rejoindre ses bases parisiennes le plus rapidement possible car elle opte dès sa première affectation pour une voie sensiblement plus… ferrée que celle de sa spécialisation. En septembre 2016, elle rejoint les effectifs du groupe EGIS comme consultante pour la Société du Grand Paris. Elle oeuvre notamment à la validation des tracés et des gares des lignes 16 et 17 Nord du métro“ Grand Paris Express “. « Un sujet général passionnant, mais un peu noyée dans une grosse structure avec de très grands projets, je manquais surtout de concret. »
En 2018, Zoé décide fermement de combler ce déficit en intégrant les effectifs de la société INGEVA, société spécialisée en ingénierie ferroviaire. Elle devient adjointe au chef de projet “Régénération caténaire RER B et RER C“ pour le compte de la SNCF. « Il s’agissait de remettre en état des caténaires endommagés par des vols ou sujets à des pannes. Pour le concret, j’étais servie avec un suivi de travaux sous Haute-Tension, souvent des interventions nocturnes à la minute près et des cheminements dans le ballast avec des chaussures hautes de sécurité pour préserver les chevilles. »
Pour Zoé, l’attraction de la planète FR49 et de sa colonie d’Angers se fait sentir lorsque son compagnon Joffrey GIRARD1, également ITPE de la 61e promotion achève une thèse sur “l’éblouissement en éclairage“ qui le conduit tout droit vers les effectifs de spécialistes du Cerema et de son agence d’Angers. Ils s’y retrouvent donc en 2019, Zoé étant recrutée en CDI comme responsable d'opérations “Tramway“ par “Anjou Loire Territoire“, société publique locale d’aménagement. Elle participe au suivi des études et des travaux de la deuxième ligne de tramway de l’agglomération angevine dont la mise en service était programmée pour 2023. « Certainement, pour l’instant, mon poste le plus marquant par la grande diversité de mes missions. Une part importante concerne les aménagements liés à la réalisation de la ligne (places, bâtiments dédiés, etc…). Mais je me suis réellement épanouie en utilisant mes compétences techniques pour faire de la pédagogie lors des réunions publiques et des commissions d’indemnisation. »
Depuis 2022, Zoé a intégré la direction de la voirie communautaire de la Métropole d’Angers sur son poste actuel. « Nous sommes six chargées d’opération avec un fonctionnement en équipes projet et nous nous répartissons une grande diversité d’aménagements des espaces publics depuis la faisabilité, puis les études, jusqu’à la réalisation, avec possibilité de maîtrise d’oeuvre. Récemment, nous avons dû déplacer la statue du Roi René sur la place Kennedy attenante au château d’Angers, avec le risque d’être poursuivis pour “lèse majesté“ ! »
« Pour l’avenir, je vais passer en juin le concours d’ingénieure territoriale et continuer sur la voie des collectivités. »

La mission StarITPEtrek souligne à nouveau l’adaptation de la formation d’ingénieur généraliste délivrée par l’ENTPE à l’exercice des missions de service public, et ce sur les trois versants de la Fonction Publique. Elle permet à Zoé de s’épanouir dans la diversité des aménagements de l’espaces public, tout autant qu’à Joffrey de devenir un expert sur un domaine technique très pointu.

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1 Le commandant de bord de STarITPEtrek a bien noté que Joffrey est originaire du Limousin, plus précisément de la planète FR87 - Haute-Vienne et très exactement de la petite colonie de Jouac, soit à quelques kilomètres de ses propres origines. En toute modestie, il y a réellement de quoi être ébloui par un tel éclairage !!


« L’accompagnement des projets… et des agents est la posture essentielle du cadre ! »

Viviane LE TIRILLY

Viviane LE TIRILLY est cheffe du service “ Construction, Habitat, Ville “ de la DDT 49 à Angers.

