LE PORTRAIT DU JEUDI | Jean-Baptiste AUTISSIER ING 2012 Chef de projet politique spatiale au ministère de l'Économie et des Finances

Published on February 14, 2025

« Réinventer la planification écologique grâce au numérique »

 

Aujourd'hui, retrouvez le témoignage de Jean-Baptiste AUTISSIER, diplômé de l'ENTPE en 2012 et actuellement chef de projet politique spatiale au ministère de l'Économie et des Finances.

Aménagement & Territoires : Bonjour Jean-Baptiste, rapidement peux-tu nous préciser ta promo et quelle VA tu avais suivie à l’époque ?

Jean-Baptiste Autissier : Je suis TPE de la 57ème promotion. J’avais suivi la voie d’approfondissement « Transports et territoires ».

A&T : Quel est ton parcours professionnel ?

Jean-Baptiste : Après un premier poste de coordinateur sécurité routière en DDT de l’Allier, j’ai rejoint l’administration centrale et la direction générale des Infrastructures, des Transports et des Mobilités (DGITM) pour travailler sur les sujets liés au véhicule autonome et au positionnement par satellite (en contribuant au plan d’application satellitaires du ministère) et plus globalement pour suivre les innovations notamment numériques de l’écosystème des « transports intelligents ». J’ai ensuite approfondi les questions numériques sur les sujets de billettique et leur réglementation dans la Loi d’Orientation des Mobilités. Depuis 2021, j’ai rejoint le ministère de l’économie et des finances dans l’équipe chargée du spatial. Je traite de financement des programmes nationaux et européens, mais aussi du soutien au développement de l’écosystème dit « aval » qui regroupe toutes les entreprises qui développent des applications et services à partir de données spatiales, par opposition à « l’amont » constitué de l’ensemble des systèmes de production et collecte de données qui forment l’infrastructure spatiale.

A&T : Quels sont les grands enjeux de ton domaine ?

Jean-Baptiste : Après de nombreux investissements dans ce qu’on appelle l’infrastructure spatiale (les satellites, les stations sol, et les outils de traitement des données) les données d’origine spatiale sont aujourd’hui très utilisées par la communauté scientifique, et pourraient être davantage mises au service d’administrations, d’entités publiques ou bien même d’acteurs privés.
Je travaille pour cela avec le Centre National d'Études Spatiales (CNES), l’agence spatiale française, qui met en oeuvre un volet de plan d’investissement France 2030, permettant le financement de services à partir de données spatiales, pour le bénéfice des administrations publiques.

A&T : Comment as-tu été amené à travailler sur les sujets numériques ?

Jean-Baptiste : Dès mon deuxième poste, je me suis familiarisé avec les sujets numériques qui représentaient une part significative de mon activité. J’ai pu bénéficier de formations sur certains sujets comme le positionnement par satellite et ses applications ou encore la billettique et j’ai pu compléter en participant à des journées techniques ou des congrès comme celui d’ATEC ITS France. J’ai aussi rapidement intégré des groupes de travail incluant des experts, comme sous l’égide du GART (groupement des autorités responsables de transports) et de l’UTPF (Union des Transports Publics et Ferroviaires) sur la billettiques, la transmission des données ou encore les contraintes techniques liées à la mobilité par association de services (MAS).

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Retrouvez l'ensemble du témoignage dans le fichier joint en annexe.

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