Si nous affirmons que Viviane est parmi les plus à l’ouest des ITPE rencontrés, le propos pourrait être mal interprété… Or il fait simplement référence à ses origines bretonnes et particulièrement en Pays Bigouden. Née à Quimper, elle passe son enfance sur la planète FR29 - Finistère au sein de la petite colonie de Plomeur et déroule une scolarité plutôt réussie jusqu’à un bac C avec mention Très Bien au lycée de Pont-l’Abbé.
Dire que Viviane quitte la Bretagne en rejoignant les classes préparatoires scientifiques de Nantes (FR44) pourrait raviver une polémique vieille comme le massif Armoricain mais c’est encore une réalité administrative… « Au terme des concours, j’ai choisi l’ENTPE plutôt que SUPELEC. Certes, mes parents instituteurs m’avaient depuis longtemps sensibilisée à l’intérêt de la Fonction Publique mais ma décision a été scellée lorsque j’ai participé à l’amphi - intégration de l’ENTPE. On nous y a annoncé très officiellement que l’école avait subi une réduction inattendue du nombre de postes de 100 à 80 et que nous allions devoir en passer par des duels sportifs pour la sélection ! J’ai trouvé le bizutage sympathique et validé mon intégration ! »
Viviane appartient donc à la 45e promotion de l’ENTPE (2000) avec une voie d’approfondissement “ Aménagement et Urbanisme“ assortie d’un DEA “ Villes et sociétés “. « J’ai un très bon souvenir de la formation généraliste de l’école. Elle permet d’acquérir la base essentielle des connaissances nécessaires à un parcours dans la fonction publique. Accessoirement, j’ai pu intégrer l’équipage de l’école qui participait au Tour de France à la voile et ce fut un challenge passionnant bien qu’un peu humide. »
Pour sa première affectation, sensiblement dans l’axe de sa spécialisation, Viviane rejoint la Direction Régionale de l’Equipement (DRE) Picardie à Amiens comme chargée d’études en aménagement et transport. « Plutôt une bonne entrée en matière pour moi, car j’ai appris le fonctionnement des administrations au contact de nos interlocuteurs et partenaires comme par exemple la SNCF, les Collectivités Locales, les Préfectures et SGAR. J’ai aussi participé à la cellule d’information du public en Préfecture lors des inondations d’une ampleur exceptionnelle dans la Somme en 2001. »
Souhaitant se frotter au terrain et à des projets d'envergure, Viviane rejoint en 2004 la DDE des Yvelines (FR78) comme cheffe de projet “ Grands travaux “ au sein du service “ Déplacements Infrastructures Transport “, poste appelé à intégrer les effectifs du service d’ingénierie routière (SIR) Ouest de la future direction interdépartementale des routes Ile-de-France (DIRIF). « Un poste très intéressant par les aspects techniques et les échanges avec les concessionnaires autoroutiers notamment COFIROUTE, mais aussi à très forte pression sur des projets lourds et délicats comme la couverture acoustique de l'autoroute A86 au dessus de 14 voies de circulation au droit de Vélizy-Villacoublay et Jouy-en-Josas ! Avec une unité de 8 agents, j’ai fait mes premières armes en encadrement. »
Forte de cette expérience, Viviane opte en 2007 pour une affectation en administration centrale comme cheffe de projet puis cheffe de mission au sein de la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et des Mobilités (DGITM). « Une évolution logique de parcours. J’y étais en charge des contrats de concessions autoroutières A65 et A88 jusqu’à leur mise en service ainsi que des procédures d’attribution des nouvelles concessions autoroutières pour A63, A45 et A355. »
L’étape suivante la mène en 2011 à la direction régionale et interdépartementale de l’Hébergement de du Logement (DRIHL) où elle prend le poste d’adjointe au chef de service de l’habitat et de la rénovation urbaine (SHRU) dans les Hauts-de-Seine. « Avec les gros enjeux des opérations financées par l’agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), le dialogue de l’Etat avec des responsables politiques d’envergure nationale a été très riche d’enseignement ! »
Mais les projets personnels de Viviane l’incitent à quitter la capitale et à rejoindre l’Anjou, dans un premier temps (2015) comme directrice adjointe de l’agence d’Angers du Cerema Ouest avec le management de 105 agents, puis (2022) en DDT 49 sur son poste actuel. « Il était primordial pour moi de “ remettre le pied sur le territoire “ et de retrouver l'administration territoriale de l'Etat en posture d'accompagnement des élus locaux, avec lesquels les relations sont apaisées dans ce département. Ici, la posture du consensus est généralisée, ce qui permet un travail conjoint très constructif. Sans doute les effets de la fameuse douceur angevine ! »

La mission StarITPEtrek se demande toujours si certains tempéraments régionaux sont mieux forgés que d’autres pour résister aux fortes pressions professionnelles et plus généralement aux durs aléas de la vie. Le sujet mériterait peut-être une étude scientifique comparative entre les doux angevins, les irréductibles bretons et les granitiques limousins par exemple au hasard bien sûr !

Dans tous les cas elle félicite Viviane qui mérite incontestablement le grade d’Ingénieur des TPE HC soit (de très) Haute Consistance !

 

« Des super postes dans ce que je voulais faire ! »

Jean-Luc MALGAT

Jean-Luc MALGAT est directeur adjoint de l’Agence d’Angers au sein du Cerema

Personne n’est parfait… Jean-Luc est un « bordelais assumé » (FR33 -Gironde) de pure souche ! A l’issue d’une scolarité girondine conclue par un baccalauréat scientifique, il s’oriente vers les classes préparatoires du lycée Montaigne qui, comme il est désormais de notoriété publique, ont été fréquentées quelques années auparavant par notre commandant de bord. « J’avais bien décroché quelques écoles en 3/2, mais, à l’époque, je n’étais pas spécialement tenté par une voie très technique ni par l’informatique, mais plutôt par les sciences humaines. En plus avec des parents enseignants, j’étais familiarisé avec la fonction publique. Au final, une de mes amies qui, elle, avait décidé d’intégrer l’ENTPE m’en a fait un retour plutôt positif. Je me suis donc intéressé à l’école avec succès en 5/2. »
Effectivement, Jean-Luc appartient à la 39e promotion de l’ENTPE (1994) avec spécialisation en économie des transports. Avec un stage à l’université de Berkeley en 1993 sur “l’efficacité du co-voiturage pour réduire les embouteillages“ et un travail de fin d’études (TFE) en 1994 sur “l’impact des véhicules électriques et au gaz sur la consommation d’énergie et la pollution“ Jean-Luc entre d’emblée parmi les précurseurs !
« La formation de l’école sur un vaste éventail de domaines est très enrichissante. Elle m’a permis d’ouvrir sans problème mon parcours professionnel et d’entrer dans mon premier poste comme dans des chaussons ! »
En première affectation, Jean-Luc rejoint les services de la DDE du Loiret (FR45) à Orléans comme responsable de la cellule “Études générales déplacements et programmation financière“. « Le directeur de la DDE45, ex-directeur de l’ENTPE, venait de créer un poste sur l’économie des transports et particulièrement sur les plans de déplacements urbains et les études préliminaires au Contrat de Plan.
« Une aubaine pour moi qui m’a permis de travailler à la révision du Schéma Directeur des Routes Nationales et au projet d’un nouveau franchissement de la Loire à Orléans, au contact direct notamment des contacts avec les élus. Et pourtant, je m’étais bien juré de ne jamais faire de pont en fin de 2ème année ! »
En 1998, Jean-Luc qui « avait envie d’être Subdivisionnaire » mais dans « une subdi. à dominante urbaine », devient chef de la subdivision territoriale de Chartres ouest au sein de la DDE d’Eure-et-Loir (FR28). « Un poste réellement passionnant ! La subdivision était notamment le service technique de la quasi totalité des communes. J’y ai appris le management avec, sous mes ordres jusqu’à une soixantaine d’agents. Cette fois aussi mon choix était le bon car c’est exactement ce que je voulais faire ! »
Il est des opportunités qu’il vaut mieux ne pas manquer ! En 2002, Jean-Luc revient sur ces terres girondines comme responsable de l’unité “Aménagement nord“ au service “ Aménagement Territorial ouest (littoral) “ de la DDE 33. « Difficile pour moi de rêver mieux avec un terrain de travail qui englobe le Médoc et le Bassin d’Arcachon. Avec un tel périmètre à gros enjeux, on apprend vite à comprendre le fonctionnement des territoires et leur diversité ainsi que la nécessité pour l’État de bien réfléchir à son positionnement. Nous assurions un accompagnement des collectivités pour l’élaboration des SCOT (schéma de cohérence territoriale) et des plans locaux d’urbanisme (PLU) sur des territoires magnifiques et sensibles. L’ambiance n’est pas toujours à la douceur comme en Anjou ! »
Promu ingénieur divisionnaire, Jean-Luc rejoint en 2006 la planète FR49 au sein des effectifs de la DDT comme chef du service “Urbanisme, aménagement et risques“ (« mes premières armes dans le domaines des risques où j’ai appris à travailler avec les préfets
! »). En 2013 il switche avec son collègue pour devenir responsable du service “ Construction, habitat, ville “ (« passionnant avec la priorité au logement et les gros projets de l’ANRU et de l’ANAH ainsi qu’une grande variété d’interlocuteurs comme les bailleurs sociaux, les grandes collectivités, et de nombreux services de l’État de la police à l’Education Nationale. »). En 2019, il intègre le réseau de formateurs sur les fondamentaux en management animé par les CVRH pour les ministères de la transition écologique et le ministère de l’Agriculture. « Une manière de dire aux plus jeunes qu’un management efficace et bienveillant est possible afin qu’ils ne reproduisent pas les erreurs de certains plus anciens. »
En 2022, Jean-Luc, promu ITPE Hors Classe, switche à nouveau avec sa collègue pour intégrer le Cerema à son poste actuel. « Il s’agissait pour moi de voir autre chose et c’est très positif. Le retour à l’expertise technique dont les ouvrages d’art, avec le management de 62 agents de haut niveau et un positionnement sur les enjeux du réchauffement climatique, font un ensemble particulièrement intéressant au fonctionnement plus souple que celui des services déconcentrés. Au final, j’ai toujours eu la chance d’avoir de super-postes qui m’ont offert de très belles rencontres et des missions aussi variées que passionnantes ! » ! »

La mission StarITPEtrek, relativement estomaquée par le parcours d’un bordelais succombant à la douceur angevine, en mesure ainsi la force d’attraction considérable. Si elle n’avait pas été soumise elle-même à ce “piège doux“ au risque de perdre irrémédiablement une partie de son équipage, elle aurait difficilement compris qu’on puisse s’aventurer et se fixer aussi loin du Bassaing !


Le commandant de bord du StarITPETrek
Serge Echantillac
Contact : [email protected] - 06 03 86 16 64